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Les lésions se reproduisent

Revue Ostéopathie Thérapies Manuelles Mars 1990 n° 36

Quelques raisons pour lesquelles les lésions sacro-iliaques se reproduisent

Harrison H. FRYETTE - D.O.

Article paru dans la revue Ostéopathie Thérapies Manuelles n° 36 - Mars 1990
www.atman.fr/
reproduit avec l'autorisation de M. Marc BOZZETTO, directeur de la Publication

Harrison H. FRYETTE - D.O.
Une lésion de l'articulation sacro-iliaque peut être définie comme un état pathologique ou n'importe quelle malposition d'un ou des deux os de l'articulation qui trouble sa fonction.
Une discussion complète sur cette articulation devrait inclure les changements arthritiques, les influences infectieuses et cancéreuses, mais je dois me limiter aux seuls facteurs mécaniques.
Pendant les vingt cinq dernières années, j'ai pris l'habitude pour nommer une lésion de mentionner d'abord l'os qui se déplace sur sa base; par exemple : la lombo-sacré si la 5ème vertèbre lombaire se déplace sur le sacrum. Pendant longtemps nous avons pensé que l'ilium se déplaçait sur le sacrum dans toutes les lésions sacro-iliaques, mais feu le Dr. Réginald PLATT, a prouvé que ce n'était pas vrai. Alors, nous avons trouvé que le sacrum est souvent lésé sur les iliaques en position d'extension, de flexion ou de rotation.
Quand le sacrum quitte sa position normale sans troubler les rapports normaux des innominées, c'est une véritable lésion sacro-iliaque, mais une lésion de l'ilium sur le sacrum avec une lésion correspondante à la symphyse pubienne est une lésion ilio-sacrée et devrait être définie comme telle.

  • CARACTÈRE DE L'ARTICULATION

Une vieille édition de l'Anatomie de GRAY appelait l'articulation sacro-iliaque une synchondrose. Les ostéopathes ont prouvé que ce n'était pas cela.
Quelques années plus tard, l'articulation était classée comme amphiarthrodiale, et maintenant, c'est une diarthrodiale. Cependant, ce n'est pas toujours parfaitement une diarthrodiale, parce que la membrane synoviale ne couvre pas toujours la surface articulaire totale et ne se meut pas librement dans toutes les directions, mais a un mouvement de balancement très limité. J'ai disséqué des articulations sacro-iliaques qui étaient entièrement couvertes par une membrane synoviale et pouvaient être appelées de vraies articulations arthrodiales mais dans le nombre limité que j'ai disséqué, j'en ai trouvé une grande majorité avec une membrane synoviale antérieure et une postérieure, et le centre de l'articulation maintenu par du tissu fibreux.

Les parties antérieure et postérieure de l'articulation sont rattachées par de petits passages de la taille d'un brin de paille qui passe à travers le tissu fibreux et permet au liquide synovial de passer d'un côté à l'autre.
Comme je l'ai dit précédemment, le mouvement sacré consiste en un mouvement de balancement limité et j'ajoute qu'il y a un léger roulement ou torsion dans la marche. On dit que ce mouvement se produit autour d'un axe à peu près au niveau du 2ème segment sacré. Mais, à mon avis, cet axe de rotation, dès que le sacrum est concerné, n'est pas un axe du tout, mais un point un peu en avant du 2ème segment sacré dans le sens intéropostérieur et devrait être au centre du sacrum dans le sens latéral. Ce point est déterminé par la position. Les iliums pivotent autour d'un axe externe à ce point. A cause de la partie antérieure - petit bras - de la surface sacrée qui regarde en dehors et en haut et de la partie postérieure - grand bras -qui regarde en dehors et en bas, le mouvement du sacrum est plus limité dans la flexion vers l'arrière que dans l'extension vers l'avant, par conséquent, les lésions de la partie antérieure du sacrum sont plus aptes à se produire dans la position d'extension, et les lésions de l'ilium sont plus aptes à se produire dans la partie postérieure de l'articulation et en position de rotation vers l'arrière. - la première étant appelée généralement une innominée postérieure, alors que c'est un sacrum en extension.
Si le concours de forces qui produit la lésion était toujours à travers l'axe normal de mouvement, les lésions sacro-iliaques seraient simples, mais malheureusement, ce cas est rare. J'ai discuté cette matière dans un article donné à la convention A.O.A. de Philadelphie en 1914. Le centre de rotation dépend entièrement de l'angle dans lequel la force rencontre l'articulation. Il peut même être extérieur à l'articulation, entièrement, postérieurement ou antérieurement, ou à n'importe quelle place dans l'articulation. Ainsi, la plus grande subluxation peut se produire antérieurement ou postérieurement pour produire une rotation dans l'une ou l'autre direction, ou elle peut tomber directement dans le centre et produire un glissement droit – Ex : 3 points haut.
Le plus grand degré de blocage se produit naturellement le plus loin possible du point de rotation où le plus grand mouvement a pris place.
Cela doit être diagnostiqué soigneusement si l'on veut connaître l'angle exact où appliquer la force de correction. On doit aussi apprécier le degré de blocage afin de savoir le degré de force à utiliser dans la correction.

  • LIGAMENTS SACRO-ILIAQUES

Les ligaments sacro-iliaques postérieurs sont très forts, en fait ils sont aussi forts que les os rompent. J'ai mis un sacrum dans un étau, une pince à travers le trou obturateur de l'ilium et j'ai tordu l'innominée en l'éloignant du sacrum. L'os iliaque auquel les ligaments sont restés attachés a toujours cédé avant la rupture des ligaments. Il n'y a rien à faire cependant, pour empêcher l'articulation de se bloquer. Cela signifie simplement, que, en règle générale, il y a peu de mouvement dans l'articulation et que les subluxations sacro-iliaques sont minimes.
Bien que les ligaments sacro-iliaques soient très forts, ils se relâchent souvent par un effort continu ou des changements dans la nutrition. L'articulation sacro-iliaque humaine est mal adaptée à la position debout.
On pourrait beaucoup dire à ce sujet, mais ce n'est pas le moment Cependant on devrait garder ceci à l'esprit : l'articulation sacro-iliaque est une articulation mobile où un mouvement excessif n'est pas désiré.

  • COLONNE LOMBAIRE RIGIDE

Une colonne lombaire rigide est souvent la cause d'un effort sacro-iliaque. Quand la région lombaire est flexible et possède une courbure antérieure normale, les articulations sacro-iliaques épargnent une grande quantité d'effort.
Lorsque la mobilité dans la colonne lombaire décroît, l'effort en mobilité des sacro-iliaques augmente, et, comme la mobilité sacro-iliaque augmente, la mobilité lombaire diminue. Un cercle vicieux est établi, jusqu'à ce qu'un jour, parfois après des années de préparation, le grand acte final se produit : le sacrum est forcé hors de son étendue normale de mouvement et l'articulation se bloque.

  • LÉSIONS ILIO-SACRÉES

La plus obstinée de toutes les lésions soi-disant sacro-iliaques que j'ai traitées a été réellement une lésion ilio-sacrée. C'est un mouvement primaire vers le haut de l'ilium sur le sacrum à la partie postérieure - grand bras - de l'articulation sacro-iliaque. C'est appelé généralement une rotation antérieure, mais je l'appelle un ilium élevé postérieurement. Cette lésion est compensée du côté opposé à la partie antérieure de l'articulation - petit bras -, l'ilium élevé antérieurement, - appelé précédemment un ilium postérieur -, et il y a une lésion correspondante à la symphyse pubienne. Dans la lésion primaire, la partie postérieure de l'articulation est bloquée si fermement que lorsqu'on essaie de pivoter l'innominée sur le sacrum, la partie antérieure de l'ilium se déplace vers le haut, et nous avons un iliaque postérieur au lieu d'un iliaque pivoté, mais la lésion primaire n'est pas corrigée.
Cette lésion ilio-sacrée peut être appelée le «  père de ma technique des deux hommes», parce que, à cause d'elle, j'ait été obligé de développer la méthode des deux hommes pour la correction de lésions lombaires, sacro-iliaques et ilio-sacrées.

  • BASSIN DÉFORMÉ

Une lésion aiguë de l'articulation sacro-iliaque se produit rarement dans un bassin qui est en parfait équilibre. Si cela se produit, c'est facile à corriger et à garder corrigé, mais c'est autre chose en ce qui concerne un bassin déformé. Je pense qu'on n'a pas fait assez attention au fait que les innominées et le sacrum se tordent pour des raisons variées.
Pendant des années, j'ai eu l'occasion d'étudier des squelettes qui étaient fournis par le plus grand pourvoyeur de Chicago, et j'ai observé que la déformation la plus commune du bassin et de la colonne lombaire était la suivante : une courbure lombaire, structurale vers la gauche, l'épine iliaque antéro-supérieure - E.I.A.S de l'innominée gauche se rapproche de la ligne de gravité tandis que l'E.I.A.S droite s'évase vers l'extérieur. C'est une déformation réelle de l'os ; en d'autres termes, j'ai dit que le premier était «in» tandis que le dernier est «out». Le sacrum est déformé de la même manière, c'est-à-dire que la distance de la 1igne médiane du sacrum à l'articulation sacro-iliaque est plus courte du côté gauche et plus longue du côté droit. Cette déformation est causée par le corps qui essaie de maintenir l'équilibre et c'est une tentative de compensation pour bien des raisons, dont les plus communes sont probablement une mauvaise posture, un effort professionnel et des jambes de longueurs inégales.
Si une déformation du bassin se produit comme résultat d'une tension chronique du psoas, la description est légèrement différente.

  • COMPENSATION

Si une lésion se produit dans un bassin parfaitement équilibré, et si on s'en aperçoit immédiatement, seule une petite compensation peut se produire. Cependant, cela se produit rarement en pratique.
II y a environ 25 ans, j'ai écrit un article qui a été publié dans le Journal d'Ostéopathie déclarant qu'une lésion sacro-iliaque d'un côté est toujours compensée de l'autre, et aussi qu'en même temps, la colonne, spécialement les 4ème et 5ème vertèbres lombaires étaient impliquées. Ce qui suit est peut-être l'image la plus courante : supposons que le patient a une jambe longue du côté droit. Plus la différence est grande dans la longueur des jambes, plus la distorsion est grande, mais l'image est la même. Le bassin s'incline vers la gauche et pivote vers la droite. La colonne lombaire devient concave à droite avec les corps pivotés à gauche. Si les facettes lombo-sacrées sont de type dorsal, la 5ème vertèbre lombaire latéro-fléchit, mais pivote vers la droite avec le sacrum. Si les facettes lombo-sacrées sont de type lombaire, la 5ème pivote vers la gauche avec les autres vertèbres lombaires. Dans la condition précédente, le plus grand effort ou compensation prend place entre les 4ème et 5ème vertèbres lombaires, dans l'autre cas, entre la 5ème vertèbre lombaire et le sacrum. Quand cet état devient chronique, le bassin et la colonne lombaire se déforment de la manière que j'ai indiquée ci-dessus. C'est une lutte acharnée continuelle entre le bassin et la colonne lombaire. Le bassin essaie d'aller Nord-Est. Le sacrum est tiré par saccades vers la droite par le bassin et vers la gauche par la colonne lombaire, mais les sacro-iliaques sont plus fortes que la colonne lombaire, et le sacrum se tourne vers la droite, à contrecœur, jusqu'à ce qu'après, 20, 40 ou 60 ans, peut-être de lutte, et finalement une déformation graduelle, le patient a une secousse et le sacrum se bloque entre les iliaques ou un ilium se bloque sur le sacrum et nous avons une lésion sacro-iliaque ou ilio-sacrée. Dans ce type, le blocage se produit généralement d'une façon primaire à la partie postérieure de l'articulation droite et secondaire à la partie antérieure de l'articulation gauche.

 

  • FIBROSITÉ DU PSOAS

Une psoïte aiguë et une fibrosité chronique du psoas sont les causes de bien des distorsions aiguës et chroniques du bassin.
Normalement, les muscles du psoas agissent comme des haubans pour affermir la colonne lombaire et aider à la latéroflexion et à la rotation. Quand ils deviennent très irrités ou raccourcis chroniquement, ils bloquent les articulations vertébrales lombaires, et occasionnent un effort sur les articulations sacro-iliaques.
Si c'est bilatéral, les iliaques sont réellement pivotés en arrière sur le sacrum. Plus souvent, un seul psoas est impliqué. C'est généralement le droit pour quelque raison que je ne comprends pas. Les corps des vertèbres lombaires, spécialement les Sème et 4ème, sont réellement pivotés du côté opposé, produisant une courbure lombaire, concave vers le muscle raccourci, avec le sommet de la courbure à la 4ème lombaire. 

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L'innominée est pivotée vers l'arrière et bloquée.
Aussi étrange que cela puisse paraître, les deux points de plus grande douleur sont généralement à la 4ème lombaire du côté opposé et dans l'autre sacro-iliaque.
Il est absolument dérisoire d'essayer un ajustement sacro-iliaque ou lombaire dans ces conditions jusqu'à ce que le psoas ait été normalisé, et ce n'est pas facile, spécialement dans les cas chroniques où la fibrose est sévère.
Par une orientation correcte, il est possible d'obtenir une bonne image aux rayons X du muscle dans cet état. L'expérience nous enseigne à déterminer le degré de fibrosité dans le muscle. C'est une grande aide pour un pronostic. Feu le Dr. HASKINS était passé maître dans cet art.
  • JAMBES DE LONGUEURS INÉGALES

Tandis que nous avons toujours été familiarisés avec le fait que s'il y a des lésions du bassin ou de la colonne lombaire, il y a une différence apparente dans la longueur des jambes, le Dr. S.C. EDMISTON de Los-Angeles, fut le premier à attirer mon attention sur le fait que les jambes de longueur anatomique inégale sont très communes. Puis le Dr. Russel R. PACKHAM nous a amené l'article d'un journal allemand d'anatomie dans notre classe d'étude technique, qui déclarait que sur un millier de squelettes examinés, 900 ou 90 % avaient une différence d'un demi-centimètre ou plus dans la longueur des jambes. Aussi, réalisai-je que cette variation était la règle.
Un pied plat est quelquefois négligé et peut être la cause d'un bassin incliné et prédisposé à la récidive de lésions sacro-iliaques.

  • TRAITEMENT

On peut penser que la première chose à faire dans la correction des lésions qui sont la suite d'une déformation causée par une jambe longue, serait de mettre une talonnette sous la jambe courte, mais cela se fait rarement. Si le patient est jeune et souple, et que les lésions de la colonne lombaire puissent être mobilisées facilement, alors une talonnette peut être tout de suite posée sous la chaussure et une belle correction peut être accomplie, mais c'est inhabituel. Dans un cas moyen, je ne cherche pas une correction jusqu'à ce que j'ai mobilisé les articulations lombaires et établi des rotations correctes; en outre, si cette région ne peut pas pivoter vers la ligne médiane, la talonnette ne fera pas ce qu'on attend d'elle, car la correction ne se produira pas dans la région lombaire - la partie supérieure de la colonne compensera en augmentant sa courbure et il en résultera seulement davantage de troubles. En d'autres termes, on peut relever la jambe courte juste aussi vite qu'il est nécessaire mais pas plus vite. Par exemple, j'ai un patient avec les membres inférieurs d'une différence de 1 cm. Après avoir mobilisé spécialement la région lombaire, j'ai mis 3 mm de talonnette du côté court. Même cette petite correction cause quelquefois un trouble dans la colonne. Puis après quelques semaines de traitement, j'enlève 3 mm du côté long. Plus tard, j'ajoute 3 mm dans la chaussure du côté court. Encore plus tard, espérant pleinement corriger - ce que j'ai trouvé de cette expérience donne les meilleurs résultats-, j'ajoute 3 mm de plus du côté court. Cela aide dans la correction de la déformation du bassin et la lésion est beaucoup moins apte à se reproduire.
Dans la plupart des cas de courbure vertébrale chez les enfants, nous trouvons un bassin tordu avec une tendance à des lésions sacro-iliaques et une jambe courte du côté de la convexité lombaire.
Dans les 15 dernières années, j'ai ajouté des talonnettes au côté court dans bien des cas, en dessous de 14 ans, et dans chaque cas que j'ai gardé en observation pendant quelques temps, j'ai été étonné de trouver que les jambes grandissaient à la même longueur. Je n'ai pas su comment calculer cela, mais maintenant je pense que j'ai trouvé la réponse. M. Charles ROBERTS, avec sa machine qu'il appelle la Rebelin, a démontré que la plupart des gens qui ont des jambes de longueurs inégales, portent plus le poids du corps sur la jambe longue. Maintenant, si nous corrigeons, comme je le fais généralement, la jambe courte devient la jambe longue, et son travail supplémentaire la fait grandir. Dans cette idée, on peut réaliser du moins une des causes pour lesquelles les jambes sont souvent inégales. Comme je l'ai expliqué, si un patient a une courbure lombaire qui n'est pas à un degré quelconque corrigible et a des lésions sacro-iliaques prédisposées par des jambes d'inégale longueur, mon expérience a prouvé qu'essayer de corriger seulement une jambe est pire pour le patient. Le mieux que j'ai été capable de faire pour ces patients est de débloquer les lésions et d'espérer qu'elles ne se reproduiront pas, mais généralement, elles recommencent.

  • MAUVAISE POSTURE

C'est mon opinion que lorsque le bassin est incliné beaucoup trop en avant, la partie postérieure de l'articulation sacro-iliaque est apte à céder et une lésion apparaît à cet endroit, tandis que si le bassin est trop perpendiculaire, la lésion est plus apte à se produire dans la partie antérieure de l'articulation. Ces lésions se reproduisent souvent parce que la posture n'est pas corrigée.

  • OCCUPATION

Les lésions sacro-iliaques qui se produisent à partir de causes professionnelles sont difficiles à maintenir corrigées parce qu'il est impossible, dans bien des cas, de supprimer la cause qui prédispose. Dans de tels cas, j'essaie de faire faire des exercices correctifs suffisants au patient pour surmonter ses déformations professionnelles.

  • QUELQUES SUGGESTIONS

    • Ne jamais essayer de corriger des lésions sacro-iliaques ou ilio-sacrées tant que toutes les lésions lombaires n'ont pas été mobilisées.

    • Ne laissez pas le type de lésion ilio-sacrée décrite ci-dessus vous berner. C'est la lésion la plus difficile à corriger complètement.

    • Quand un blocage sacro-iliaque se produit sur un bassin tordu, n'attendez pas qu'une correction tienne si la déformation du bassin n'a pas été corrigée. Cela peut prendre des années de surveillance.

    • Ne jamais essayer de corriger une lésion ilio-sacrée provoquée par un psoas raccourci tant que le psoas n'a pas été normalisé.

    • Procédez graduellement et avec discrétion en égalisant les jambes de longueurs inégales.

    • Mobilisez toutes les compensations avant de corriger la lésion primaire. Là où vous avez une lésion pelvienne laxe, utilisez une ceinture sacro-iliaque.

    • Corrigez la posture du patient.

    • Donnez des exercices correctifs pour surmonter les déformations professionnelles.

    • L'innervation de l'articulation sacro-iliaque est issue du 5ème segment lombaire et des ler et 2ème segments sacrés. Une articulation sacro-iliaque douloureuse est souvent causée par une lésion de la 5ème lombaire. Relâchez le fascia sacré profondément et complètement pour relâcher ces nerfs.

    • Des troubles prostatiques, rectaux et pelviens devraient toujours être présents à l'esprit comme facteurs étiologiques.

    • Ne jamais essayer de faire des corrections lombaires ou sacro-iliaques tant que tous les foyers d'infection n'ont pas été supprimés.


Je remercie particulièrement  Marc Bozzetto de m'avoir donné l'autorisation de publier cet article.


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