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Auteur : Jean-Louis Boutin

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4. Le rythme du rythme
Publié par JL Boutin, Webmestre   
30-06-2007
Index de l'article
4. Le rythme du rythme
Feuillets embryonnaires
Ternaire thoracique
Pôles céphalique et caudal
Zone intermédiaire
Colonne vertébrale
 

3. - La zone intermédiaire

Centre de notre thorax, elle est délimitée par le cercle intérieur et l'hexagone convexe. Elle comprend les vertèbres thoraciques de la 3° à la 7° incluse avec les côtes et leur cartilage correspondant et le corps du sternum. La figure 23 montre la projection des poumons qui occupent à peu de choses près le volume du cercle intérieur, et du cœur qui correspond au pentagone étoilé. Cette disposition particulière montre bien que le cœur, centre du thorax, est le rythme du Rythme, le Cœur de l'Homme et qu'il manifeste sa personnalité réelle.

Si nous nous rappelons ce que nous avons dit sur l'hexagone, modèle du développement de la matière inerte, et sur le pentagone, modèle du développement de la matière organique, nous pouvons dire qu'à l'inertie apparente du squelette costal s'oppose le dynamisme fonctionnel, physiologique et spirituel du cœur !

 

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Projection poumons et coeur

A cette zone rythmique centrale se rattachent d'une part des éléments fasciaux : péricarde, plèvre et centre phrénique, et d'autre part des éléments nerveux sympathiques : plexus pulmonaires, plexus cardiaque et plexus solaire. Nous devons y ajouter un muscle particulier, le triangulaire du sternum, souvent oublié en anatomie parce que sa physiologie est mal comprise bien qu'elle soit essentielle dans la dynamique sterno-chondrale.

 

Cet ensemble trouve son harmonie dans la musculature externe avec en avant le grand pectoral et latéralement le grand dentelé. En arrière, le trapèze, appartenant aussi bien à la tête qu'au thorax, sert d'intermédiaire entre ces deux régions tout comme le grand dorsal qui appartient au bassin mais dont les attaches dorsales par sa gaine musculaire servent d'intermédiaire entre thorax et bassin. Si la physiologie de ces muscles est moins complexe que celles des muscles antérieurs, leur pathologie est plus subtile, évoluant à bas bruit et causant de nombreux troubles viscéro-somatiques dont il faut tenir compte dans la pratique ostéopathique courante. D'ailleurs, le dessin de ces deux muscles ne représente-t-il pas exactement nos deux grands triangles : le trapèze, le triangle point en haut et le grand dorsal, le triangle pointe en bas ? (figure 24).

 

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Muscles Trapèze et gd dorsal

Pris dans son ensemble, le thorax présente une autre particularité remarquable, c'est qu'il n'a pas de plexus nerveux moteur comme au niveau cervical (plexus cervical et brachial) et comme au niveau lombaire (plexus lombaire). En revanche, il présente à l'intérieur de la moelle épinière thoracique les centres nerveux du système sympathique, de C8 à L1. C'est la raison pour laquelle le système sympathique dans son ensemble, sympathique et parasympathique, doit être rattaché à la zone rythmique du corps. De plus, ce système nerveux manifeste lui aussi le rythme dans le corps : n'a-t-il pas sous sa dépendance la péristaltisme des organes abdominaux, n'est-il pas le régulateur des rythmes cardiaque et respiratoire, et ne commande-t-il pas la vasoconstriction et la vasodilatation des vaisseaux ? Last but not least, il est en connexion constante avec tout le système endocrinien, ce système du rythme biologique qui a sous ses dépendances toutes les activités aussi bien physiques, émotionnelles qu'intellectuelles et spirituelles du corps. Car si nous considérons le système endocrinien dans son ensemble, nous voyons qu'il est ternaire : son pôle neurosensoriel est le système sympathique et parasympathique, son pôle métabolique est constitué des différentes hormones produites par les glandes et distribuées à travers tout l'organisme par l'intermédiaire de la circulation sanguine et sa zone rythmique est la glande elle-même.

 


Dernière mise à jour : ( 19-03-2008 )
 
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