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Page 3 sur 5 Le diagnostic médical Pour poser leur diagnostic, les médecins utilisent une certaine forme de raisonnement qui, depuis Aristote, est appelé « raisonnement logique ». Il peut se résumer à l'équation suivante : thèse + antithèse = synthèse. En médecine classique, cette tripartition s'appuie sur les trois points : -
diagnostic positif (thèse) ; -
diagnostic différentiel (antithèse) ; -
diagnostic étiologique (synthèse). Le diagnostic médical est sous-tendu par une réflexion dans un cadre nosologique. Il repose sur l'ensemble des éléments objectifs qui permettent d'identifier une entité morbide. Il est évoqué à partir d'informations sur le patient, au moyen d'un interrogatoire, d'un examen clinique codifié classique et d'examens para-cliniques. Le plus souvent plusieurs entités sont évoquées, avec un ordre de probabilité. Le diagnostic positif recouvre l'entité morbide de probabilité maximum. Un tel diagnostic, basé sur les symptômes présentés par le patient est un diagnostic pathologique. Il procède en deux étapes : -
Mise en oeuvre des connaissances acquises par le diagnostic positif. Une classification des données de l'examen est faite pour affiner le diagnostic positif. Cette phase est un passage au crible, une classification objective des divers possibles. -
Mise en oeuvre d'un processus qui va conduire à privilégier ou à rejeter chaque hypothèse possible. Elle peut nécessiter la prescription d'examens ou investigations complémentaires qui vont permettre d'arriver à une affirmation relative d'une de ces hypothèses sur les autres. C'est une démarche de médecine préventive ou de santé publique qui vise à rechercher une cause matérielle objective à l'affection dont souffre le patient, pour prévenir la récidive ou la diffusion à d'autres personnes. Cette troisième réflexion se développe à distance des deux phases précédentes, car elle nécessite l'obtention des résultats des examens ou des investigations complémentaires. L'étiologie n'est pas toujours formellement déterminée et la pathologie est alors classée comme « idiopathique ». Le médecin oriente donc sa recherche diagnostique vers les mécanismes physiologiques de décompensation de l'organisme. Son diagnostic va du positif au différentiel et vers l'étiologie. Il recherche l'entité morbide médicale.
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