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Collectif des Ostéopathes du Nord
Réunion du 29 janvier 2005
« Quel sera l’avenir de la profession d’ostéopathe
? »
Compte-rendu de la réunion paru dans le journal "La Voix du Nord"
édition du dimanche 30 et lundi 31 janvier
2005
La formation, ouverte à la Catho
et contestée, au cœur d'une réunion importante,
hier à Lesquin, avec les praticiens de la région
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L'ostéopathie (toujours) en quête de statut
L'Ostéopathie est aujourd'hui en France une profession toujours en
quête de statut. Aussi, l’ouverture, l'automne, dernier, d'une formation
spécifique au sein de l'école de kinésithérapie de la Catho à Lille
(La Voix du Nord du
9 décembre) a-t-elle suscité de
très vives réactions des ostéopathes de la région, engagés depuis plusieurs
années dans un processus de reconnaissance officielle.
Réunis au sein d'un
collectif né de cette inquiétude
et regroupant cinq associations représentatives
[1] auxquelles se sont joints le
Registre des ostéopathes de France (ROF) et l'Académie d'ostéopathie de
France (AOF), ces professionnels ont tenu, hier à Lesquin, une journée
d'études qui s'est avérée particulièrement importante. «
Pour la première fois, on a
réussi à
faire asseoir tout le monde autour d'une
table pour avancer, par-delà des oppositions, sur l''avenir
d'une profession et son futur statut », résumait Philippe Bolet,
porte-parole du collectif.
Une avancée qui n'est
pourtant, à ce stade, qu'un épisode dans
une problématique essentielle à une inconnue
: celle de la loi
du 4
mars 2002 sur
l'usage
du titre d'ostéopathe,
loi attendue depuis longtemps, relevant du dispositif «
des droits des malades et à la qualité du
système de santé », mais dont les décrets d'application n'ont
toujours pas été publiés ! Cas de figure très français, qui a pour
conséquence de laisser les choses dans le vide, tout au moins dans un flou
juridique dont s'inquiètent les professionnels. Ceux-ci ne se privent pas de
rappeler qu'aujourd'hui, quelque 10 millions de Français consultent et ont
recours à cette thérapie qui est, dans les faits, partie intégrante du
système de soins depuis quarante ans.
Hier, les
représentants des ostéopathes avaient surtout à entendre deux responsables
de la Catho venus expliquer ce qu'est, aujourd'hui, cet institut de
formation supérieure d'ostéopathe qui fait problème. Rencontre
houleuse dans un premier temps, chacun se souvenant de sessions de travail
en commun qui s'étaient mal terminées ; des divergences quant au contenu et
aux modalités de cette formation avaient abouti au clash au début de l'année
2003.
Sécurité du
patient
Aux représentants de
la Catho, évoquant
le
solide réseau
hospitalo-universitaire de 850 lits (autour de Saint-Philibert et
Saint-Antoine) qu'ils représentent mais convenant qu'ils n'ont
pas toutes les réponses quant au devenir de la nouvelle formation,
les ostéopathes ont reproché un
cahier des charges insuffisant donc inacceptable (volume d'heures
insuffisant notamment) et surtout, le refus absolu de se raccrocher au wagon des kinés :«
Nous sommes une profession
spécifique
le titre
doit être protégé. Vous avez voulu
faire cavalier seul,
mettre en place votre école dans votre coin alors que nous devions
absolument nous unir pour
nous
présenter organisés devant le ministère
».
Chacun a convenu qu'il
était temps de reprendre les
discussions. « A l'évidence, nous
souhaitons, les uns et les autres, une profession reconnue, indépendante, un
titre
à préserver. Nous allons continuer à
travailler ensemble », résume Philippe Bolet.
D'autant' qu'il y a urgence,
insistent les ostéopathes : depuis la loi de 2002, des. écoles
privées s'ouvrent ici et là sans encadrement juridique, 'sans garde-fou
quant à la qualité de l'enseignement prodigué. « Ce,
qui
est en jeu, c'est la sécurité des
patients
» conclut Philippe Bolet.
Jean-Marie DUHAMEL
A la suite
de la publication de cet article, l'Association Française des Ostéopathes
(AFO) nous a demandé de publier les 3 documents suivants :
-
Lettre à M. Jean-Marie DUHAMEL, auteur de l'article paru dans La Voix du
Nord
Monsieur Jean-Marie
DUHAMEL,
Je vous remercie pour votre article paru ce matin dans la Voix du Nord des
dimanche 30 et lundi 31 janvier.
Je voulais toutefois apporter deux précisions sur cet article par ailleurs
très clair.
La première : les organisations AFO, OdF, SFDO, SNOF et UFOF (Association
Française d’Ostéopathie, Ostéopathes de France, Syndicat Français des
Ostéopathes, Syndicat National des Ostéopathes de France et Union Fédérale
des Ostéopathes de France), seules « organisations représentatives
de la profession » ne font pas partie du Collectif des Ostéopathes du Nord
et se sont généreusement déplacées à Lille pour soutenir leurs confrères
du Nord, préciser les conditions d'accès à notre profession et rappeler
les portées et le sens de la loi 2002-303.
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-
Un
rectificatif de l'AFO : ATTENTION à la
DUPERIE !
Ce samedi 29 janvier 2005, l’AFO
et les autres organisations représentatives ont très généreusement apporté
leur soutien aux ostéopathes du Nord qui avaient vivement réagi à
l’ouverture d’une énième formation à l’ostéopathie, mais cette fois-ci, au
sein de l’université privée catholique du Nord.
A cette occasion, l’AFO a rappelé les avancées de notre dossier, les
négociations permanentes et actives des organisations représentatives,
les portées et le sens de la loi 2002-303, ainsi que
les objectifs communs qui depuis toujours
guident nos actions, notamment en matière d’enseignement.
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-
Le
communiqué commun des 4 associations représentatives des Ostéopathes (AFO,
SNOF, SFDO et UFOF).
Communiqué de l’ensemble des organisations représentatives d’ostéopathes
Les organisations soussignées, seules
reconnues représentatives de la profession d’ostéopathe par le Ministère
de la Santé, prennent acte des positions prises par l’Administration lors
des diverses réunions du groupe de travail sur les conditions d’exercice
et de formation de leur profession, telles qu’énoncées ci-après :
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Voir
également : Présentation de la
journée du 29
janvier 2005 et l'Ordre
du jour
1. - Il s'agit des associations suivantes :
Association Française des Ostéopathes (AFO),
Syndicat National des Ostéopathes de France
(SNOF),
Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO), Union
Fédérale des Ostéopathes de France et
Association des Médecins Ostéopathes de France
(AMOF "Ostéos de France"). Voir :
Les associations professionnelles
Article reproduit avec
l’aimable autorisation de M. Jean-Marie DUHAMEL. |
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Depuis le début de l’année 2004, les médecins ont manifesté
une opposition de plus en plus grande vis-à-vis de l’Ostéopathie et de la
profession d’ostéopathe telle que définie par l'article 75 de la Loi
2002-203 du 04 mars 2002 relative aux droits du malade et à la qualité du
système de santé publiée au Journal Officiel N° 54, le 5 mars 2002, page
4118.
Cette opposition semble irréductible et leurs
arguments portent sur les sujets suivants :
L'argument
historique, les réserves de l’Académie et du Conseil de l’Ordre,
le concept philosophique et
l'anatomie et le physiologie imaginaires,
la formation des ostéopathes,
les
techniques, les manipulations.
Nous
parlons également de la Controverse de Basas qui réunissait uniquement des
médecins pour essayer de donner une définition aux termes ostéopathiques.
Le dossier se
termine par notre réponse au Dr Garcia qui, dans une interview au Quotidien
du Médecin, posait un certain nombre de questions sur l'ostéopathie et les
ostéopathes.
Lire l'ensemble
du dossier L'Ostéopathie et
les médecins |
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Interview de Pierre-Yves Maignan, Président
du M.I.L.C.T. (Mouvement international pour le libre choix thérapeutique)
par Guy Roulier D.O. :
Ostéopathie : les usagers montent au créneau !
Entre les Ostéopathes
et le MILCT, s’est établi, depuis 25 ans une dynamique au seul service
de la santé publique. Pionnier, apôtre d’une liberté éclairée et de
responsabilité en matière de santé, avant-gardiste, progressiste et
indépendant, le MILCT a été de toutes les batailles, de toutes les
grandes manifestations de l’ostéopathie, aussi bien nationales
qu’européennes.
Guy ROULIER : Pierre-Yves
Maignan, vous avez souhaité vous exprimer et c’est avec plaisir que nous
vous donnons la parole, connaissant votre attachement à la défense
de la santé. Pour commencer, que pensez-vous de l’événement que
constitue le premier
Congrès du Woho à Paris ?
Pierre-Yves Maignan :
Tout d’abord, je suis heureux que le premier congrès mondial des
Ostéopathes du WOHO se soit tenu à PARIS, car il est intéressant de
rappeler que c’est en France que ce grand mouvement d’origine américaine
a véritablement redémarré dans les années 1970, (après une première
implantation en Grande-Bretagne), pour rayonner ensuite dans toute
l’Europe continentale. Les comptes-rendus que j’en ai lus laissent
présager un avenir serein pour cette discipline d’utilité publique, à
condition de coller à la réalité sanitaire et sociale, non seulement en
France et dans le monde développé mais aussi dans les pays en voie de
développement.
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Interview
de Maître Isabelle ROBARD par Guy Roulier :
Ostéopathie : le poing sur la
table
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L'organisation
de la
Haute Autorité
de Santé
(HAS) est articulée autour d’un Collège
exécutif de huit membres dont un président,
ordonnateur des dépenses et des recettes. Ce président est
M. Laurent Degos,
hématologue et ancien président du conseil d'administration de l'Agence
française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
La HAS sera dirigée par Alain Coulomb, qui présidait jusqu'à
présent l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé
(Anaes).
Sur son site :
www.has-sante.fr
on peut télécharger un
dossier de presse qui permet de mieux cerner son rôle et ses missions
(format pdf).
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