Google

 


Ministère de la Santé


[Un déni de justice]
[Recours en Conseil d'Etat]
[Réunion du 24 avril 2006]

[Article 75 de la Loi]
[Projet de décret]

[Manifestation de l'UNEO]

Projet de décret du ministère de la Santé

Compétence - Champ d'exercice - Exclusion

[Les décrets et arrêtés]
[Proposition de décret (Octobre 2006)]
[Proposition de décret (avril 2006)]
[Rapport de l'Académie de Médecine]
[Commission Nicolas]


SOMMAIRE


L'évènement de la rentrée

COMMUNIQUÉ DE PRESSE (9 septembre 2006)

Les ostéopathes renvoient la balle à Xavier Bertrand

      Les ostéopathes qui font un usage exclusif de cette profession avaient invité hier 8 septembre, l’ensemble des protagonistes concernés par la réglementation de la profession d’ostéopathe. (syndicats, Ordres, Ministère), à un débat sur le thème : « la profession d’ostéopathe, l ’article 75 de la loi du 4 mars 2002 et les incidences du recours en Conseil d’Etat ».

      A l’issu de la réunion, les représentants de l’Association Française des Ostéopathes (AFO), du Centre Européen d’Enseignement Supérieur en Ostéopathie (CEESO), du Registre des Ostéopathes de France (ROF) et du Syndicat National des Ostéopathes de France ont démontré que la responsabilité de la non publication des décrets incombait en fait au Ministère de la Santé.

      Le Conseil d’Etat a balayé l’ensemble des fausses justifications qui ont été données par la Direction Générale de la Santé pour justifier ce retard.

      Les ostéopathes ont rappelé des choses simples : la loi reconnaît et instaure une profession, celle d’ostéopathe. Aucun groupe politique ne s’est opposé à l’article 75 lorsque la loi a été votée en 2002. Le Conseil d'Etat a enjoint au Premier Ministre de prendre les décrets d’application de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 en tant qu’il est relatif à une profession

     Les parties présentes ont également souhaité tuer l’idée fausse qui prétendrait que les ostéopathes refusent aux médecins et aux masseurs-kinésithérapeutes la pratique d’actes d’ostéopathie.

      Il est cependant légitime que le titre d’ostéopathe soit réservé à ceux qui exercent cette profession après une formation spécifique leur ayant permis d’obtenir le diplôme d’ostéopathe. La sécurité des patients nécessite un cursus de 6 années d’études après le baccalauréat.

      Le cadre envisagé dorénavant par le cabinet du ministre pour réglementer l’usage professionnel du titre d’ostéopathe présente de grandes incohérences et s’avère être en contradiction, à la fois avec la volonté affichée par le Législateur en 2002 et avec certains textes de loi.

      Malgré la situation difficile dans laquelle Xavier Bertrand s’est placée, il devra publier les décrets d’ici 70 jours, sinon l’Etat devra verser une amende de 200€ par jour de retard.

      Les ostéopathes seront extrêmement vigilants pour que les décrets correspondent à la volonté du Législateur et à la rédaction de l’article 75

Lire le communiqué officiel

Lire le Dossier de Presse : La Profession d'Ostéopathe (format PDF)
 


COMMUNIQUE DE PRESSE
(4 septembre 2006)

Xavier Bertrand manipule-t-il les ostéopathes ?

Communiqué de presse

La profession ostéopathe, l’article 75 et les incidences du recours en Conseil d’Etat.

La publication des décrets d’application de l’article 75 de la loi Kouchner est à nouveau reportée. Les usagers de l’ostéopathie vont continuer de ne pas savoir comment s’adresser à un ostéopathe agréé.

Le lobby des syndicats médicaux, au lendemain des élections calamiteuses pour ceux d’entre eux qui avaient soutenu la réforme de l’assurance maladie et le parcours de soin coordonné, a semble-t-il refroidi Xavier Bertrand de poursuivre la concertation autour du projet du 25 avril.

Pourtant, suite à un recours que l’Association Française des Ostéopathes (AFO), le Centre Européen d’Enseignement Supérieur en Ostéopathie (CEESO), le Registre des Ostéopathes de France (ROF) et le Syndicat National des Ostéopathes de France ont déposé en 2005, le Conseil d'Etat a condamné le gouvernement à publier les décrets sous 6 mois.

Le cadre envisagé dorénavant par le cabinet du ministre a été présenté le 24 juillet. Il se résume en deux phrases. Pas de création d’une nouvelle profession de santé. Exercice partagé entre médecins, kinésithérapeutes et ostéopathes.

La concertation s’annonce tendue entre le Ministre et les professionnels, d’autant plus que d’un point de vue juridique, le cadre proposé présente des incompatibilités avec les lois en vigueur.

Dans un contexte pré électoral qui n’incite pas aux décisions, Xavier Bertrand va-t-il faire en 6 mois ce qui n’a pas été fait depuis 2002 ?

Afin d’analyser la décision du Conseil d’Etat et d’en examiner les conséquences quant aux futurs décrets en cours de négociation avec le Ministère de la Santé et des Solidarités, les organisations AFO - CEESO - ROF - SNOF ont décidé d’organiser une réunion avec l’ensemble des organisations d’ostéopathes, le Conseil de l’Ordre des médecins, le Conseil de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes ainsi qu’un représentant du Ministre de la Santé le Vendredi 8 septembre 2006.

      La loi du 4 mars 2002 dite « loi Kouchner » consacre de nouveaux droits aux patients parmi lesquels celui de consulter un ostéopathe. Or, depuis cette date, le Ministère de la Santé n’a toujours pas publié les décrets qui permettent à cette loi d’être appliquée.

      Suite à un recours que l’Association Française des Ostéopathes (AFO), le Centre Européen d’Enseignement Supérieur en Ostéopathie (CEESO), le Registre des Ostéopathes de France (ROF) et le Syndicat National des Ostéopathes de France ont déposé en 2005, le Conseil d'Etat a condamné le gouvernement à publier les décrets sous 6 mois.

      Face à cette contrainte, le Ministre de la Santé a fait une proposition de décrets le 25 avril 2006. Ce projet a été, très rapidement, retiré sous la pression des syndicats médicaux au motif qu’il représenterait un danger et n’aurait pas reçu l’aval de l’Académie de Médecine.

      Par ailleurs, Xavier Bertrand n’entend pas reconnaître l’ostéopathie comme une profession de santé et laisse planer les plus grandes incertitudes sur le statut juridique de cette profession. Pourtant, dans sa décision, le Conseil d’Etat utilise très clairement le terme de profession d’ostéopathe quand il évoque les dispositions prévues par l’article 75 de la loi du 4 mars 2002, confirmant celles-ci.

      Les juges estiment également, dans le même sens que l’article 75, que les recommandations de bonnes pratiques, à enseigner dans les établissements de formation, qui doivent être élaborées par la Haute Autorité de Santé ne sont pas un préalable à l’édiction des décrets d’application de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002, contrairement aux arguments avancés par le Ministère pour justifier ce retard.

      Afin d’analyser la décision du Conseil d’Etat et d’en examiner les conséquences quant aux futurs décrets en cours de négociation avec le Ministère de la Santé et des Solidarités, les organisations AFO - CEESO - ROF - SNOF ont décidé d’organiser une réunion avec l’ensemble des organisations d’ostéopathes, le Conseil de l’Ordre des médecins, le Conseil de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes ainsi qu’un représentant du Ministre de la Santé le Vendredi 8 septembre 2006.
 

Lire le communiqué du 4 septembre 2006 (format PDF)

Lire le communiqué (format PDF).

A l'issue de cette réunion, une conférence de presse se tiendra à 17 h. dans les salons de l’hôtel IBIS-Tour Eiffel - 2 rue Cambronne 75015 Paris

 

Michel SALA
Président de l’AFO

Édouard-Olivier RENARD
Directeur du CEESO

Pascal JAVERLIAT
Président du ROF

Jean FANCELLO
Président du SNOF


Le ROFSET n° 15 Septembre 2006

Le mot du Président

A l’automne 2001, il y a maintenant cinq ans, le Conseil du R.O.F. à l’époque Me Houdart, était entendu par la commission parlementaire mixte paritaire. Il allait s’ensuivre un amendement au projet de loi légalisant les ostéopathes et l’exercice de l’ostéopathie pour les non médecins, qui sera définitivement adopté le 4 mars 2002.

L’automne 2006 sera-t-il celui des décrets ?

Le Ministre de la Santé affirme à qui veut bien l’entendre que oui. Mais n’est ce pas une nouvelle manœuvre dilatoire ? La réunion au Ministère le 24 juillet à laquelle nous avons participée, a surtout permis au cabinet du Ministre de gagner 6 mois et de tenter de nous convaincre qu’il n’y a pas d’autre possibilité que le cadre politique qu’on voudrait nous imposer.

La loi n’a pas été faite pour les médecins et les kinésithérapeutes

En effet, six mois de gagnés parce que sans aucune explication, le projet de décret du 25 avril et les amendements qu’on nous avait demandé de faire, ont été jetés à la corbeille et que Francis Brunelle nous a indiqué que son agenda ne lui permettrait pas de nous recevoir avant octobre !

Le cadre politique proposé est soi-disant non négociable alors que le Conseil d’État, dans sa décision rendue en mai dernier, fait une toute autre analyse que le Ministre des implications de la loi en matière de réglementation de l’ostéopathie.

Le Ministre ferait il fi des décisions de la plus haute juridiction administrative de l’État ?

On peut comprendre la volonté du Ministre de légaliser au plus près d’une situation de fait qui voit dorénavant se dégager trois types de praticiens revendiquant l’usage professionnel de l’ostéopathie. Personne ne nie qu’en France, des médecins et des masseurs-kinésithérapeutes ont suivi un cursus de formation en ostéopathie et pratiquent partiellement. Toutefois, et nous ne cesserons de le répéter, la loi n’a pas été faite pour les médecins et les masseurs-kinésithérapeutes car il n’était pas nécessaire de faire une loi pour permettre à ces praticiens de pratiquer des techniques ostéopathiques.

Au regard des textes réglementant ces professions, il est impossible que des praticiens qui effectuent des techniques dites « d’ostéopathie », se voient attribuer le titre d’ostéopathe tel que cela est prévu par l’article 75.
 

Que l’ostéopathie soit considérée comme une profession régie par les lois générales du commerce ou par le Code de la Santé Publique, dans les deux cas, cela rend son exercice incompatible avec les professions de santé réglementées de médecins et de masseurs-kinésithérapeutes. Ni les médecins, ni les masseurs-kinésithérapeutes n’ont le droit d’être acupuncteur ou homéopathe. Ils peuvent uniquement faire valoir une orientation en acupuncture ou en homéopathie.

La loi prévoit la création d’une nouvelle profession

C’est bien pour cela que certains syndicats de « médecins manipulateurs », demandent au Ministre d’abroger l’article 75. Il semblerait que les mauvais résultats des syndicats qui ont soutenu la réforme de l’assurance maladie, lors des dernières élections professionnelles des Union Régionales des Médecins Libéraux, aient mis le Ministre dans l’obligation de satisfaire ceux-ci, en ce qui concerne l’ostéopathie. D’où le retrait du projet de décret et l’ouverture d’une nouvelle et large consultation…
 

L’ostéopathe autorisé à porter le titre d’ostéopathe sera celui qui fait un usage professionnel exclusif de ses compétences ostéopathiques.

Cela ne change en rien l’orientation imprimée par la loi Kouchner.

La loi prévoit la création d’une nouvelle profession. Celle de praticiens autorisés à faire un usage professionnel du titre d’ostéopathe.

Autrement dit et pour faire simple : ceux dont ce sera le métier. Tout le monde l’a compris maintenant !

C’est cet exercice exclusif de l’ostéopathie que le projet de nouveaux statuts et de nouveau règlement intérieur affirme avec encore plus de force et de détermination.

La profession d’ostéopathe est à un nouveau tournant de sa vie. Il est normal que le R.O.F. l’accompagne pour prendre ce virage et préparer sereinement la déontologie que nous souhaitons partager avec tous les ostéopathes qui font un usage professionnel exclusif de leur compétence en ostéopathie.

Je vous souhaite bonne lecture de ce Rofset n°15
Lire le ROFSET n° 15 sur le Site du ROF (format PDF). 

Pascal JAVERLIAT

Merci à Pascal JAVERLIAT, Président du ROF, de nous avoir autorisé à reproduire l'éditorial du Rofset.


Compte-rendu de la réunion au ministère de la Santé des associations d'ostéopathes
(24 juillet 2006).

      Etaient invités à cette réunion de travail l’AFO, la CADF, la CNO, la FNEPL, l’INFO, le ROF, le SFDO, le SNOF, l’UFOF et l’UNEO.
      Les associations d’ostéopathes ont ainsi entendu le point de vue du Ministère : le dossier « Ostéopathie » est géré de manière politique par le Directeur adjoint du cabinet, M. Grouchka. F.
      Le cabinet du Ministre a une lecture personnelle de l’article 75 : refus de parler de profession d’ostéopathes, réglementation des « nini ». Refus d’envisager un diplôme d’Etat alors que c’est le ministère de la Santé qui validera l’enseignement et l’accréditation des écoles… La notion de régulation professionnelle (numerus clausus) a été abordée.
      Le précédent projet de décret a été définitivement abandonné. Le cadre général proposé par le ministère est le suivant :

  • Exercice partagé entre médecins, kinésithérapeutes et ostéopathes exclusifs.

  • Pas de création d’une nouvelle profession

      Deux scénarii sont envisagés :

  •  1. -  Réserver l’usage professionnel du titre d’ostéopathe aux seuls professionnels de la santé, en intégrant les « nini » dans les écoles de masso-kinésithérapie ou les facultés de médecine de façon à ce qu’ils obtiennent un diplôme de professionnels de santé. Ce scénario n’a pas été envisagé lors de la réunion.

  •  2. - Créer trois types d’exercice professionnel ayant en commun la même compétence ostéopathique garantie par le ministère de la Santé par la délivrance d’un diplôme : ostéopathes exclusifs, médecins ostéopathes, kinésithérapeutes ostéopathes. La Chambre Nationale des Ostéopathes a indiqué qu’elle était d’accord (lire son communiqué ci-dessous). Les autres associations d’ostéopathes ont réservé leur réponse dans l’attente de plus de précisions.

      Des questions restent sans réponse pour le moment :

  • Est-ce que les études aboutiront à la même compétence et est ce que le diplôme d’ostéopathe sera identique à l’issu des trois filière (MD, MK, bacheliers).

  • Est-ce que les actes et le champ d’exercice seront identiques entre les DO, les MDDO, MKDO ?

      Prochain rendez vous : octobre 2006.

Lire le Communiqué de la Chambre, suite à cette réunion : Communiqué de la CNO


 Dernières informations concernant les décrets...

  •  Communiqué
    Les représentants de nos organismes représentatifs (R COURATIER, Président de l'UNION, et J. LAPOUMÉROULIE) ont été conviés à nombreuses reprises durant le mois de juillet par le Ministère, afin de participer aux réflexions concernant la mise en place des décrets. La qualité nouvelle de ces deux représentants en tant que membres du Conseil National de l'Ordre des M-K permet d'asseoir notre représentativité.
    Ces réunions, directement liées au cabinet du Ministre, ou auprès du Doyen Ludes, chargé de la mise en place du projet des études d'ostéopathie, ont permis à nos représentants de faire des propositions concrètes. Celles ci sont dans la continuité de celles que nous défendons depuis de nombreuses années. M le Doyen Ludes doit remettre son rapport fin Septembre, début Octobre. Nous vous en tiendrons informés
     

  •  Le corporatisme, un fléau en politique, par Marco GABUTTI
    Bien sûr nous devrions tout leur pardonner, les préserver, puisqu'ils défendent nos intérêts. Je répondrai que s'ils prétendent défendre nos intérêts, cela n'implique pas qu'ils y arrivent. La seule chose dont nous sommes certains c'est que nous avons à faire à des prétendants. Des gens qui prétendent à la défense de nos intérêts, et que nous soutenons dans la mesure où ils nous convainquent de leur capacité à le faire.
    Mais personne ni aucun groupe ne peut affirmer péremptoirement qu'il défend nos intérêts. C'est l'issue des négociations et la tournure que prendra la profession dans les années à venir qui détermineront si oui ou non nos intérêts, et celui de l'ostéopathie, ont été défendus. Cette précaution devrait inviter les prétendants à plus d'humilité mais aussi à davantage de responsabilité. Le titre de défenseur de la cause ostéopathique n'est jamais acquis, il est chaque jour remis en cause et se mérite à chaque décision. Personne ne peut s'arroger le droit de défendre une cause, ce droit ne peut qu'être accordé, momentanément, et par des tiers. Lire la suite...
     

  •  Communiqué de la Chambre Nationale des Ostéopathes (26/7/2006) :
     
    Titre d’ostéopathe : réunion de travail fructueuse au ministère de la Santé, le 24 juillet 2006
     
    Le Professeur Francis Brunelle, Conseiller auprès du ministre de la Santé et des Solidarités M. Xavier Bertrand, avait invité les principales organisations d’ostéopathes représentatives ainsi que Maître Isabelle Robard, spécialiste en Droit de la Santé et qui suit le « dossier ostéopathe » depuis 15 ans, à participer à une réunion de travail, dans la perspective de la préparation de la rédaction des décrets relatifs à l'article 75 de la loi du 4 mars 2002.

     Cette réunion a permis de définir les options possibles pour l’organisation des professionnels autour du titre d’ostéopathe. Lire la suite du communiqué

     

  • « RETOUR A LA CASE DÉPART ! »…  ESPOIR ? par Michel FISCHER, DO.

          Encore une fois ! Le Ministère  répète que TROIS catégories de prétendants à la pratique Ostéopathique sont concernés, comme le précisait d’ailleurs le Professeur NICOLAS après ses consultations de 1999/2000.
          Alors nos représentants vont-ils encore s’acharner à vouloir « éliminer » les médicaux de la scène, malgré leurs échecs répétés ?
          Il faut proposer la solution « à la mode Anglaise », à savoir prendre le problème à l’inverse : Lire la suite...

     

  •  PRISES DE POSITION DES ASSOCIATIONS D'OSTÉOPATHES
    A la suite du projet de décret donné aux associations par le ministère de la Santé le 24 avril, nous vous proposons dans ces pages de suivre les évènements et les prises de position des associations d'Ostépathes, des professionnels, etc.
     

  • TRIBUNE LIBRE
    Une Tribune libre est à votre disposition pour vous exprimer. Certains l'ont fait. Exprimez-vous, participez au débat. Après, il sera trop tard, vraiment trop tard.


 Un déni de justice
Jean-Louis BOUTIN - Rafael ZEGARRA-PARODI

  • Le décret proposé

      Le ministre de la santé, par l’intermédiaire de son conseiller technique en charge du dossier Ostéopathie et Chiropratique a présenté le mardi 24 avril 2006 le projet de décret n° 2 en application de l’article 75 de la Loi n° 2002-30 du 4 mars 2002.
      Ce décret donne une définition de l’Ostéopathie et de la Chiropratique. Ces dernières sont considérées comme « un ensemble de pratiques manuelles ayant pour seul but de remédier à des troubles fonctionnels du corps humain » et exclue du champ d’activité de ces professionnels les « fractures et des pathologies organiques nécessitant une intervention chirurgicale, une thérapie médicamenteuse ou un traitement par agents physiques, ou des symptômes justifiant d’examens complémentaires » (art. 1).
      Il définit un champ de compétence et d’exercice qui permet aux ostéopathes et aux chiropraticiens de pratiquer sur les troubles fonctionnels « des actes de manipulations et mobilisations directes et indirectes non forcées » (art. 2).
      Il précise les actes exclus du champ de compétence et d’exercice de ces deux professions qui sont : 

  • - « manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de 6 mois ;

  • - manipulations du rachis cervical ;

  • - manipulations gynéco-obstétricales chez la femme enceinte ;

  • - toucher pelvien et rectal » (art. 3).

      Il impose à l’ostéopathe et au chiropraticien « d’orienter le patient vers un médecin compétent dès lors qu’il y a un doute sur l’origine des symptômes présentés par la personne, une aggravation ou une modification de ceux-ci, ou que les troubles à traiter excèdent leur champ de compétence (art. 4).

  • Remarques préliminaires
    • La réaction des ostéopathes

      Face à la proposition du ministère, les ostéopathes sont profondément divisés : d’une part, ce projet sème le doute chez de nombreux confrères, provoquant un rejet massif et un désir de mobilisation, et d’autre part, il contenterait d’autres professionnels qui le considèrent comme une avancée significative, même si quelques termes doivent être revus, supprimés ou explicités, certains ostéopathes l’acceptant en l’état.
      Deux associations d’ostéopathes ont déjà donné leur avis à ce projet de décret. Il s’agit de la Chambre (Chambre nationale des ostéopathes) et de l’AFO (Association française des ostéopathes), cette dernière mettant en exergue l’immaturité du texte proposé en soulignant l’absurdité des termes « manipulations gynéco-obstétricales » en dehors de la période de grossesse et de plus, sans avoir le droit d’effectuer des touchers pelviens et rectaux. L’AFO propose de respecter le texte de l’article 3 de ce décret à la seule condition d’ajouter « sauf à justifier d’avoir, dans leur cursus de formation, suivi avec succès des unités d’enseignement (UE) correspondant aux dits actes »
      L’UNEO, association d’étudiants, a décidé de mobiliser ses adhérents ainsi que les professionnels et a décidé de manifester devant le ministère de la Santé le mercredi 3 mai 2006.

     Les autres associations se mobilisent fortement actuellement ; leurs militants se prononcent pour ou contre ce texte, apportent des arguments, et demandent une réunion le plus rapidement possible de TOUTES les associations d’ostéopathes en vue de proposer une réponse commune et unique.

Lire la suite (format pdf)
 


 Recours en Conseil d'État

  •  Communiqué de l'AFO

Le mercredi 26 avril 2004, Le Conseil d’État, à la demande de l’AFO, du ROF et du CEESO par l’intermédiaire de Me Eric Planchat, condamne l’Administration.
A l’audience de ce jour, au Conseil d’Etat, le Commissaire du Gouvernement a fait droit aux arguments développés par l’AFO dans son recours et a demandé à ce que le Gouvernement et son Administration soient condamnés à édicter les décrets de l’article 75 de la loi 2002-303 dans un délai de 6 mois sous astreinte. La décision sera notifiée à l’Administration dans 15 jours. Cette décision confirme notre politique et nous allons avec la même énergie combattre l’avant-projet soumis hier aux organisations et obtenir la même décision.

  •  Communiqué du ROF : Recours en Conseil d’État

L’action du ROF devant le Conseil d’Etat tend à établir que le gouvernement n’a pas respecté son obligation d’édicter les décrets d’application de la loi du 4 mars 2002 dans un délai raisonnable.
Lors de l’audience en date du 26 avril 2006, Monsieur le Commissaire du gouvernement Jacques-Henri STAHL a demandé au Conseil d’Etat de sanctionner cette carence en  enjoignant au gouvernement de prendre, sous astreinte, les mesures réglementaires nécessaires à l’application de l’article 75 de la loi du 4 mars 2002 dans un délai de six mois.


 Le Journal Officiel n° 54 du 5 Mars 2002 page 4118 publie la 
LOI n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé  

Article 75
: ostéopathie et chiropratique

www.legifrance.gouv.fr/citoyen/jorf_nor.ow?numjo=MESX0100092

  • L’usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d’un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l’ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le Ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret. Le programme et la durée des études préparatoires et des épreuves  après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie réglementaire. 

  •    S’il s’agit d’un diplôme délivré à l’étranger, il doit conférer à son titulaire une qualification reconnue analogue, selon des modalités fixées par décret.

  •     Les praticiens en exercice, à la date d’application de la présente loi, peuvent se voir reconnaître le titre d’ostéopathe ou de chiropracteur s’ils satisfont à des conditions de formation ou d’expérience professionnelle analogues à celles des titulaires du diplôme mentionné au premier alinéa. Ces conditions sont déterminées par décret.

  •     Toute personne faisant un usage professionnel du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur est soumise à une obligation de formation continue, dans des conditions définies par décret.

  •     La Haute Autorité en Santé est chargée d’élaborer et de valider des recommandations de  bonnes pratiques. Elle établit une liste de ces bonnes pratiques à enseigner dans les établissements de formation délivrant le diplôme mentionné au premier alinéa.

  •    Un décret établit la liste des actes que les praticiens justifiant du titre d’ostéopathe ou de chiropracteur sont autorisés à effectuer, ainsi que les conditions dans lesquelles ils sont appelés à les accomplir.

  •    Ces praticiens ne peuvent exercer leur profession que s’ils sont inscrits sur une liste dressée par le représentant de l’État dans le département de leur résidence professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations.


Les décrets et arrêtés ] Proposition de décret (Octobre 2006) ] Proposition de décret (avril 2006) ] Rapport de l'Académie de Médecine ] Commission Nicolas ]
Découvrez le Site de l'Ostéopathie ] Les Archives du Site ] La lettre d'information ] [ Ministère de la Santé ] Les éditoriaux du Site de l'Ostéopathie ] Le Webmestre ] Les Liens ] Statistiques ]
Moteur de recherche ] Plan du site ] Indépendance et liberté ] Ostéopathes en maternité ] Pour les professionnels ] L'ostéopathie sur l'Internet ] Les sources d'information ] La formation des ostéopathes ] Les principes ostéopathiques ] La Thérapeutique ostéopathique ] Ostéo-pratique ] Informations légales ]

Nous adhérons aux principes de la charte HONcode. Vérifiez en cliquant

© Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie


Dernière modification :