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Pour certains
ostéopathes, qui semblent penser qu'ancienneté vaut validité, l'ostéopathie
n'est pas une science nouvelle. Elle fut "pratiquée par l'homme de façon
intuitive durant des siècles, depuis la Haute Égypte, depuis Hippocrate,
Claude Gallien à Rome, Avicenne en Perse... ",
En fait, l'ostéopathie
a été fondée par Andrew Taylor Still, né en 1828 en Virginie. A 9 ans, son père,
pasteur méthodiste, est envoyé dans une petite ville reculée du Missouri où
il pratique une médecine de "rebouteux " parallèlement à son sacerdoce. Dès
son plus jeune âge, il assiste son père dans sa pratique médicale et aux
travaux de la ferme.
En 1849, à 21 ans, il
épouse Niary M. Vaugh et s'installe dans la région de Mâcon dans le Missouri
où il mène à la fois une vie de fermier et de rebouteux. Pendant la guerre
de sécession, il sert comme major dans l'armée de l'Union et pratique à
cette occasion une médecine de guerre des plus rudimentaire. En 1864, A. Still a la
tristesse de voir périr trois de ses enfants dans une terrible épidémie de
méningite cérébro-spinale. La médecine de l'époque a été évidemment
impuissante à les sauver et ce deuil oriente Still vers la recherche d'une
autre voie médicale. Il est sûr que Dieu a donné à l'homme les moyens de se
guérir. En 1874, sujet à de
violents maux de tête, il s'endort un soir la nuque reposant sur un coussin
posé sur une corde tendue entre deux arbres. Il se réveille le matin
complètement soulagé. C'est le déclic, l'intuition géniale qui va être à
l'origine de sa découverte. Il émet l'idée que pour qu'une articulation ou
un viscère puisse fonctionner normalement, aucune contrainte mécanique ne
doit s'exercer sur lui. Il annonce l'axiome fondamental de l'ostéopathie : "
La structure gouverne la fonction". En 1892 il fonde le
premier centre de soins et d'enseignement de l'ostéopathie "the American
School of Osteopathy " à Kirksville, au Missouri. C'est seulement en 1917
que l'ostéopathie débarque en Europe grâce à John Martin Littlejohn, élève
de Still. Il crée la " British School of Osteopathy" qui fut la première
école d'ostéopathie en Angleterre |
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Certains ostéopathes convaincus prétendent avoir "appris des
choses extraordinaires, un dialogue avec le corps... une approche globale de
la santé " 1 Voyons un peu ce qu'il
en est ! L'ostéopathie s'appuie
sur trois grands principes.
D'abord, l'unité de
fonction du corps humain : l'être humain est un TOUT et donc toute
perturbation se produisant dans une région déterminée du corps pourra se
manifester dans n'importe quelle autre région du corps. De même, tout
accident dans une quelconque région du corps aura une répercussion dans la
totalité du corps. Jusque là, rien à dire ! Le second principe est
celui de l'autoguérison : le corps possède par lui-même les moyens de
surmonter la maladie.
Si c'était toujours
vrai, cela finirait par se savoir ! Vient
enfin l'interdépendance structure-fonction et fonction-structure : toute
perturbation d'une articulation, par exemple, se répercutera sur son
fonctionnement et toute immobilisation prolongée d'une articulation va
"enraidir" l'articulation et les tissus péri-articulaires
2.
Pour ce qui est
d'enfoncer des portes ouvertes, on atteint là des sommets ! L'ostéopathie est une
médecine qui prétend donner à l'homme "la pleine possession de son potentiel
physiologique et psychologique " elle "vise à réharmoniser les rapports de
mobilité et de fluctuation des structures anatomiques au moyen d'ajustements
précis ". Elle agit par la seule action des mains. Pas de médicaments, pas
d'appareillage. D'après son fondateur,
la manipulation de la colonne vertébrale pourrait améliorer l'écoulement du
sang et ainsi permettre au corps de guérir. La doctrine initiale inclus une
série de règles morales : les patients doivent s'abstenir de consommer des
boissons alcoolisées et ne pas faire appel à une autre forme de médecine.
L'ostéopathie se définit donc par opposition à la médecine traditionnelle et
prétend ouvrir une voie alternative globale. D'ailleurs A Still la
définissait comme "un art, une science et une philosophie ". |
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Le domaine d'application de l'ostéopathie ne se limite pas
aux douleurs vertébrales et, comme toutes les médecines parallèles, elle
prétend aborder le patient dans son ensemble et s'insère dans la catégorie
des médecines holistiques. Seules les pathologies très graves (cancer,
infections ) ou traumatiques (fractures) échappent à son prétendu domaine de
validité. Maux de tète, troubles respiratoires, gynécologiques, rénaux et
urinaires sont, en principe de son ressort. Elle étend sa prétention
jusqu'aux troubles allergiques, à l'asthme et à la maladie de Parkinson. "
L'ostéopathie agit également aux plans nerveux, fonctionnel, psychologique,
en recherchant derrière les manifestations de stress ou de chocs ce qui a pu
perturber l'équilibre de l'individu à différents moments de sa vie3
" . D'ailleurs, dans son autobiographie A. Still déclarait qu'il pouvait
"en secouant un enfant, arrêter la fièvre scarlatine, le faux-croup, la
diphtérie, et guérir la coqueluche dans trois jours en lui tordant le cou4."
" Le but ultime de
l'ostéopathie est donc de permettre au consultant de se trouver libre sur
ses "appuis", quels qu'ils soient, et de commencer non plus à exister, mais
à être ".
Vaste programme ! |
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| Il est
particulièrement intéressant d'étudier l'évolution de l'ostéopathie aux
États-Unis, le pays qui l'a vu naître. Elle y est officiellement autorisée
depuis 1963 et on dispose de ce fait d'études comparatives fiables. Actuellement
l'ostéopathie n'est pratiquée que par des médecins. Médecine ostéopathique
et allopathique ont coexistées en parallèle jusque dans les années soixante.
A cette époque, l'Association médicale de Californie et l'Association
ostéopathique de Californie ont fusionné. Dans les mois qui suivirent,
environ 2000 ostéopathes (c'est à dire 86% de la profession) moyennant 65$
et une courte session de formation furent intégrés dans le corps médical et
reçurent le titre de Docteur en médecine. Depuis cette époque, les
ostéopathes sont autorisés à faire les mêmes actes médicaux que les médecins
allopathes. Les ostéopathes ne représentent actuellement que 5% des
médecins. Ils sont principalement présents dans le secteur de la médecine
générale. Pourtant le nombre d'écoles ostéopathiques est passé de 14 à 19
depuis 1980 alors que le nombre des écoles allopathiques restait stable aux
environ de 125. De 1980 à 1997, le nombre de diplômés en
médecine est resté presque constant (de 15 135 à 15 923) alors que celui des
ostéopathes a presque doublé (de 1059 à 2009). Pourtant, l'ostéopathie est
bien moins employée qu'il n'y paraît. Une étude faite en 1995 sur 1055
ostéopathes montre qu'ils utilisent la thérapie manuelle "seulement de temps
en temps " et que "seulement 6,2% d'entre eux ont employé la manipulation
ostéopathique pour la moitié de leurs patients et presque un tiers l'a
employé pour moins de 5% 5"
Ce
désintérêt pour la pratique ostéopathique traditionnelle semble "indiquer
que les médecins entrent à l'école médicale ostéopathique non par suite
d'une croyance profondément ancrée dans la philosophie ostéopathique mais
après avoir subi un échec à l'entrée des études médicales
6 "
En pratique
l'ostéopathie a largement évolué aux USA et elle tend à se fondre dans la
médecine traditionnelle. Un mouvement qui ne peut que s'accentuer puisque
"plus les ostéopathes sont jeunes, moins ils utilisent les manipulations"
5 Outre les USA,
l'ostéopathie fait l'objet d'une reconnaissance officielle en Australie
(1992), en Nouvelle Zélande (1970), et en Grande Bretagne (1993). Elle est
plus ou moins pratiquée et tolérée dans plusieurs autres pays (Belgique,
Italie, Allemagne, Pays-Bas...). |
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Dix-sept pour cent des français ont recours à l'ostéopathie7
et trois cent mille nouveaux patients se tourneraient chaque année vers
cette thérapeutique 8. Qui sont les
ostéopathes ? Quel est leur statut ? Comme chaque fois qu'on
se penche sur le problème des médecines parallèles on constate une
différence d'attitude entre les différentes instances officielles et un
certain flou dans l'application des règles établies. Pour l'Académie de
Médecine l'ostéopathie fait partie des "doctrines irrationnelles et
antiscientifiques ". Cette position affirmée dans le bulletin de l'Académie
Nationale de Médecines en 1987 (p 945-951) n'a jamais été démentie. Le Conseil de l'Ordre
des médecins présente une position plus nuancée. Dans un courrier du 27 mai
1999, signé du Dr P.Haehner, son secrétaire général, il nous indique : Nous avons mené
notamment une réflexion sur l'ostéopathie avec les représentants de
l'Académie de Médecine, des Universitaires, Syndicats et Sociétés Savantes. Notons
que le mot "médecin " est souligné afin de bien marquer que ceux-ci sont les
seuls à pouvoir pratiquer l'ostéopathie. Cette possibilité a en effet été
officiellement refusée aux kinésithérapeutes en mai 1995. Paradoxalement
l'enseignement de l'ostéopathie est totalement libre. A côté des treize
universités qui délivrent un DIU aux médecins, des centres privés forment
des auxiliaires médicaux (kinésithérapeutes, infirmiers ) ou même des
candidats sans aucune formation médicale initiale. L'École Française
d'Ostéopathie 9, par exemple, dispense moyennant
9000 F par an, un enseignement qui s'étale sur 7 week-ends pendant 3 ans
(soit moins de 300 heures de cours) conduisant à un diplôme d'ostéopathe.
Les cours théoriques sont travaillés sur un programme de référence livresque
et polycopié. Précise-t-on bien à ces futurs ostéopathes que le diplôme
qu'on leur décerne est sans valeur sur le territoire français et qu'il ne
leur permettra pas d'exercer légalement ? On peut en douter ! D'après
le " syndicat de médecine manuelle-ostéopathie ", 5 300 médecins sont
habilités à pratiquer l'ostéopathie, soient qu'ils soient titulaire du
nouveau DIU, soient qu'ils aient obtenus une équivalence suite à une
formation antérieure " fiable ". Ceci ne représente qu'une très faible
partie de ceux qui se disent ostéopathes. Ce qui signifie que tous les
autres font de l'exercice illégal de la médecine10
. En pratique, les
autorités ferment les yeux. Celui qui va consulter un ostéopathe, s'il peut
tomber sur un médecin compétent qui a voulu développer sa clientèle par le
biais de cette médecine parallèle, peut aussi confier sa colonne vertébrale
à un praticien dont la durée de formation n'est même pas équivalente à celle
d'un étudiant de deuxième année de médecine. Les ostéopathes tentent
évidemment de s'engouffrer dans la brèche et font pression pour que leur
profession soit reconnue indépendamment des études médicales. Deux
associations multiplient les démarches auprès des pouvoirs publics et font
du prosélytisme dans les salons de médecines douces. "Alors
que la médecine n'avait rien à proposer pour aider ma fille, trisomique,
l'ostéopathie lui a été bénéfique... C'est ce qui m'a déterminée à m'engager
pour la reconnaissance de l'ostéopathie", indique Geneviève Favario
présidente de Libero11 qui œuvre pour le
"libre recours à l'ostéopathie ". Dans le même but, une
association de soutien aux ostéopathes ASO a été créée pour que "le
diplôme des ostéopathes soit reconnu ", s'appuyant sur le fait que dans
un but d'harmonisation, le Parlement européen, le 21 mai 1997, a demandé la
légalisation de certaines médecines parallèles dont l'ostéopathie. |
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L'ostéopathie française repose sur 3 théories12
: L'ostéopathie crânienne, l'ostéopathie viscérale et l'ostéopathie
structurelle.
L'ostéopathie crânienne est une croyance basée sur les concepts de W. G.
Sutherland, un ostéopathe américain (1873-1954). Selon lui, les os du crâne
auraient un déplacement rythmique perceptible à la palpation. Pour les
ostéopathes crâniens, toute cause susceptible de limiter la mobilité des os
du crâne peut altérer la physiologie du corps entier. Cette théorie a été
démentie par de nombreuses études scientifiques internationales13
. Cette croyance au dogme élaboré par W. G. Sutherland est très répandue
en France.
Dans la même veine que
l'ostéopathie crânienne, a été élaborée en France une théorie mécaniste de
la mobilité viscérale. Pour les ostéopathes viscéraux, toute cause
susceptible de limiter la mobilité des viscères peut altérer la physiologie
du corps entier...
L'ostéopathie
structurelle découle des théories de Fryette, Mitchell et Jones... Ces
théories sont jugées scientifiquement dépassées depuis longtemps.
En conclusion,
l'ostéopathie française est basée sur des théories dogmatiques et des
croyances pour les moins contestables. Le plus important reste donc
l'évaluation clinique de son efficacité.
Les
études contrôlées réalisées avec une bonne méthodologie sont très rares. Une
étude réalisée pour apprécier l'effet de l'ostéopathie sur les lumbagos a
conclu qu'elle ne fait pas mieux que le placebo14
. Pourtant les ostéopathes considèrent comme admis que les manipulations
soulagent les lombalgies aiguës. En fait, ce type de pathologie évolue
souvent de manière fluctuante et peut disparaître spontanément.
Le Pr.
Maigne (rhumatologue et pionnier de la médecine manuelle en France) indique
15: " La thèse des
chiropracteurs ou des ostéopathes qui soutient que bon nombre de maladies
seraient favorisées ou provoquées par des coincements vertébraux est absurde
et inadmissible. Les manipulations vertébrales ne peuvent pas servir à tout,
ni à tout le monde. Deux catégories de douleurs peuvent être soulagées ou en
partie soulagées par les manipulations. La première concerne les maux
vertébraux variés (torticolis, cervicalgies, dorsalgies, lumbagos,
sciatiques... ), tels qu'il en survient après un accident, un traumatisme,
un faux mouvement, etc. Dans la seconde catégorie s'inscrivent des
affections dont la relation avec la colonne vertébrale n'est pas évidente
mais auxquelles les manipulations remédient avec tant de constance et de
régularité qu'elles en ont authentifié l'origine vertébrale. C'est le cas de
certaines douleurs de l'épaule, du coude, de la plupart des maux de tête
habituels, et les manifestations trompeuses qui imitent les douleurs
digestives, gynécologiques... " et il ajoute "les manipulations ne
sont absolument pas dangereuses à condition d'être pratiquées quand elles
sont justifiées, et par des mains médicales et compétentes. "
En
effet, des manipulations mal indiquées ou mal faites peuvent causer des
troubles sérieux. Un revue de la littérature mondiale16
fait apparaître 135 cas de complications sérieuses (dont 18 morts) entre
1950 et 1980. Il s'agissait le plus souvent d'une méconnaissance du
diagnostic réel (tumeurs, hernies discales...) ou d'une technique
inadéquate. Un autre étude17 portant sur
4 712 traitements recense 55% d'effets secondaires (contractures
musculaires, nausées, fourmillement, petites radiculalgies...). Ces
manifestations disparaissent spontanément sans complications sévères dans
75% des cas. |
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Une nouvelle étude portant sur
l'efficacité a été publiée récemment dans le " New England Journal of
Medicine 18". Elle s'intéresse aux cas
de patients souffrants de lombalgies depuis plus de 3 semaines et moins de 6
mois. Elle a été conduite par une équipe de l'hôpital St Luke, de Chicago.
Les patients ont été répartis au hasard en deux groupes, 72 ont été traités
de manière traditionnelle et 83 ont été confiés à des ostéopathes. Le
résultat a été apprécié après 12 semaines à l'aide de différents outils
(questionnaire de Rolland-Morris, questionnaire d'Owestry, échelles
analogiques visuelles...). Aucune différence significative n'a été relevée
entre les deux groupes. A première vue, ceci semble indiquer que
l'ostéopathie fait aussi bien que la médecine traditionnelle. En fait, les
choses sont moins simples. En effet, le groupe qui à été traité par les
ostéopathes n'a pas, pour autant, été privé de médicaments ou de soins
physiques, simplement leur consommation dans ces domaines a été plus faible
que celle de l'autre groupe. Ceci n'est pas vraiment probant. Pour pouvoir
conclure à l'intérêt de l'ostéopathie, il aurait fallu que le reste du
traitement soit égal par ailleurs. Rien ne prouve en effet que le groupe
traité par allopathie aurait eu un résultat inférieur avec un traitement
classique plus faible. |
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| La preuve
de la validité de l'ostéopathie reste encore à faire et son avenir est bien
incertain. Doit-elle renforcer son image marginale de médecine holistique et
se définir en opposition à la médecine traditionnelle, avec les risques que
cela fait courir aux patients ? Doit-elle, au contraire, tenter de
s'intégrer à la médecine scientifique en lui offrant, dans un créneau très
limité, un outil qui reste à explorer et à valider ? Aux pouvoirs publics de
répondre. La pire situation serait celle qui prévaut aujourd'hui et qui
laisse la porte ouverte à l'incompétence et au charlatanisme. |
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1)
http://www.multimania.com/osteopathe/impatient.htm (le
site sur Multimania a déménagé le 2 février 2000 pour devenir
www.ostéopathie-france.net,
et la page concernant l'Impatient n'existe plus faute d'autorisation de
publier. Note du Webmestre). retour
2) http://www.multimania.com/osteopathe/principes.htm (le site sur Multimania a déménagé le 2 février 2000 pour devenir www.ostéopathie-france.net, et cette page peut être consultée sur le site : principes. Note du Webmestre). retour 3) Dossier de presse du " Registre des Ostéopathes de France ". retour 4) Still AT. Autobiography -- with a history of the discovery and development of the science of osteopathy. Reprinted, New York, 1972, Arno Press and the New York Times. retour 5) Johnson SM et al. Variables influencing the use of osteopathic manipulative treatment in family practice. Journal of the American Osteopathic Association 97:80-87, 1997. retour 6) Doxey TT, Phillips RB. Comparison of entrance requirements for health care professions. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics 20:86-91, 1997. retour 7) Enquête Cofrema avril 1995. retour 8) Chiffres de l'Union fédérale des ostéopathes de France. retour 9) École Française d'Ostéopathie, 148, Bd Malesherbes, 75017 Paris. retour 10) Ils risquent donc une amende de 20 000F et/ou une peine d'emprisonnement de 3 mois (article L367 du code de santé publique). retour 11) Extrait d'un article de " Alternative Santé - L'Impatient " N° 253 février 1999. retour 12) Ref : " ostéopathie anglaise - ostéopathie française, quelles différences ", Dr Elie Paul Cohen and Alain Guierre, http://services.worldnet.net/aguierre/. retour 13) " Documentation of the cranial rhythmic impulse ", James M. Norton, Ph.D, Department of Physiology , University of New England College of Osteopathic Medicine. retour 14) Gibson T., Grahame R., Harkness J., Woo P., Blagrave P., and Hills R., " Controlled comparison of short-wave diathermy with osteopathic' treatment in non-specific low back pain ", Lancet, 1985, i, 1258-1261. retour 15) " Le Particulier Pratique " N° 222 février 1998 p42-43. retour 16) Laderman J.P. - Accidents of spinal manipulations. Ann. Swiss chiropractors assoc. 1981 ; 7 : 161-208. retour 17) Power F.C., Hanigan W.C., Olivero W. - A risk/benefis analysis of spinal manipulation for relief on lumbar or cervical pain. Neurochirurgy, 1993 ; 33 : 73-78. retour 18) A Comparison of Osteopathic Spinal Manipulation with Standard Care for Patients with Low Back Pain, The New England Journal of Medicine -- November 4, 1999 -- Vol. 341, No. 19. retour |
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© Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie |
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Dernière modification : |