Introduction
Tout le monde connaît les messages projetés ou "fantômes"
: celui de l'infarctus, comme celui de l'algie des amputés.
Un signal est émis dans une zone périphérique, mais (pour
le cœur) comme il n'a pas de somatotopie cérébrale, le système central
"projette" l'information sur la zone où arrivent normalement les signaux
provenant du ou des ganglions spinaux "émetteurs".
Ce qui fait que l'information douloureuse cardiaque arrive dans les mêmes
ganglions cervicaux que les informations du bras gauche. D'où la projection
de la douleur dans "l'image" de ce bras, jusqu'au petit doigt.
L'algie des amputés a diverses sources, mais la principale est la présence
de compressions sur un névrome, et la suite est identique.
Ce que j'ai découvert est simple mais non simpliste.
Des informations (en dessous du seuil de perception) sont émises par
certaines subluxations articulaires et perçues à tort comme provenant d'un
secteur métamérique précis ou d'un organe interne.
A ces information, les systèmes de défenses répondent.
Prenons un exemple : j'ai démontré depuis 20 ans que les
subluxations chondrocostales étaient toujours présentes chez tous les
asthmatiques et que si l'on exerçait une pression rythmique dessus, on
déclenchait immédiatement une crise.
Pourquoi ?
Les informations nociceptives chondrocostales, anormales, sont orientées à
partir des ganglions paravertébraux, non pas comme des informations normales
vers la moelle épinière, mais vers le système central. Le système central
n'ayant pas l'image de l'articulation, projette cette information sur ce
qu'il connaît à ce niveau : les bronches.
Le message étant perçu comme provenant des bronches, il prend l'aspect d'un
corps étranger, déclenchant en premier le réflexe de toux ; celui ci
augmente les signaux nociceptifs, déclenchant aussi les sécrétions, et comme
rien ne l'expulse et qu'il semble devenir de plus en plus important,
l'ultime réflexe est le spasme de la bronche pour l'empêcher d'aller plus
loin.
Nous avons le mécanisme d'une crise.
J'ai démontré la véracité de ceci, devant un public de médecins spécialistes
à l'institut d'hygiène de Mons, en déclenchant la crise chez un kiné
asthmatique, c'est sur mon site avec
toutes les
explications .
La normalisation des subluxations chondrocostales
supprimant les informations nociceptives, supprime également toutes les
réactions pathologiques.
Mais ce que j'estime le plus important, c'est d'avoir fait
la distinction (jamais effectuée auparavant) entre la dyspnée expiratoire
qui est de l'asthme "classique" et la dyspnée inspiratoire
"faux asthme ou spasme pharyngé"rangée sous la même étiquette et traitée
de la même manière (sans grand effet). Dans un cas, il s'agit d'un spasme
bronchique, dans l'autre d'un spasme pharyngé, bien plus grave en cas de
détresse respiratoire car si le sujet n'est pas intubé immédiatement, il n'y
survit pas. Bien entendu, les médicaments broncho-dilatateurs sont sans
effet majeur sur un spasme du pharynx !
L'origine de ce spasme se situe au niveau d'une irritation du
glosso-pharyngien, et la compression d'une fibre est toujours perçue par le
système central sous forme de paresthésies, dans ce cas, pharyngées
Le rôle de ce nerf est de déclencher le réflexe de toux ou de vomissement.
Tous les sujets qui présentent ce type de dyspnée, ont une petite toux sèche
permanente, surtout en position couchée, avec des crises principalement vers
le milieu de la nuit.
Un des signes d'atteinte du glosso-pharyngien, chez ceux qui n'ont pas de
spasmes, c'est la sensation "de chat dans la gorge", avec présence d'un
mucus collant qui leur fait "racler" la gorge toute la journée.
Chez celui qui est sujet au spasme, le mécanismes du message projeté est
identique : vision d'un corps étranger qui ne peut être expulsé par la toux,
qui au contraire augmente avec celle ci = spasme pour l'empêcher d'aller
plus loin.
Ces sujets présentent les crises les plus graves, mais sont aussi les plus
faciles à guérir.
Ceci n'est une première approche, simplifiée pour ouvrir
un dialogue constructif.
Si vous le désirez, vous pouvez consulter les
règles de
base concernant mes travaux.
N'allez pas croire qu'il suffit de dégager
une première cervicale pour résoudre le problème du spasme pharyngé, ni de
réduire les subluxations chondrocostales pour supprimer l'asthme. Oui, vous
obtiendrez quelques résultats, mais ils ne tiendront pas plus d'une semaine,
l'expérience l'a prouvé. C'est la stabilisation du travail qui m'a demandé
12 ans de recherche et ce n'est pas aussi simple que mon texte le laisserait
supposer.
Certains ont même réalisé leur thèse d'ostéopathie à partir de mes travaux
(avec mon autorisation), sans avoir la délicatesse de m'en adresser un
exemplaire !
Par contre, si vous avez un asthmatique, rien ne vous interdit de vérifier
la présence de ces subluxation chondrocostales (en décubitus dorsal),
toujours présentes à droite et très rarement à gauche. Tous les asthmatiques
"vrais" présentent un hémithorax droit fixé en postériorité par rapport au
gauche, avec un déficit d'ampliation parfaitement visible.
Si vous effectuez une pression sur une subluxations tout en demandant au
patient de respirer bien profondément, vous obtiendrez immédiatement la
crise, que vous pourrez arrêter immédiatement ; voir comment sur mon site "point
d'arrêt de la crise d'asthme".
Si vous interrogez votre patient pour savoir si sa crise est inspiratoire et
qu'il le confirme, la simple palpations de sa première cervicale va le faire
tousser immédiatement, mais attention d'y aller très doucement, un
spasme grave peut être déclenché sur ce simple test ; qu'il vous confirme
les paresthésies est largement suffisant.
Jacques GESRET |