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Préalable
et mise en garde à cette lecture :
Il y a quelques décennies de
cela, aux U.S.A. les ostéopathes se sont vu offrir l’équivalence complète de
leur diplôme (D.O.) avec celui de médecin (M.D.) L’ostéopathie a failli être
tuée, disparaître à jamais (propos de Mme Viola Frymann, D.O. dans les
années 90’s).
La vision unilatérale qui a servi de base aux
progrès de notre médecine expérimentale occidentale, et qui ne reconnaît que
le principe de « je ne crois que ce que je vois » (en oubliant de
préciser la donnée psycholoqique fondamentale : « je ne vois que ce que je
crois »), domine toujours notre pensée, nos réflexions en éliminant tout
un pan de ce qui fait que nous sommes Homme. Bravo pour toutes les avancées
que cela a permis. Tant pis pour ce qui a été étouffé.
Pasteur devant des académiciens
montrait deux poulets à qui ont avait inoculé un virus. L’un était
mort , l’autre pas. La différence : celui qui en était mort avait était au
préalable exposé au froid.
Conclusion de Pasteur : Le microbe n’est rien, le
terrain est tout.
Étudier un
arbre donne une idée sur ce que peut être une forêt, si l’on veut aussi,
vraiment étudier la forêt, il convient de prendre un peu de recul et parce
que une forêt c’est vraiment trop pour un seul homme et qu’il s’y trouve
plein de chemins, il convient de marier rigueur, créativité exploratoire,
mise en commun des constatations faites dans le respect et l’écoute mutuelle
pour encore mieux sauvegarder cet univers qu’est un être humain.
A quand la révolution quantique médicale ?
Quelle ostéopathie voulons-nous ?
La lecture de certains documents
et l’écoute de quelques déclarations publiques ou privées me fait réagir et
poser cette question qui s’adresse à l’ensemble de nos sociétés et qui peut
s’étendre à une autre interrogation qui est : Quelle médecine voulons-nous
demain ?
Saurez-vous aussi trouver au
moins deux lectures différentes à ce texte ?
Je m’adresse à tous les professionnels de santé et plus particulièrement
à celles et ceux qui sont ostéopathes. Et vous qui me lisez, il se peut que
selon votre parcours de formation vous ne parveniez pas à lire simplement
jusqu’au bout ce qui est écrit et encore moins entre les lignes de ce billet
d’humeur.
Le point de
vue qui sous-tend la médecine de nos sociétés occidentales est : « apporter
des réponses thérapeutiques aux maladies qui nous agressent ».
Mon point de vue qui sous-tend ma pratique ostéopathique
est : « comment vous aider à libérer vos forces internes de vie ? ». Force
internes de vie : ce sont tous les moyens mis à la disposition du vivant
pour survivre, vivre et évoluer, là où nous nous trouvons.
Ces forces peuvent être étudiées de différents points
de vue thérapeutiques qui sont grosso modo répartis entre ceux des thérapies
psychiques et des thérapies somatiques. L’ostéopathie trouve sa place dans
cette dernière catégorie.
Comme je le suggère dans mon article intitulé
« l’ostéopathie, une psychanalyse du corps »
la pratique ostéopathique peut tout autant se situer aussi en lisière des
deux catégories, puisque je mets en avant le fait que si la psychothérapie
révèle pour libérer, l’ostéopathie libère pour révéler..
Que veut l’ostéopathe ?
L’ostéopathe
est un homme.
Comme tout thérapeute, il a sa propre perception de ce qu’il veut, de ce
qu’il croit, de ce qu’il sait. Et en même temps son offre est encadrée par
une demande : celle du patient.
Que veut donc le patient ?
A l’aune de mon expérience professionnelle, je dirai qu’en général le
patient veut une solution à un problème ponctuel : J’ai mal ici, mon estomac
me fait mal, j’ai une vertèbre qui s’est « déplacée », faites quelque chose
pour que je puisse continuer à faire la même chose….
Autrement dit sous une autre forme, et dans un autre
contexte :
Docteur, je bouffe 10 Kg de gâteaux tous les jours et
je pèse 200 Kg, je veux que vous fassiez une technique, une opération pour
que je pèse 60 Kg et que je continue à me taper mes 10 Kg de pâtisserie
quotidienne.
C’est exagéré, et c’est le reflet d’une vérité.
Si nous sommes le patient, comment enrichir notre point de
vue et prendre nous même en charge notre destin en terme de "santé" ?
Si le praticien rentre dans ce
jeu, il va faire « sa technique ». Vous irez probablement mieux, un peu,
beaucoup, tout à fait, pas du tout, puis après un certain temps vous
reviendrez le voir car vous serez revenu à la case départ.
Si je vous accueille dans mon cabinet et si j’accepte
cette formulation qui est le reflet de votre modèle du
monde, en tant que thérapeute, et particulièrement en tant
qu’ostéopathe tel que je me définis, je vais répondre à votre demande tout
en vous proposant un traitement de fond afin que vous n’ayez plus besoin de
revenir me voir… « trop souvent » (i.e. environ une fois /an).
Je n’ai pas d’illusion, si le changement peut être
naturellement rapide et profond, l’homme, tel que nous nous sommes élevés,
semble aimer le compliqué. De plus, par essence, l’homme résiste au
changement. A ce stade, je passe le relais thérapeutique aux
psychothérapies, ou deviens moi même aussi psychothérapeute en me donnant la
formation et les compétences nécessaires.
Alors que voulez vous vraiment ?
En tant que patient, vous avez le choix entre diverses approches médicales
complémentaires.
Il n’existe pas de profession qui soit plus ou moins qu’une autre. Tous les
professionnels de santé s’appuient sur une éthique qui si elle leur est
spécifique en tant qu’homme, n’en a pas moins quelques points communs, comme
le désir de vous aider à aller mieux, au minimum.
En France, en 2002, nous sommes dans une
période intermédiaire.
Nous sommes
des hommes, qui plus est des mammifères. Spontanément les mammifères luttent
pour leur groupe dans le respect de normes claniques avec des notions de
dominants et de dominés. Celui qui ne soumet pas meurt ou est exclu. Parce
que nous sommes des Hommes, nous travaillons depuis l’enfance de nos
sociétés et de notre vie familiale et personnelle à dépasser ce stade de
violence de survie. Nous avons
au moins acquis la parole et l’écriture et écrit notre histoire. A quoi bon,
si nous retournons dans nos comportements du stade mamiférien de base.
Résistance au changement ? Sortir de la caverne ?
Accueillir la lumière ? Nous savons nous fabriquer des lunettes pour nous
protéger. C’est une chance, alors regardons autre chose que le verre
protecteur et découvrons au delà ce qui est vraiment, en sachant que de
toute façon notre finitude ne percevra jamais l’infini, en sachant que notre
perception est toujours filtrée par nos croyances et notre savoir du moment,
en sachant que l’on peut aussi continuer à découvrir et à apprendre.
Je suggère que
nous réfléchissions tous ensemble aux points suivants :
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