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Revue
Aesculape n° 16 - Janvier - Février 1999 p. 37
Résumé des travaux de
biomécanique des os du crâne
Jean-Claude Herniou Ostéopathe
DGBM
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SOMMAIRE
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Généralités
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Détermination des
propriétés mécaniques statiques obtenues sous contraintes
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Propriétés mécaniques
dynamiques obtenues par utilisation des ultra-sons
- Modélisation
par la Méthode des Éléments finis
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Méthodologie
- Matériel
- Résultats
- Estimation
du déplacement : suture modélisée type harmonique
- Estimation du
déplacement : suture modélisée type "biseau"
- Estimation de
déplacement : suture modélisée type dentée
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IV. -
Modélisation par la Méthode des Éléments finis
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sommaire |
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Nous savons que les modules dynamiques sont
toujours plus grands que les modules statiques. |
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Aussi, pour la modélisation qui va suivre,
j'ai utilisé volontairement les modules d'élasticité et les coefficients de
déformabilité statiques pour obtenir des estimations de mobilité minimales
entre les sutures et les os. |
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Les propriétés mécaniques des os in vivo sont
intermédiaires entre les deux modes d'expérimentations précédentes.
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Dans les années 70, des études sur les
propriétés mécaniques des os longs humides (in vivo et post-mortem) sur des
animaux et des hommes, m'ont permis d'estimer avec une grande sécurité, par
calcul et conversion, les propriétés mécaniques qui nous intéressent.
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Pour les calculs qui vont suivre, je décrirai
successivement |
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(1) la méthodologie, (2) le matériel utilisé,
et (3) les résultats obtenus. Enfin, (4) une remarque sur le LCR si "cher"
aux ostéopathes et en (5), conclusions. |
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Afin d'approcher les conditions pratiques
de "l'ostéopathie crânienne", j'ai volontairement appliqué une contrainte
normale très faible (équivalente en module à celle exercée par une masse
de 500 g).
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Découpage en éléments suffisamment petits
pour approcher au mieux la forme des os et sutures.
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Application à ces "briques" élémentaires de
la force désirée (5OOgf).
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Solution d'un système du type K u = F.
(K = matrice de rigidité, u= déplacement, F= contrainte/sollicitation).
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Numérotation des éléments et situations
dans le plan ou l'espace.
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Coordonnées des nœuds et propriétés de ces
éléments. Sollicitations (forces) et conditions imposées (limites).
Matrice de digidité globale par boucle (i.j.k).
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Sommation de leur matrice de rigidité
élémentaire (assemblage).
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Définition du vecteur de sollicitations.
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Résolutions par un système d'algorithme
classique (Gauss-Seidel).
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Détermination des contraintes au niveau de
chaque nœud.
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Détermination des déformations au niveau de
chaque point d'intégration (soit un nombre considérable d'équations entre
un nombre égal d'inconnues).
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J'ai choisi l'hypothèse de la Méthode des
Éléments Finis (MEF) dans un espace aux dimensions réduites, en sachant
qu'elle limite les performances du modèle mais que les résultats obtenus
seront suffisants pour me permettre de déterminer un ordre de grandeur des
déplacements osseux et suturaux sous faible contrainte.
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Ordinateur Vax Delta, UTC.
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Gros logiciel d'éléments finis Mosaic Mef
(Canada)
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Préprocesseur de maillage conversationnel
avec un optimiseur de largeur de bande
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Postprocesseur utilisant les fichiers
automatiques et permettant de visualiser les résultats (Déformées)
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Définition des forces
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Maillage automatique
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Données physiques et géométriques Calcul
d'éléments finis
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Visualisation iso-forces couleurs.
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1) Estimation du
déplacement : suture modélisée type harmonique
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La géométrie retenue est celle du
type "poutre" (fig. II 8 a).
Par symétrie, la modélisation peut s'effectuer sur une demi-poutre
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Dans la (figure 1) une seule rangée d'éléments
d'élasticité plane linéaires (EPL) a été retenue pour modéliser la
suture, la force normale étant appliquée au milieu de celle-ci |
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Figure
2 |
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Dans la (figure 2) déformée avec 4 rangées
d'éléments (EPL), on trouve :
D sut = 41,65 microns D os : 25 microns |
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2)
Estimation du déplacement : suture modélisée type "biseau". |
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En modélisant (figure 3) avec
des éléments d'élasticité plane linéaires (EPL T3 et Q4) on trouve :
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Figure
4 |
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La déformée (figure 4) D os = 6,49 microns (force
appliquée sur le biseau osseux interne).
D sut = 25 microns (la force étant appliquée sur
le biseau osseux externe). |
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Figure
5 |
Avec une représentation couleur des lignes
iso-forces (figure 5), on peut constater un très fort gradient de
contraintes sur la suture suivant ses deux directions privilégiées Dans
la dimension principale, le haut est en compression, le bas en traction
perpendiculairement à la grande dimension, le gradient de contrainte est
très fort. |
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Toujours en mode iso-couleur, la (figure 6) montre
que la répartition des déformations est maximum sur le haut de la
suture, là où se localise le maximum du gradient de contrainte.
La suture résorbe donc l’essentiel de la déformation, l’os ne se
déformant pratiquement pas : la suture biseautée a donc un rôle
d’amortisseur. |

Figure
6 |
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3) Estimation de déplacement : suture,
modélisée type dentée |
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Figure
7 |
Deux plaques osseuses avec interpénétration
(figure 7).
Pour simplifier le calcul on choisit 2 dents avec
éléments en coques épaisses quadratiques (T6 et Q8).
La force est appliquée au milieu de la "poutre" et donc répartie entre
l'os et la suture. On trouve D sut : 22,44 microns. |
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Figure
8 |
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Avec les sorties iso-couleurs,
on constate que la déformation est presque entièrement confinée dans la
suture avec des maxima aux pointes tant pour la face supérieure que pour
l'inférieure (figures 8 et 9). |
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Ceci confirme les
observations cliniques et palpatoires d'Upledger (1983). |
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Figure
9 |
Figure
10 |
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Quant à la répartition des
contraintes, elle montre (figures 10 et 11) qu'il n'existe ici aucun
gradient de contrainte dans les zones osseuses qui s'interpénètrent. |
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Les contraintes dans la suture sont homogènes et
assez faibles.
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