Explication
des planches :
Avant de faire cette explication, je
dois dire un mot sur la manière dont la représentation de l'organe a été
conçue et exécutée.
Relativement à la conception, j'ai voulu que celui qui connaît à peine les
dispositions si compliquées de l'oreille moyenne et de l'oreille interne
pût, à l'aide de ces planches, parvenir à se faire une idée assez exacte de
l'une et de l'autre, et devenir surtout capable de les bien comprendre en
les étudiant sur la nature. Or pour cela, partant de l'ensemble ou plutôt de
l'os qui le renferme, j'ai examiné toutes les parties qui deviennent
successivement plus profondes et en même temps plus difficiles à découvrir
et à comprendre, examen qui a exigé un nombre de coupes presque égal à celui
de ces parties. Mais la plupart des dispositions de l'oreille sont si
déliées qu'il est difficile de les bien voir, lors même qu'on les examine
sur la nature, à plus forte raison lorsqu'on cherche à les apercevoir dans
leurs images. J'ai donc été conduit à les présenter presque toutes dans des
dimensions telles quelles cessassent d'offrir la difficulté attachée à leur
petitesse. Cependant, comme il faut toujours chercher à se faire une idée
des choses telles qu'elles existent, il convient de faire connaître les
proportions selon laquelle elles ont été grossies; or, pour transmettre
cette connaissance, on se borne toujours à indiquer l'accroissement des
dimensions; mais, comme il est naturel de penser que celles-ci augmentent ou
diminuent comme le volume, on se fait des idées tout-à-fait contraires
à la vérité, car les volumes des deux corps inégaux mais semblables, comme,
par exemple, un nain et un géant, sont à l'égard l'un de l'autre, non comme
leurs dimensions, mais comme les cubes de ces dimensions : ainsi, par
exemple, si celles d'un temporal sont doubles, triples, quadruples, etc., de
celles d'un autre temporal, le volume du premier sera, par rapport à celui
du second, huit fois, vingt-sept fois, soixante quatre fois plus grand. Pour
éviter toutes ces difficultés, je n'indique ni les dimensions ni le volume
de la partie grossie; mais, dans un dessin à part, je la présente dans sa
grandeur naturelle; de cette manière, on se fait, par voie d'inspection, un
idée qui cesse d'être exacte lorsqu'on cherche à l'acquérir à l'aide du
raisonnement.
Quant à l'exécution, je me bornerai à dire que j'ai surtout cherché à être
clair, facile à comprendre, et que, lorsqu'au préjudice de la douceur et de
la grâce des formes, j'ai senti la nécessité de transmettre à l'image un
caractère de sécheresse et de dureté, je n'ai point balancé à faire un
sacrifice dont les artistes seuls pourront se plaindre, car ce que l'art
perdra tournera au profit de la science.
Mais, après le travail du dessin, vient celui de la gravure, et il doit y
avoir entre l'un et l'autre la plus parfaite harmonie; car, dans ce rapport,
j'ai été parfaitement secondé, par M. de la Plante, qui se fait remarquer
par beaucoup d'habileté, d'intelligence et de goût, à un âge où souvent on
n'est encore qu'apprenti, a très bien saisi toutes mes intentions, compris
tout ce que je voulais faire entendre; je dirai même qu'il a d'abord été
trop exact, trop scrupuleux; car dans les premières planches, il a si bien
rendu tout ce qui se remarque à la surface des os, lorsqu'on les examine de
très près, qu'il les a couverts d'une multitude de petits détails souvent
contraires à ce qui s'observe le plus fréquemment et toujours
nuisibles à l'effet de l'ensemble; mais ensuite il n'a pas commis cette
première faute.- P. P. BROC |
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Figure 4 :
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Agrandir la figure
4 |
| Ablation de la paroi externe et
inférieure du conduit auriculaire et d'une partie de la lame osseuse qui
forme la cavité glénoïde pour mettre à découvert, d'un côté, le fond du
conduit bouché par la membrane tympanique A,
et, de l'autre, la cavité du tympan. - B,
Sonde parcourant le conduit, perçant la membrane, pénétrant, après
l'avoir traversée, dans le tympan, cavité dont elle sort par une
ouverture à laquelle s'insère, comme nous le verrons bientôt, la trompe
d'Eustache. |
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