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Lettre ouverte de  Paul VAUCHER, étudiant à L'École Suisse d'Ostéopathie, aux ostéopathes professionnels


Chers futurs confrères

L'article de Gunnar B.J. Andersson, MD, PhD, et col., standard care for patients with low back pain, New England Journal of Medicine, 1999; 341(19) a fait couler beaucoup d'encre dans notre milieu. Son importance n'est toutefois pas spécifique à notre milieu vu que cette étude a été révélée au grand public aux États Unis dans le New York Times.

Je sais que vous en avez déjà parlé et j'ai considéré judicieux d'ajouter dans les archives deux articles sur ce sujet (en anglais). J'ai également pris la peine de traduire l'ancienne version qui avait été mise sur le net. Si quelqu'un désire donc recevoir cette traduction vous pouvez me contacter.

Je tiens à souligner quelques points très motivants pour la recherche ostéopathique qui a été mis en évidence par cette étude, même si ma vision "amateur" des choses peut heurter certains d'entre vous :

  1. Premièrement, une étude effectuée sur une population réduite (155 sujets) durant une période courte (une année) avec presque aucun frais de recherche (en effet aucun équipement n'est nécessaire) a eu un impact considérable pour la reconnaissance de l'ostéopathie (même si les résultats sont contestables). Ce type de recherche est à la portée de n'importe quelle institution et aurait put être effectuée par un étudiant en terminal ou par un D.O. suisse.

  2. Deuxièmement, il devient essentiel pour effectuer des recherches conclusives d'élaborer des liens entre les ostéopathes pratiquants ayant de l'expérience (base de donnée permettant d'effectuer des études statistiques à grande échelle) ainsi que des liens entre le domaine ostéopathique et le reste du domaine médical.
    Le deuxième point ne demande qu'à proposer aux instances médicaux concernées s'ils sont intéressées de participer à d'éventuelles recherches dans l'intérêt de la science médicale. Le premier point demande aux ostéopathes un peu de leur temps pour remplir des questionnaires ou des fiches répondant aux demandes de la recherche qui est effectuée. Ceci est une pratique courante dans le domaine médical et je suis persuadé que si les ostéopathes s'y mettent, les résultats qui suivront (du moment qu'ils puissent être publiés) permettront aux praticiens et au reste du domaine médical de reconnaître réellement l'efficacité ou non d'un traitement ostéopathique.

  3. Troisièmement, afin que l'ostéopathie puisse communiquer ses résultats aux personnes concernées, il deviendra de plus en plus urgent de mettre sur pied une forme de publication (du type périodique médical) regroupant les études effectuées et surtout permettant à ces études de figurer sur des bases de données tel que Medline, Ovid, etc. Ainsi, à mon avis, il est temps de mettre sur pied une revue médicale ostéopathique européenne même si ceci demande un effort de médicalisation du domaine ostéopathique; j'entends par cela :

  •  Les recherches effectuées devraient être basée sur des connaissances globalement acceptées et doivent suivrent un protocole strict et rigoureux

  • L'ostéopathie se doit de remettre en cause tous les modèles basés sur des connaissances scolastiques ou des théories qui n'ont pas été confrontées à l'expérimentation (ceci ne veut pas dire que ces hypothèses doivent être écartées, mais qu'elle doivent être prise en considération avec la plus grande précaution)

  •   l'ostéopathie ne doit en aucun cas être considérée comme une foi, comme une conviction dogmatique, mais comme une discipline médicale en évolution dont les fondements sont constamment sujet aux changements en fonction des nouvelles découvertes.

  • Il faut mettre sur pied une commission de correction regroupant des ostéopathes et des médecins non-ostéopathes travaillant en étroite collaboration ayant un vocabulaire et un concept médical commun

Suite à la demande de nos aînés d'une reconnaissance du domaine ostéopathique ainsi que la création d'une formation médicale à plein temps, l'ostéopathie européenne n'échappera pas à un changement qui va dans le sens des points que je vous ai mentionnés préalablement. Il est de mon avis (mais j'ai très peu voire pas du tout d'expérience) que ceci est avantageux pour l'ostéopathie et le domaine de la santé. Il ne me reste plus qu'une chose à dire... il y a du boulot sur la planche!

Sincèrement vôtre

Paul VAUCHER


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