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SOMMAIRE
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L'évènement de la rentrée
COMMUNIQUÉ
DE PRESSE (9
septembre 2006)
Les ostéopathes
renvoient la balle à Xavier Bertrand
Les
ostéopathes qui font un usage exclusif de cette profession avaient invité
hier 8 septembre, l’ensemble des protagonistes concernés par la
réglementation de la profession d’ostéopathe. (syndicats, Ordres,
Ministère), à un débat sur le thème : « la profession d’ostéopathe, l
’article 75 de la loi du 4 mars 2002 et les incidences du recours en Conseil
d’Etat ».
A
l’issu de la réunion, les représentants de l’Association Française des
Ostéopathes (AFO), du Centre Européen d’Enseignement Supérieur en
Ostéopathie (CEESO), du Registre des Ostéopathes de France (ROF) et du
Syndicat National des Ostéopathes de France ont démontré que la
responsabilité de la non publication des décrets incombait en fait au
Ministère de la Santé.
Le
Conseil d’Etat a balayé l’ensemble des fausses justifications qui ont été
données par la Direction Générale de la Santé pour justifier ce retard.
Les
ostéopathes ont rappelé des choses simples : la loi reconnaît et instaure
une profession, celle d’ostéopathe. Aucun groupe politique ne s’est opposé à
l’article 75 lorsque la loi a été votée en 2002. Le Conseil d'Etat a enjoint
au Premier Ministre de prendre les décrets d’application de l’article 75 de
la loi du 4 mars 2002 en tant qu’il est relatif à une profession
Les parties
présentes ont également souhaité tuer l’idée fausse qui prétendrait que les
ostéopathes refusent aux médecins et aux masseurs-kinésithérapeutes la
pratique d’actes d’ostéopathie.
Il est
cependant légitime que le titre d’ostéopathe soit réservé à ceux qui
exercent cette profession après une formation spécifique leur ayant permis
d’obtenir le diplôme d’ostéopathe. La sécurité des patients nécessite un
cursus de 6 années d’études après le baccalauréat.
Le
cadre envisagé dorénavant par le cabinet du ministre pour réglementer
l’usage professionnel du titre d’ostéopathe présente de grandes incohérences
et s’avère être en contradiction, à la fois avec la volonté affichée par le
Législateur en 2002 et avec certains textes de loi.
Malgré la situation
difficile dans laquelle Xavier Bertrand s’est placée, il devra publier les
décrets d’ici 70 jours, sinon l’Etat devra verser une amende de 200€ par
jour de retard.
Les ostéopathes seront
extrêmement vigilants pour que les décrets correspondent à la volonté du
Législateur et à la rédaction de l’article 75
Lire le communiqué officiel
Lire le
Dossier de Presse : La Profession
d'Ostéopathe (format PDF)
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COMMUNIQUE DE
PRESSE
(4 septembre 2006)
Xavier Bertrand manipule-t-il les ostéopathes ?
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Communiqué de presse
La profession ostéopathe,
l’article 75 et les incidences du recours en Conseil d’Etat.
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La publication des décrets d’application de
l’article 75 de la loi Kouchner est à nouveau reportée. Les
usagers de l’ostéopathie vont continuer de ne pas savoir comment
s’adresser à un ostéopathe agréé.
Le lobby des syndicats médicaux, au lendemain des
élections calamiteuses pour ceux d’entre eux qui avaient soutenu
la réforme de l’assurance maladie et le parcours de soin
coordonné, a semble-t-il refroidi Xavier Bertrand de poursuivre la
concertation autour du projet du 25 avril.
Pourtant, suite à un recours que l’Association
Française des Ostéopathes (AFO), le Centre Européen d’Enseignement
Supérieur en Ostéopathie (CEESO), le Registre des Ostéopathes de
France (ROF) et le Syndicat National des Ostéopathes de France ont
déposé en 2005, le Conseil d'Etat a condamné le gouvernement à
publier les décrets sous 6 mois.
Le cadre envisagé dorénavant par le cabinet du
ministre a été présenté le 24 juillet. Il se résume en deux
phrases. Pas de création d’une nouvelle profession de santé.
Exercice partagé entre médecins, kinésithérapeutes et ostéopathes.
La concertation s’annonce tendue entre le Ministre
et les professionnels, d’autant plus que d’un point de vue
juridique, le cadre proposé présente des incompatibilités avec les
lois en vigueur.
Dans un contexte pré électoral qui n’incite pas aux
décisions, Xavier Bertrand va-t-il faire en 6 mois ce qui n’a pas
été fait depuis 2002 ?
Afin d’analyser la décision du Conseil d’Etat et
d’en examiner les conséquences quant aux futurs décrets en cours
de négociation avec le Ministère de la Santé et des Solidarités,
les organisations AFO - CEESO - ROF - SNOF ont décidé d’organiser
une réunion avec l’ensemble des organisations d’ostéopathes, le
Conseil de l’Ordre des médecins, le Conseil de l’Ordre des
masseurs-kinésithérapeutes ainsi qu’un représentant du Ministre de
la Santé le Vendredi 8 septembre 2006. |
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La loi du 4 mars 2002 dite « loi Kouchner »
consacre de nouveaux droits aux patients parmi lesquels celui de
consulter un ostéopathe. Or, depuis cette date, le Ministère de la Santé
n’a toujours pas publié les décrets qui permettent à cette loi d’être
appliquée.
Suite à un recours que l’Association Française des
Ostéopathes (AFO), le Centre Européen d’Enseignement Supérieur en
Ostéopathie (CEESO), le Registre des Ostéopathes de France (ROF) et le
Syndicat National des Ostéopathes de France ont déposé en 2005, le
Conseil d'Etat a condamné le gouvernement à publier les décrets sous 6
mois.
Face à cette contrainte, le Ministre de la Santé a
fait une proposition de décrets le 25 avril 2006. Ce projet a été, très
rapidement, retiré sous la pression des syndicats médicaux au motif
qu’il représenterait un danger et n’aurait pas reçu l’aval de l’Académie
de Médecine.
Par ailleurs, Xavier Bertrand n’entend pas
reconnaître l’ostéopathie comme une profession de santé et laisse planer
les plus grandes incertitudes sur le statut juridique de cette
profession. Pourtant, dans sa décision, le Conseil d’Etat utilise très
clairement le terme de profession d’ostéopathe quand il évoque les
dispositions prévues par l’article 75 de la loi du 4 mars 2002,
confirmant celles-ci.
Les juges estiment également, dans le même sens
que l’article 75, que les recommandations de bonnes pratiques, à
enseigner dans les établissements de formation, qui doivent être
élaborées par la Haute Autorité de Santé ne sont pas un préalable à
l’édiction des décrets d’application de l’article 75 de la loi du 4 mars
2002, contrairement aux arguments avancés par le Ministère pour
justifier ce retard.
Afin d’analyser la décision du Conseil
d’Etat et d’en examiner les conséquences quant aux futurs décrets en
cours de négociation avec le Ministère de la Santé et des Solidarités,
les organisations AFO - CEESO - ROF - SNOF ont décidé d’organiser une
réunion avec l’ensemble des organisations d’ostéopathes, le Conseil de
l’Ordre des médecins, le Conseil de l’Ordre des
masseurs-kinésithérapeutes ainsi qu’un représentant du Ministre de la
Santé le Vendredi 8 septembre 2006.
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Lire le communiqué du 4
septembre 2006 (format PDF) |
Lire le communiqué (format PDF). |
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A l'issue de cette
réunion, une conférence de presse se tiendra à 17 h.
dans
les salons de l’hôtel IBIS-Tour Eiffel - 2 rue Cambronne 75015 Paris
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Michel SALA
Président de l’AFO |
Édouard-Olivier RENARD
Directeur du CEESO |
Pascal JAVERLIAT
Président du ROF |
Jean FANCELLO
Président du SNOF |
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Le ROFSET
n° 15 Septembre 2006
A l’automne 2001, il y a
maintenant cinq ans, le Conseil du R.O.F. à l’époque Me Houdart, était
entendu par la commission parlementaire mixte paritaire. Il allait
s’ensuivre un amendement au projet de loi légalisant les ostéopathes et
l’exercice de l’ostéopathie pour les non médecins, qui sera définitivement
adopté le 4 mars 2002.
L’automne 2006 sera-t-il celui des
décrets ?
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Le Ministre de la Santé affirme à qui
veut bien l’entendre que oui. Mais n’est ce pas une nouvelle manœuvre
dilatoire ? La réunion au Ministère le 24 juillet à laquelle nous avons
participée, a surtout permis au cabinet du Ministre de gagner 6 mois et
de tenter de nous convaincre qu’il n’y a pas d’autre possibilité que le
cadre politique qu’on voudrait nous imposer. |
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La loi n’a pas été faite pour les médecins et les
kinésithérapeutes |
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En effet, six mois de
gagnés parce que sans aucune explication, le projet de décret du 25 avril et
les amendements qu’on nous avait demandé de faire, ont été jetés à la
corbeille et que Francis Brunelle nous a indiqué que son agenda ne lui
permettrait pas de nous recevoir avant octobre !
Le cadre politique proposé est soi-disant non
négociable alors que le Conseil d’État, dans sa décision rendue en mai
dernier, fait une toute autre analyse que le Ministre des implications de la
loi en matière de réglementation de l’ostéopathie.
Le Ministre ferait il fi des décisions de la plus haute
juridiction administrative de l’État ?
On peut comprendre la volonté du Ministre
de légaliser au plus près d’une situation de fait qui voit dorénavant se
dégager trois types de praticiens revendiquant l’usage professionnel de
l’ostéopathie. Personne ne nie qu’en France, des médecins et des
masseurs-kinésithérapeutes ont suivi un cursus de formation en ostéopathie
et pratiquent partiellement. Toutefois, et nous ne
cesserons de le répéter, la loi n’a pas été faite pour les médecins et les
masseurs-kinésithérapeutes car il n’était pas nécessaire de faire une loi
pour permettre à ces praticiens de pratiquer des techniques ostéopathiques.
Au
regard des textes réglementant ces professions, il est impossible que des
praticiens qui effectuent des techniques dites « d’ostéopathie », se voient
attribuer le titre d’ostéopathe tel que cela est prévu par l’article 75.
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Que l’ostéopathie soit considérée
comme une profession régie par les lois générales du commerce ou par le
Code de la Santé Publique, dans les deux cas, cela rend son exercice
incompatible avec les professions de santé réglementées de médecins et
de masseurs-kinésithérapeutes. Ni les médecins, ni les
masseurs-kinésithérapeutes n’ont le droit d’être acupuncteur ou
homéopathe. Ils peuvent uniquement faire valoir une orientation en
acupuncture ou en homéopathie. |
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La loi prévoit la création d’une nouvelle
profession |
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C’est
bien pour cela que certains syndicats de « médecins
manipulateurs », demandent au Ministre d’abroger l’article 75. Il semblerait
que les mauvais résultats des syndicats qui ont soutenu la réforme de
l’assurance maladie, lors des dernières élections professionnelles des Union
Régionales des Médecins Libéraux, aient mis le Ministre dans l’obligation de
satisfaire ceux-ci, en ce qui concerne l’ostéopathie. D’où le retrait du
projet de décret et l’ouverture d’une nouvelle et large consultation…
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L’ostéopathe autorisé à porter le titre
d’ostéopathe sera celui qui fait un usage professionnel exclusif de
ses compétences ostéopathiques. |
Cela ne change en rien
l’orientation imprimée par la loi Kouchner.
La loi prévoit la création d’une
nouvelle profession. Celle de praticiens autorisés à faire un usage
professionnel du titre d’ostéopathe.
Autrement dit et pour faire simple :
ceux dont ce sera le métier. Tout le monde l’a compris maintenant !
C’est cet exercice exclusif de
l’ostéopathie que le projet de nouveaux statuts et de nouveau règlement
intérieur affirme avec encore plus de
force et de détermination.
La profession d’ostéopathe
est à un nouveau tournant de sa vie. Il est normal que le R.O.F.
l’accompagne pour prendre ce virage et préparer sereinement la déontologie
que nous souhaitons partager avec tous les ostéopathes qui font un usage
professionnel exclusif de leur compétence en ostéopathie.
Je vous souhaite bonne lecture de ce Rofset n°15
Lire le ROFSET n° 15 sur le Site du ROF (format PDF).
Pascal JAVERLIAT
Merci à Pascal
JAVERLIAT, Président du ROF, de nous avoir autorisé à reproduire l'éditorial
du Rofset. |
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Compte-rendu de la réunion au ministère de la Santé des
associations d'ostéopathes
(24 juillet 2006).
Etaient invités à cette réunion
de travail l’AFO, la CADF, la CNO, la FNEPL, l’INFO, le ROF, le SFDO, le
SNOF, l’UFOF et l’UNEO.
Les associations
d’ostéopathes ont ainsi entendu le point de vue du Ministère : le
dossier « Ostéopathie » est géré de manière politique par le Directeur
adjoint du cabinet, M. Grouchka. F.
Le cabinet du
Ministre a une lecture personnelle de l’article 75 : refus de parler de
profession d’ostéopathes, réglementation des « nini ». Refus d’envisager
un diplôme d’Etat alors que c’est le ministère de la Santé qui validera
l’enseignement et l’accréditation des écoles… La notion de régulation
professionnelle (numerus clausus) a été abordée.
Le précédent
projet de décret a été définitivement abandonné. Le cadre général
proposé par le ministère est le suivant :
-
Exercice partagé
entre médecins, kinésithérapeutes et ostéopathes exclusifs.
-
Pas de création
d’une nouvelle profession
Deux scénarii sont envisagés :
-
1.
- Réserver l’usage professionnel du
titre d’ostéopathe aux seuls professionnels de la santé, en intégrant
les « nini » dans les écoles de masso-kinésithérapie ou les facultés
de médecine de façon à ce qu’ils obtiennent un diplôme de
professionnels de santé. Ce scénario n’a pas été envisagé lors de la
réunion.
-
2.
- Créer trois types d’exercice professionnel ayant en commun la
même compétence ostéopathique garantie par le ministère de la Santé
par la délivrance d’un diplôme : ostéopathes exclusifs, médecins
ostéopathes, kinésithérapeutes ostéopathes. La Chambre Nationale des
Ostéopathes a indiqué qu’elle était d’accord (lire son communiqué
ci-dessous). Les autres associations d’ostéopathes ont réservé leur
réponse dans l’attente de plus de précisions.
Des questions restent sans réponse pour le moment :
-
Est-ce que les
études aboutiront à la même compétence et est ce que le diplôme
d’ostéopathe sera identique à l’issu des trois filière (MD, MK,
bacheliers).
-
Est-ce que les
actes et le champ d’exercice seront identiques entre les DO, les MDDO,
MKDO ?
Prochain rendez vous : octobre 2006.
Lire le Communiqué de la
Chambre, suite à cette réunion :
Communiqué
de la CNO |
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-
Communiqué
Les représentants de nos
organismes représentatifs (R COURATIER, Président de l'UNION, et J.
LAPOUMÉROULIE) ont été conviés à
nombreuses reprises durant le mois de juillet par le Ministère, afin
de participer aux réflexions concernant la mise en place des décrets.
La qualité nouvelle de ces deux représentants en tant que membres du
Conseil National de l'Ordre des M-K permet d'asseoir notre
représentativité.
Ces réunions, directement liées au cabinet du Ministre, ou auprès du
Doyen Ludes, chargé de la mise en place du
projet des études d'ostéopathie, ont permis à nos
représentants de faire des propositions concrètes. Celles ci sont dans
la continuité de celles que nous défendons depuis de nombreuses
années. M le Doyen Ludes doit remettre son rapport fin Septembre,
début Octobre. Nous vous en tiendrons informés
-
Le corporatisme, un fléau en
politique, par Marco GABUTTI
Bien sûr nous devrions tout leur
pardonner, les préserver, puisqu'ils défendent nos intérêts. Je
répondrai que s'ils prétendent défendre nos intérêts, cela n'implique
pas qu'ils y arrivent. La seule chose dont nous sommes certains c'est
que nous avons à faire à des prétendants. Des gens qui prétendent à la
défense de nos intérêts, et que nous soutenons dans la mesure où ils
nous convainquent de leur capacité à le faire.
Mais personne ni aucun groupe ne peut affirmer péremptoirement qu'il
défend nos intérêts. C'est l'issue des négociations et la tournure que
prendra la profession dans les années à venir qui détermineront si oui
ou non nos intérêts, et celui de l'ostéopathie, ont été défendus.
Cette précaution devrait inviter les prétendants à plus d'humilité
mais aussi à davantage de responsabilité. Le titre de défenseur de la
cause ostéopathique n'est jamais acquis, il est chaque jour remis en
cause et se mérite à chaque décision. Personne ne peut s'arroger le
droit de défendre une cause, ce droit ne peut qu'être accordé,
momentanément, et par des tiers.
Lire la suite...
-
Communiqué
de la Chambre Nationale des Ostéopathes (26/7/2006) :
Titre
d’ostéopathe : réunion de travail fructueuse au ministère de la Santé,
le 24 juillet 2006
Le Professeur Francis Brunelle, Conseiller auprès du ministre
de la Santé et des Solidarités M. Xavier Bertrand, avait invité les
principales organisations d’ostéopathes représentatives ainsi que
Maître Isabelle Robard, spécialiste en Droit de la Santé et qui suit
le « dossier ostéopathe » depuis 15 ans, à participer à une réunion de
travail, dans la perspective de la préparation de la rédaction des
décrets relatifs à l'article 75 de la loi du 4 mars 2002.
Cette réunion a permis de définir les options possibles pour
l’organisation des professionnels autour du titre d’ostéopathe.
Lire la suite du
communiqué
-
« RETOUR A LA CASE DÉPART ! »…
ESPOIR ? par Michel FISCHER, DO.
Encore une fois ! Le Ministère répète
que TROIS catégories de prétendants à la pratique Ostéopathique sont
concernés, comme le précisait d’ailleurs le Professeur NICOLAS après
ses consultations de 1999/2000.
Alors nos
représentants vont-ils encore s’acharner à vouloir « éliminer » les
médicaux de la scène, malgré leurs échecs répétés ?
Il faut proposer
la solution « à la mode Anglaise », à savoir prendre le problème à
l’inverse : Lire
la suite...
-
PRISES DE POSITION DES
ASSOCIATIONS D'OSTÉOPATHES
A la suite du
projet de décret donné aux associations par le ministère de la Santé
le 24 avril, nous vous proposons dans ces pages de suivre les
évènements et les prises de position des
associations d'Ostépathes, des professionnels, etc.
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TRIBUNE LIBRE
Une
Tribune libre est à votre
disposition pour vous exprimer. Certains l'ont fait. Exprimez-vous,
participez au débat. Après, il sera trop tard, vraiment trop tard.
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Un
déni de justice
Jean-Louis BOUTIN - Rafael ZEGARRA-PARODI
Le
ministre de la santé, par l’intermédiaire de son conseiller technique en
charge du dossier Ostéopathie et Chiropratique a présenté le mardi 24
avril 2006 le projet de décret n° 2 en application de l’article 75 de la Loi
n° 2002-30 du 4 mars 2002.
Ce décret donne une
définition de l’Ostéopathie et de la Chiropratique. Ces dernières sont
considérées comme « un ensemble de pratiques manuelles ayant pour seul but
de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain » et exclue du champ
d’activité de ces professionnels les « fractures et des pathologies
organiques nécessitant une intervention chirurgicale, une thérapie
médicamenteuse ou un traitement par agents physiques, ou des symptômes
justifiant d’examens complémentaires » (art. 1).
Il définit un champ de
compétence et d’exercice qui permet aux ostéopathes et aux chiropraticiens
de pratiquer sur les troubles fonctionnels « des actes de manipulations et
mobilisations directes et indirectes non forcées » (art. 2).
Il précise les actes
exclus du champ de compétence et d’exercice de ces deux professions qui
sont :
-
- « manipulations du crâne,
de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de 6 mois ;
-
- manipulations du rachis
cervical ;
-
- manipulations
gynéco-obstétricales chez la femme enceinte ;
-
- toucher pelvien et rectal »
(art. 3).
Il
impose à l’ostéopathe et au chiropraticien « d’orienter le patient vers un
médecin compétent dès lors qu’il y a un doute sur l’origine des symptômes
présentés par la personne, une aggravation ou une modification de ceux-ci,
ou que les troubles à traiter excèdent leur champ de compétence (art. 4).
- Remarques
préliminaires
- La réaction des ostéopathes
Face à la proposition du ministère, les
ostéopathes sont profondément divisés : d’une part, ce projet sème le doute
chez de nombreux confrères, provoquant un rejet massif et un désir de
mobilisation, et d’autre part, il contenterait d’autres professionnels qui
le considèrent comme une avancée significative, même si quelques termes
doivent être revus, supprimés ou explicités, certains ostéopathes
l’acceptant en l’état.
Deux associations
d’ostéopathes ont déjà donné leur avis à ce projet de décret. Il s’agit de
la Chambre (Chambre nationale des ostéopathes) et de l’AFO (Association
française des ostéopathes), cette dernière mettant en exergue l’immaturité
du texte proposé en soulignant l’absurdité des termes « manipulations
gynéco-obstétricales » en dehors de la période de grossesse et de plus, sans
avoir le droit d’effectuer des touchers pelviens et rectaux. L’AFO propose
de respecter le texte de l’article 3 de ce décret à la seule condition
d’ajouter « sauf à justifier d’avoir, dans leur cursus de formation, suivi
avec succès des unités d’enseignement (UE) correspondant aux dits actes »
L’UNEO, association
d’étudiants, a décidé de mobiliser ses adhérents ainsi que les
professionnels et a décidé de manifester devant le ministère de la Santé le
mercredi 3 mai 2006.
Les autres associations se
mobilisent fortement actuellement ; leurs militants se prononcent pour ou
contre ce texte, apportent des arguments, et demandent une réunion le plus
rapidement possible de TOUTES les associations d’ostéopathes en vue de
proposer une réponse commune et unique.
Lire la suite (format pdf)
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Le mercredi 26 avril 2004,
Le
Conseil d’État, à la demande de l’AFO, du ROF et du CEESO par
l’intermédiaire de Me Eric Planchat, condamne l’Administration.
A l’audience de ce jour, au Conseil d’Etat, le Commissaire du Gouvernement
a fait droit aux arguments développés par l’AFO dans son recours et a
demandé à ce que le Gouvernement et son Administration soient condamnés à
édicter les décrets de l’article 75 de la loi 2002-303 dans un délai de 6
mois sous astreinte. La décision sera notifiée à l’Administration dans 15
jours. Cette décision confirme notre politique et nous allons avec la même
énergie combattre l’avant-projet soumis hier aux organisations et obtenir
la même décision.
- Communiqué du ROF :
Recours en Conseil d’État
L’action du ROF devant le Conseil d’Etat tend à établir que
le gouvernement n’a pas respecté son obligation d’édicter les décrets
d’application de la loi du 4 mars 2002 dans un délai raisonnable.
Lors de l’audience en date du 26 avril 2006, Monsieur le Commissaire du
gouvernement Jacques-Henri STAHL a demandé au Conseil d’Etat de
sanctionner cette carence en enjoignant au gouvernement de prendre,
sous astreinte, les mesures réglementaires nécessaires à l’application de
l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 dans un délai de six mois.
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Le Journal Officiel n° 54 du 5 Mars 2002 page 4118 publie la
LOI n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la
qualité du système de santé
Article 75 : ostéopathie et chiropratique
www.legifrance.gouv.fr/citoyen/jorf_nor.ow?numjo=MESX0100092
-
L’usage professionnel du titre
d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un
diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la
chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le
Ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret. Le
programme et la durée des études préparatoires et des épreuves
après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie
réglementaire.
-
S’il s’agit d’un diplôme
délivré à l’étranger, il doit conférer à son titulaire une qualification
reconnue analogue, selon des modalités fixées par décret.
-
Les praticiens en
exercice, à la date d’application de la présente loi, peuvent se voir
reconnaître le titre d’ostéopathe ou de chiropracteur s’ils satisfont à
des conditions de formation ou d’expérience professionnelle analogues à
celles des titulaires du diplôme mentionné au premier alinéa. Ces
conditions sont déterminées par décret.
-
Toute personne faisant
un usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est
soumise à une obligation de formation continue, dans des conditions
définies par décret.
-
La Haute
Autorité en Santé est chargée d’élaborer et de valider des
recommandations de bonnes
pratiques. Elle établit une liste de ces bonnes pratiques à enseigner dans
les établissements de formation délivrant le diplôme mentionné au premier
alinéa.
-
Un décret établit la liste des
actes que les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe ou de
chiropracteur sont autorisés à effectuer, ainsi que les conditions dans
lesquelles ils sont appelés à les accomplir.
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Ces praticiens ne peuvent exercer leur
profession que s’ils sont inscrits sur une liste dressée par le
représentant de l’État dans le département de leur résidence
professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou
autorisations.
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© Jean-Louis Boutin et le
Site de l'Ostéopathie |
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