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Ostéologie de
l'organe de l'ouïe - 1 |
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Atlas du second
semestre du Journal des Connaissances Médico-Chirurgicales
4ème
année commençant le 1er
juillet 1836
Ostéologie de l'organe de l'ouïe |
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PLANCHE 45 |
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Agrandir la figure 1 |
Figure 1 :
Rocher vu directement en dehors
et séparé de la portion écailleuse en A et en B. |
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C : paroi
inférieure du conduit auriculaire dont l'extrémité interne
offre la partie inférieure de la rainure dans laquelle est reçue la
membrane du tympan. Immédiatement au-delà de ce conduit, se voit la
paroi interne du tympan qui offre successivement de haut en bas les
objets suivants : D, saillie à peu
près demi-cylindrique, recourbée en bas et en arrière, produite par
l'aqueduc de Fallope; cet aqueduc qui, étranger à l'oreille interne, est
rempli par le nerf facial, naît du fond du conduit auditif interne et se
termine au trou stylo-mastoïdien. Il est ici parcouru par une sonde qui
est censée en percer les parois un peu au devant de la fenêtre ovale. |
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| Au-dessous de cette saillie,
E : ouverture demi-ovalaire ou
fenêtre ovale, bouchée en partie, quand les osselets sont en place, par
la base de l'étrier, et en partie, par une membrane fixée au contour de
cette base et à celui de la fenêtre; derrière cette ouverture,
F : éminence pyramidale à sommet
antérieur percé d'un trou comme le sommet de la racine d'une dent, éminence
nommée pyramide; au-devant de la fenêtre ovale,
G : canal dont la paroi externe a été divisée longitudinalement pour
mettre à découvert la cavité. On la nomme bec de cuiller parce que la
même paroi extrêmement mince est toujours emportée par la macération, ce qui
le transforme en une espèce de gouttière terminée du côté de la fenêtre
ovale par une sorte de bec. Ce bec, dans l'état d'intégrité du canal, est
percé d'un trou qui donne passage au tendon du muscle interne du marteau
renfermé dans le canal lui-même; immédiatement au-dessous de la fenêtre
ovale. H : grosse saillie produite par
le limaçon, nommée promontoire; au-dessous et en arrière du
promontoire. I : ouverture ronde
lorsqu'on la regarde d'arrière en avant, mais s'offrant ici sous l'apparence
d'une fente verticale, parce qu'elle est vue de dehors en dedans.
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Figure 2 :
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Agrandir la figure
2 |
| Cette ouverture qu'on nomme fenêtre
ronde est l'orifice de l'une des deux cavités spirales du limaçon,
de l'interne, et elle est bouchée par une membrane pour laquelle il
n'existe aucun muscle destiné à la tendre ou à la relâcher; enfin, entre
le promontoire et la pyramide, J :
fossette qui n'offre rien de particulier. K
: trompe d'Eustache insérée à l'ouverture que surmonte le bec de
cuiller, mais tout-à-fait libre à la partie supérieure de son extrémité
tympanique, à cause de l'ablution de la portion écailleuse qui complète
en haut cette ouverture. L'extrémité renflée de la trompe est ce qu'on
nomme le pavillon. C'est par cette partie évasée que s'introduit
le bec de la sonde, lorsqu'on fait, par la trompe, une injection dans le
tympan. |
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Agrandir la figure 3 |
Figure 3 : Rocher vu
et isolé comme le précédent |
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A :
membrane du tympan formant avec le cadre osseux, dans lequel elle
est enchâssée, la paroi externe de la cavité, et cachant par conséquent,
du moins en très grande partie, la paroi interne à découvert dans la
figure précédente. Cette membrane, concave en dehors (nous avons déjà vu
pl.
44, fig. 7, sa convexité en dedans), est à peu près ronde;
mais, ici, elle s'offre sous l'apparence d'un ovale dont le grand
diamètre est transversal, ce qui dépend de ce qu'elle est très inclinée
en bas, en arrière et en dehors. |
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Pour la voir ronde, il faudrait
la regarder de bas en haut, d'arrière en avant et de dehors en dedans. On
conçoit que cette inclinaison rend la paroi inférieure du conduit
auriculaire plus longue que la supérieure, disposition, qui en pratique,
doit souvent être prise en considération.
B : tête et col du marteau
dépassant la membrane et répondant à la partie supérieure du cadre tympanal.
C : corps et apophyse horizontale
de l'enclume, placés de la même manière à l'égard de la membrane et de son
cadre osseux.
D : ensemble des cellules mastoïdiennes
creusées dans la région mastoïdienne du temporal, et communiquant avec le
tympan au moyen d'une ouverture très large et très irrégulière à laquelle
répond l'apophyse horizontale de l'enclume. |
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Figures 4, 5, 6 et
7
osselets de l'ouïe articulée entre
eux et vus en dehors dans les fig. 4 et 6, et en dedans dans les deux
autres.
A : marteau;
B : enclume; C
: os lenticulaire; D : étrier.
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Agrandir la figure 4,5,6 et 7 |
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Figure 4
La figure 4 offre
les osselets en place dégagés de la membrane tympanique qui les couvre
en grande partie. Ils paraissent bien courts, c'est qu'en effet ils sont
vus en raccourci comme la membrane.
Ainsi on voit successivement : 1 - la paroi
interne du tympan; 2 - sa paroi externe
formée en grande partie par la membrane tympanique que dépassent en haut
le marteau et l'enclume; 3 - l'ensemble des
osselets en place entièrement à découvert;
Ces quatre os, considérés dans l'ensemble de la chaîne qu'ils
constituent, s'étendent de la paroi externe du tympan à la paroi
interne, ou plus exactement, de la membrane tympanique à la fenêtre
ovale; c'est le marteau qui très oblique en
bas et en dedans, est appliqué par son manche contre la membrane dont il
mesure très exactement le rayon vertical supérieur, et c'est
l'étrier qui par sa base est reçu dans la
fenêtre au contour de laquelle le fixe une membrane. Les deux autres os
sont intermédiaires, de sorte qu'articulés entre eux, ils s'articulent
de plus, l'un avec le marteau, c'est l'enclume,
et l'autre avec l'étrier, c'est l'os lenticulaire. |
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Agrandir la figure 4 |
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Figure 5
On voit que le mouvement de chacun de ces os doit plus
ou moins produire celui des autres; cependant il n'y en a que deux qui
soient pourvus de muscles, et ce sont ceux qui forment les extrémités de
la chaîne, ceux qui, étant fixés à des membranes, sont propres à
déterminer directement la tension ou le relâchement de ces dernières,
double état qui doit puissamment influer sur l'exercice de la fonction.
Le marteau en a deux qui, en attirant son manche, l'un en dedans,
et l'autre, en dehors, produisent, le premier, la tension de la membrane
du tympan, et le second le relâchement; l'étrier n'en a qu'un
qui, fixé à la partie postérieure de son col, lui fait éprouver un petit
mouvement de bascule d'avant en arrière; mouvement qui tend la membrane
fixée autour de la base de cet os et au bord de la fenêtre ovale. (Le
muscle de l'étrier nié par quelques anatomistes, est, selon eux, un
simple ligament). |
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Agrandir la figure 5 |
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