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On nous demande souvent :
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La chiropratique est née en 1895 aux USA, des travaux de
David Daniel Palmer. Sa formulation des pratique et théorie chiropratiques a
été développée suite à l’application d'une poussée manuelle, qu'il appela un
ajustement, à Harvey Lillard en septembre 1895 (par coïncidence et
significativement, la même année où Roentgen découvrit la radiographie).
Selon l’histoire, cet ajustement manuel aurait été effectué au niveau de la
quatrième vertèbre thoracique et a abouti à la restauration de l'ouie perdue
de M. Lillard. Partant du raisonnement lui ayant servi à élaborer ce
traitement, Palmer appliqua alors une semblable ligne de pensée à d'autres
individus présentant une variété de problèmes, utilisant chaque fois
l'apophyse épineuse d'une vertèbre comme d'un court bras de levier pour
produire l'ajustement, ce qu’il fût le premier à revendiquer. Cela constitua
la naissance de la chiropratique en tant qu’art, science et philosophie.(1) Aujourd’hui, la chiropratique est légalisée aux Etats-Unis, Canada, Grande-Bretagne, Australie, Nouvelle Zélande, et dans tous les autres pays anglo-saxons, en Suisse, dans toute l’Europe du Nord, le dernier pays en date ayant légiféré étant la Belgique durant l’automne 1999, en Hongrie, la chiropratique est également légalisée au Chili, Argentine, Mexique, Costa-Rica au Panama, en Arabie Saoudite, en Iran, au Chypre, en Jordanie , en Afrique du Sud, au Nigéria, et au Zimbabwe . Dans plusieurs autres pays où la profession jouit de prestige solide, le droit d’exercer est régi par la loi commune. C’est la profession de santé qui a connu la croissance la plus importante de ce siècle, étant désormais la 3e profession de santé au Monde, la 2e des USA (plus de 70 000 praticiens à l’heure actuelle , 95 000 prévus pour 2005), la 1e profession de santé manuelle au Monde (près de 3000 diplômés sortent des collèges chiropratiques tous les ans)! |
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La chiropratique est une profession qui a pour but la
restauration et le maintien de la santé, elle n’est en cela pas différente
de la médecine dite « traditionnelle » (il serait plus correct de parler de
médecine allopathique), pas plus d’ailleurs que de n’importe quelle autre
profession de santé dont cela devrait être l’unique objectif. C’est sur ses
principes et son traitement que la chiropratique va se singulariser. Ainsi,
la chiropratique n’est pas une approche centrée sur les symptômes et
l’élimination de ces derniers mais sur une vue « panoramique » du patient,
qui va être considéré dans sa globalité.
Le principe fondamental, depuis D.D. Palmer, est basé sur
le fait que le système nerveux contrôle presque toutes les fonctions du
corps humain. Le chiropraticien va donc rechercher toute interférence au bon
fonctionnement du système nerveux central et/ou périphérique, après avoir au
préalable posé un diagnostic précis (qui conduira, si besoin, le
chiropraticien à référer son patient vers un autre professionnel de santé
plus à même de le prendre en charge), ou avoir éliminé les éventuelles
contre-indications à un traitement chiropratique. La correction de ces
interférences pourra se faire par différents moyens en relation avec la
nature de l’affection. Les chiropraticiens, quelles que soient les
techniques qu’ils utilisent, restent fidèles à une approche commune :
« Le pouvoir qui a créé le corps peut le soigner. »
Corriger les interférences qui gênent le fonctionnement
optimal du système nerveux permet à cette propension à l’auto-guérison (la
guérison spontanée dans le jargon médical) de s’exprimer plus facilement.
Pour obtenir ce résultat, une attention particulière sera apportée au
système musculo-squelettique, notamment à la colonne vertébrale et aux
articulations périphériques. La chiropratique s'intègre parfaitement au projet de l'Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S), qui définit la santé comme "un état de bien-être optimal physique, mental et social et pas simplement l'absence de maladie ou d'infirmité". La Fédération Mondiale de la Chiropratique est un partenaire officiel de l'O.M.S. |
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Pour devenir chiropraticien "Doctor of Chiropractic", il faut suivre un cursus de 5 années d'études (plus de 5000 heures de cours) plus 1 année d’assistanat + thèse, après l’obtention du baccalauréat dans un collège chiropratique accrédité par le Council on Chiropractic Education (C.C.E.), ce qui est le cas du collège français. De plus, il existe des spécialités en chiropratique orthopédique, pédiatrique, vétérinaire ou sportive et en science diététique qui peuvent être obtenues après 2 ou 3 ans d’études supplémentaires dans un college chiropratique, après obtention du « Doctor of Chiropractic ». |
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En France, l’Institut Franco-Europeen de Chiropratique (I.F.E.C.) (www.ifec.net ), prépare au diplôme de chiropraticien (Doctor of Chiropractic), étant accrédité par le Council on Chiropractic Education. Il existe deux autre collèges accrédités en Europe, un en Grande-Bretagne et au Danemark. Près d’une vingtaine de collèges sont disséminés sur le continent Nord-Américain. |
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En France, les études de chiropratique reviennent au même prix que des études dans une école de commerce ou d'ingénieur. Pour plus de renseignements, se rendre sur le site de l'IFEC http://www.ifec.net. |
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Oui, au cours de leur formation, les chiropraticiens ont à effectuer des stages en cabinets, cliniques chiropratiques, mais également dans des services hospitaliers (rhumatologie, orthopédie, etc ...). Il est à souligner que les étudiants en chiropratique auront à effectuer un stage de 270 heures de dissection humaine durant leurs études, afin de parfaire leurs connaissances en anatomie. |
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La chiropratique est une des rares professions de santé, pour laquelle formation est standardisée sur le plan international. Ainsi, tout collège de chiropratique préparant au diplôme de Doctor of Chiropractic, est accrédité par le C.C.E., organisme américain supervisé par le ministère de l’éducation. Cet organisme possède son « miroir » en Europe. Aujourd’hui, tous les collèges accrédités par le C.C.E enseignent un programme complet, incorporant les sciences de base (ex : physiologie, anatomie, biochimie, …) ; les sciences cliniques (ex : examens complémentaires, diagnostic radiologique, orthopédie, nutrition, …) ; et expérience clinique (fournissant expérience dans la prise en charge du patient nécessitant une intervention thérapeutique). Tout cela assure une réciprocité des diplômes et fait du chiropraticien un des rare professionnel de santé à pouvoir exercer un peu partout au travers du monde. |
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En France, les chiropraticiens sont regroupés dans une association : l'Association Française de Chiropratique (A.F.C., www.chiropratique.org ), membre de l'association européenne : "European Chiropractors Union", elle même membre de la World Federation of Chiropractic, reconnue par l'OMS en tant que partenaire officiel. |
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La chiropratique n’a pas mauvaise presse, elle n’a quasiment pas de
presse du tout ! Et quand elle en a, les journalistes avides de
sensationnalisme n’hésitent pas à jouer la carte de la désinformation. Oui,
c’est vrai, il n’est pas rare d’entendre un craquement lors d’un ajustement
articulaire, celui-ci est lié à un banal phénomène physique de cavitation
lié à la séparation rapide des surfaces articulaires. Ce n’est en aucun cas
douloureux, tout au plus une légère sensation d’inconfort peut-elle être
brièvement ressentie dans certains cas, sensation qui disparaît en quelques
secondes tout au plus. « La chiropratique est dangereuse…de nombreux accidents… paralysie » : très bien, éclaircissons le problème et remettons les choses à leur place de manière rationnelle. Une revue exhaustive de la littérature médicale et scientifique anglo-saxonne publiée jusqu’en 1993, recherchant tous les événements potentiellement déclenchants et les facteurs de risque précipitant la dissection d'une artère vertébro-basilaire, n’a identifié que 367 cas rapportés, dont seulement 115 associés à une manipulation vertébrale. Un nombre si faible de cas entraîne une grande disparité des analyses statistiques, le risque d’accident allant de 1/400 000 à 1/1 300 000 ajustements effectués par un chiropraticien (3). Prenons la plus pessimiste de ces estimations : il faudrait que le chiropraticien fasse 5000 ajustements par an pendant 80 ans pour risquer de rencontrer le cas une fois durant toute sa carrière ! Quelques données à titre de comparaison : aux U.S.A. en 1994, on a estimé à 106 000 le nombre de décès causés par les effets indésirables consécutifs à un traitement médicamenteux correctement administré. Cela en fait la 5e cause de mortalité (4). Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont à eux seuls responsables de 16 500 décès liés à leur extrême toxicité pour le système digestif (5). À vous d’en tirer les conclusions quant à la dangerosité du traitement chiropratique… |
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La chiropratique, à l’instar des autres thérapies manuelles que sont
l’ostéopathie et l’étiopathie, n'est pour l'instant pas reconnue en France,
donc non remboursée par la sécurité sociale.
Pour être précis, la thérapeutique est reconnue comme faisant partie de la
nomenclature des actes médicaux, les thérapeutes diplômés (Doctor of
Chiropractic, D.C.) sont illégaux (cf. article 2 de l’arrêté ministériel du
6 janvier 1962). En clair, pour enfoncer le clou d’un des plus beaux
paradoxes que la France puisse offrir :
le détenteur d’un diplôme de Docteur
en médecine peut légalement pratiquer une thérapeutique dont il ignore tout
puisque non-enseignée en faculté de médecine, malgré le décret n°
5399 du ministère de l’éducation du 11 février 1953, faute d’enseignant
qualifié (aucun chiropraticien n’ayant été sollicité, de peur de permettre
aux D.C. l’accès au diplôme de Docteur en Médecine).
A contrario, un chiropraticien
(D.C.) ne peut légalement pas exercer la profession à laquelle il a été
formé pendant 6 ans minimum…. « Le remboursement des soins chiropratiques présuppose une reconnaissance légale de la chiropratique en France… malgré l’absence de toute législation, un certain nombre de caisses mutuelles ont tenu compte des doléances de leurs adhérents et remboursent donc les prestations de chiropraticiens diplômés. Ce phénomène va en s’amplifiant ». (2) |
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La chiropratique est maintenant largement reconnue à travers le monde, la situation française apparaissant de plus en plus comme étant une exception internationale. De ce fait, l’A.F.C est engagée depuis quelques mois dans des pourparlers ayant pour but la mise en place d’un cadre légal en France. |
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PRATIQUE
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Auprès de l'Association Française de Chiropratique, en se rendant sur leur site : http://www.chiropratique.org ou en composant le 3615 CHIRO. |
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En fonction du patient et de la pratique du thérapeute, une consultation dure entre 15 et 30 minutes. |
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Tout dépend de l’objectif que le patient et le praticien se fixent ensemble.
Il y a schématiquement trois phases de traitement bien distinctes.
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La moyenne française est de 220 F. |
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La chiropratique ne traite pas des symptômes, mais tente de s’adresser à leur(s) origine(s). 70% des patients consultent pour des problèmes de bas du dos, les 30% restant se répartissent comme suit : 40% se plaignent de douleurs cervicales et/ou de la face, 20% pour des problèmes extra-vertébarux (épaule, cheville, genou, hanche, coude, poignet), un peu moins de 10% consultent pour des céphalées, 1% consultent pour des problèmes non-musculosquelettiques (migraine, otite moyenne, asthme).(6) La recherche chiropratique et scientifique a démontré d’excellents résultats sur le mal de dos chronique, les douleurs cervicales et les céphalées ; de bons résultats sur les lombalgies aiguës, les sciatalgies, les conditions pédiatriques telles que : asthme, otite moyenne, colique du nouveau né). |
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Bien sûr, comme n’importe quelle autre thérapeutique, la chiropratique n’est pas une « panacée universelle », elle ne prétend pas pouvoir prendre en charge toutes les affections possibles et imaginables. Il existe donc des contre-indications au traitement chiropratique que le praticien est, grâce à sa formation, parfaitement entraîné à mettre en évidence afin de ne pas nuire à son patient. |
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IL existe plus de 40 techniques chiropratiques répertoriées, ayant chacune leurs propres spécificités. Ces techniques se répartissent sur une échelle allant de celles dites « mécaniques » aux techniques dites « énergétiques ». |
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Il y a une fausse « idée » qui circule, qui consisterait à penser que la « craniopathie »
est exclusivement ostéopathique. La « craniopathie » n’est pas plus
ostéopathique que chiropratique.
La " craniopathie", telle qu'elle est connue aujourd'hui, a
été conçue par William Garner Sutherland en 1900, alors qu'il était encore
étudiant à " l' American School
of Osteopathy" à Kirksville,
Missouri.
Sa femme déclara qu'il n'a jamais
parlé de cette idée à qui que ce soit avant 1924. C'est cette année-là qu'il
commença à expérimenter ses découvertes sur son propre crâne, en utilisant
des sangles et un casque, créant sur lui-même des distorsions et en
apprécier les effets. Puis Sutherland a mis presque 40
ans pour faire admettre ses découvertes parmi les ostéopathes…
Un chiropraticien, Nephi Cottam,
était connu pour pratiquer dès 1920, des ajustements chiropratiques
sur le crâne. Il avait en fait créé sa propre méthode, et on retrouve des
traces écrites de son travail en 1929, car il présenta sa méthode au cours
de la convention annuelle des chiropraticiens de l'Utah. Si l'on considère que Nephi Cottam
a été le premier à parler d'ajustement du crâne
( 1920), avant Sutherland ( 1924 ), on peut alors accorder à la
chiropratique d'avoir été le précurseur de la craniopathie, au sens
historique et chronologique. Cela n’a évidemment aucune importance … Un ostéopathe, qui est devenu par
la suite chiropraticien, le Dr De Jarnette DC, a beaucoup contribué aux
travaux de Sutherland, et dès 1952, il expose une nouvelle technique « The
Sacro Occipital Technic for Chiropractic », dans laquelle il introduit la « craniopathie ».
De nos jours cette technique (S.O.T.) est très répandue dans la profession
chiropratique, elle fait d’ailleurs partie des techniques de base enseignées
à l’Institut Franco-Europeen de Chiropratique.
Mais beaucoup d’autres techniques font appel aux ajustements crâniens comme celle développée par le Dr George Goodheart DC ( Applied Kinesiology ), ou encore des techniques chiropratiques plus récentes comme T.B.M., N.O.T, Network, B.E.S.T, S.T.O, Van Rumpt, et bien d’autres qui intègrent notamment les ajustements crâniens dans leur protocole. |
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Un enfant peut être pris en charge chiropratiquement dès le plus jeune âge, pour le traitement d’une condition spécifique ou à titre préventif. |
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La recherche a montré de bon résultats sur les conditions telles que : colique du nourrisson, asthme, céphalées, otite moyenne (une des cause les plus fréquentes de consultation pédiatrique), scolioses.(7) |
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Absolument pas, Les techniques chiropratiques ne sont pas plus douloureuses pour l’enfant que pour l’adulte. Il est d’ailleurs toujours amusant de constater que les enfants apprécient ce type de traitement dès le plus jeune âge, nos jeunes patients n’ayant fort heureusement pas les a priori et préjugés négatifs qu’ont parfois les adultes. J’irai même plus loin en disant qu’ils ressentent instinctivement le bien-être que la chiropratique va leur apporter. |
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Des sites Internet français sur la chiropratique
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© Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie |
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