Google

 

Lettre n° 1

3 novembre 2003

La lettre d'information du Site de l'Ostéopathie

SOMMAIRE

Le 4 novembre 2003, le groupe de travail sur l'ostéopathie et la chiropratique se réunira pour la 3ème fois. Le thème en sera :

  • Définition des actes - Recommandations de bonnes pratiques 

    • Explication des termes 

    • Champ de compétence (frontières avec les autres professions de santé), accès au patient en première intention ou non (diagnostic) 

    • Actes à risque

A ce propos, nous avons reçu de Jacques Lapouméroulie, Kinésithérapeute ET Ostéopathe, chargé du dossier Ostéopathie au SNMKR,  les propositions qu'il a faites pour cette réunion. M. Lapouméroulie nous rappelle qu'il a proposé une réunion à toutes les associations représentatives et regrette profondément que cela ne soit pas encore à l'ordre du jour en vue de proposer une analyse commune.
Pour appuyer ces propositions, Le Site de l'Ostéopathie propose un dossier complet sur ce sujet :

Propositions de définitions d'actes, champ de compétences, actes à risque 
(Exercice libéral)

Retour

 J. LAPOUMEROULIE

Le traitement ostéopathique consiste à pratiquer des actes réalisés manuellement ayant pour but l’identification des dysfonctionnements de mobilité du corps humain et d'y remédier par des thérapeutiques appropriées. Ces traitements des troubles fonctionnels servent à prévenir et à rétablir ces dysfonctions. Ils s'adaptent à l'évolution des connaissances scientifiques.

Dans l'exercice de son activité, l'ostéopathe tient compte des caractéristiques psychologiques, sociales, économiques et culturelles de la personnalité de chaque patient, à tous les ages de la vie.

L'ostéopathe se doit de s’informer ou de communiquer aux professionnels de santé toute information en sa possession susceptible d'être utile à la santé du patient, tout en respectant les volontés de celui-ci et le secret professionnel.

L'ostéopathe établit son traitement de première intention à partir d'un diagnostic ostéopathique et des objectifs de soin au moyen de techniques qui lui paraissent les plus appropriées, le tout étant notifié sur le dossier du patient.

L'ostéopathe est habilité à traiter les troubles fonctionnels à l'exclusion de certaines pathologies (inscrites sur une liste) telles que les maladies organiques, infectieuses et tumorales, ainsi que les fractures, qui sont d'indication médicale. Toutefois, dans ce dernier cas, il peut recevoir ces patients pour une action thérapeutique complémentaire. A travers ses connaissances acquises après un diplôme de kinésithérapie (Bac + 3 ou 4) et une formation complémentaire l'amenant à un minimum d'études de 5 000 heures, il a les compétences et le savoir nécessaire lui permettant de ne pas nuire et de diriger son patient vers la médecine si le besoin se fait sentir.

L’ostéopathe est habilité à pratiquer les actes dits de manipulation ostéo-articulaires, les mobilisations directes et indirectes sur le système locomoteur, crânio-facial (celles-ci étant particulièrement indiquées chez les enfants de moins de quatre ans), tissulaire et viscéral. Ces techniques peuvent être à visée thérapeutique ou non (préventives).

  • Les techniques directes sollicitent la dysfonction dans le sens correcteur.

  • Les techniques indirectes utilisent l'exagération du sens de la dysfonction comme action, en facilitant ensuite la correction.

L'ostéopathe est habilité à la pratique des actes suivants :

  • Mesure de la pression artérielle et les pulsations cardiaques,

  • Mise en place d’une ventilation par masque

  • Mesure du débit respiratoire maximum

  • sous certaines conditions, le toucher rectal et le toucher vaginal,

  • prévention non médicamenteuse des pathologies sur lesquelles son intervention est autorisée,

  • prescription de certains actes de radiologie et de biologie

  • contribution à la lutte contre la douleur et à participer aux soins palliatifs.

  • conseil, sous certaines conditions, d’une interdiction de pratique de sports. Il n’aura, par contre, pas le droit de délivrer un certificat médical autorisant la pratique des sports, temporairement.

  • conseil de compléments alimentaires

L'ostéopathe, en cas d'urgence et en l'absence d'un médecin, est habilité à accomplir les gestes de secours nécessaires jusqu'à l'intervention d'un médecin.

L'ostéopathe est habilité à participer à toute intervention dans le cadre d'études pluridisciplinaires, dans le cadre de la santé publique et à la recherche ergonomique. 

Il est habilité à participer à différentes actions d'éducation, de prévention, de dépistage, de formation et d'encadrement. Ces actions concernent en particulier :

  • la formation initiale et la formation continue des ostéopathes,

  • la contribution à la formation d'autres professionnels de santé,

  • la collaboration, en particulier avec les autres membres des professions sanitaires et sociales, permettant de réaliser des interventions coordonnées, notamment en matière de prévention,

  • le développement de la recherche en ostéopathie en collaboration, notamment avec l'A.N.A.E.S, le CNRS et l’INSERM.

En ce qui concerne les actes à risque, aucune profession ne peut se targuer d’un risque zéro : une situation inattendue peut se présenter à tout professionnel de santé, fut-il médecin. Techniquement, le problème des manipulations est souvent soulevé par certains… Tout ostéopathe qui a reçu une formation sérieuse doit connaître parfaitement ses limites, et sait très bien qu'il n'est pas nécessaire de manipuler en rotation et qu'à travers les contre-indications qu'il a apprises, il peut facilement manipuler une cervicale en latéralité! Pour un pré-requis, le "niveau de bac +5 ou +6" comme celui que possède un dentiste ou une sage-femme dans des compétences parfaitement définies, comme nous vous le proposons dans les actes précités, est une sécurité dans l'intérêt de la santé publique. Les études faites par les compagnies d'assurance dont une, "Le Sou Médical", est la plus à même d'en parler, montre que les risques liés aux infiltrations sont plus importants que ceux liés aux manipulations. De plus, nous savons bien, nous kinésithérapeutes formés à l'ostéopathie, qu'à travers tous les procès intentés par nos amis médecins pendant de nombreuses années, combien il nous a fallu être vigilants et responsables afin  de ne pas subir les foudres des tribunaux!

Un ostéopathe (G.ROULIER) explique d'autre part l'apport non négligeable en matière de coût des soins ostéopathiques. Un autre point à ce sujet, l'existence d'une médecine manuelle-ostéopathie (scientifique) pratiquée par nos amis médecins permettent aux patients d'accéder à des remboursements. 

Le récent rapport de M. le Professeur Y.BERLAND remis au Ministère de la Santé encourage le transfert de compétences. Il souligne l'importance de régulariser des pratiques existantes non reconnues ou encore d'apporter une légitime reconnaissance à certains professionnels paramédicaux. Après trois ou quatre années d'études conduisant au diplôme d'État, la spécialité serait acquise au bout de deux années de spécialisation sanctionnées par le "grade de master". Les kinésithérapeutes entrent parfaitement dans ce cadre et pour celles ou ceux qui le souhaitent, deux années d'études supplémentaires en ostéopathie, à temps plein ou en formation continue, augmentée des validations d'acquis d'expérience, permettront à ces professionnels d'être responsables et d'entrer dans le cadre d'une profession de première intention non prescrite.

Le Traitement Ostéopathique Général (TOG)

Retour

Le traitement ostéopathique général a été défini par Littlejohn. Un livre en a montré tous les avantages, celui de Françoise Hématy qui s’intitule justement le TOG.
Le TOG consiste d’abord à faire un examen ostéopathique général, (en fonction de l’anamnèse préalable) en recherchant les différentes zones présentant des restrictions de mobilité. Puis à spécifier les lésions que présentent ces zones ; et enfin à traiter ces zones au moyen de diverses techniques qui constituent l’arsenal thérapeutique de l’ostéopathe.
Il ne faut pas confondre l’acte ou les divers actes que l’ostéopathe est habilité à pratiquer et l’ensemble des techniques employées pour traiter qu’emploie l’ostéopathe.
Lire la suite...

Évaluation des logiciels

Retour

Nous avons reçu 7 logiciels en démonstration avec données explicatives. Cette évaluation a été faite sur notre ordinateur en complète indépendance et sans qu'aucun constructeur intervienne directement d'une manière ou d'une autre.  Lire la suite...

Le logiciel idéal

Retour

 Le logiciel idéal doit comporter, au minimum, l'ensemble des rubriques suivantes : la fiche patient, les listes annexes, Lire la suite...

LIVRE : LA MAIN OU LA PROMESSE D'UNE PAROLE-GESTE 
Claude Bochurberg, 48 pages - 10 euros   - Éditions A. J. Presse - ISBN : 2-86972-021-1

Retour

A Cerisy-la-Salle, ce haut lieu du débat intellectuel français, espace de liberté pour tant de grands philosophes contemporains, s'est tenu en juillet 2003, un colloque sur le thème de la main, organisé par Armelle Chitrit. Pour la première fois en cette vénérable maison, un ostéopathe, Claude Bochurberg, a été invité à y prendre la parole, ce dont témoigne ici avec émotion l'auteur, tout en reproduisant le contenu de sa communication. Lire la suite...

 Pour se désabonner, envoyer un message à : 

lettre_site_osteopathie-unsubscribe@yahoogroupes.fr 

[ La lettre n° 1 ] La lettre n° 2 ] Lettre  n° 3 ]
Le billet de Bernard l’impertinent ] Année 2003 ] Année 2004 ] Année 2005 ] Année 2006 ] Année 2007 ]
Moteur de recherche ] Plan du site ] Indépendance et liberté ] Ostéopathes en maternité ] Pour les professionnels ] L'ostéopathie sur l'Internet ] Les sources d'information ] La formation des ostéopathes ] Les principes ostéopathiques ] La Thérapeutique ostéopathique ] Ostéo-pratique ] Informations légales ]

© Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie

Créée le 3 novembre 2003 - Dernière modification :