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Page 6 sur 6 La colonne vertébrale A ce thorax il nous faut encore rattacher un élément dont l'importance ne peut faire de doute : c'est la colonne vertébrale. L'embryologie nous a appris que les vertèbres venaient du mésoderme. Aussi faut-il considérer cette charpente osseuse, ce tronc, comme la manifestation mécanique et osseuse du rythme : elle est le la zone intermédiaire entre la racine qu'est la tête et les branches qu'est l'abdomen. Elle est notre Arbre de vie (figure 25).  La colonne vertébrale Directement influencée par les lésions crâniennes, elle les manifeste par la rotoscoliose. Directement influencée par tout déséquilibre du bassin, elle manifeste cette influence montante par la scoliose. Elle est l'image, le reflet du rythme : entourée de muscles puissants, stabilisateur et érecteur du rachis, elle entoure la moelle épinière et lui sert de protection.
Divisée en trois parties, elle comprend : UN PÔLE CÉPHALIQUE, la lordose cervicale., concave vers l'arrière, courbure secondaire puisqu'elle n'apparaît chez le bébé qu'au moment où, prenant conscience du monde environnant, il porte son regard étonné autour de lui. Elle forme un angle de 54° entre la partie supérieure de l'atlas et le bord inférieur de la septième vertèbre cervicale.
- UN PÔLE CAUDAL, la lordose lombaire, concave vers l'arrière. Elle forme un angle de 54° entre le plateau supérieur de la première vertèbre lombaire et le plateau inférieur de la cinquième vertèbre lombaire. Elle est aussi une courbure secondaire puisqu'elle ne se forme que lorsque l'enfant apprend à marcher et à se tenir debout. Elle représente bien ce pôle caudal puisque sa courbure est d'autant plus accentuée que le sujet est plus dynamique.
 Les 3 diaphragmes - UNE ZONE INTERMÉDIAIRE, la cyphose dorsale., concave vers l'avant dont l'angle entre le plateau supérieur de la première vertèbre thoracique et le plateau inférieur de la douzième vertèbre thoracique est de 60°, valeur de chaque angle d'un triangle équilatéral. Moins mobile que les deux autres pôles, elle possède les deux vertèbres intermédiaires, la première et la douzième thoracique, qui servent de point de transition entre la cyphose et les lordoses. Centrée sur la sixième vertèbre thoracique, véritable clé de voûte de la colonne thoracique, elle est au service de la respiration, protège le cœur et possède le muscle rythmique par excellence : le diaphragme.
Par son mouvement cadencé, il assure à. lui, seul le mouvement inspiratoire courant, son relâchement et les pressions intra-pulmonaires assurant le mouvement expiratoire.  Pentagramme vertébral Faisant partie à la fois du pôle caudal thoracique par ses attaches et de la zone intermédiaire par le centre phrénique, il assure un pompage efficace de tous les viscères sus et sous-jacents. Relié au péricarde, à la plèvre et au péritoine, il est traversé par l'aorte abdominale et est relié à l'occipital par le tendon central, la gaine viscérale du paquet vasculo-nerveux du cou et du thorax. Fascia du rythme., il est le fascia intermédiaire entre la faux du cerveau et la tente du cervelet, fascia céphalique, et le périnée, fascia caudal. Ces trois éléments, reliés entre eux, ont une fonction commune, celle du rythme (figure 26).
Puisque la colonne vertébrale est une zone rythmique, nous devons retrouver dans sa constitution la marque du rythme : géométriquement, une vertèbre s'inscrit dans un pentagramme (figure 27). L'apophyse épineuse est située sur la pointe centrale du pentagone étoilé ; les apophyses transverses sont situées sur les pointes latérales ainsi que le corps vertébral. Les apophyses articulaires sont situées au niveau du pentagone intérieur ; ce dernier délimite le trou vertébral. Le fait que l'ossature vertébrale manifeste ainsi le pentagramme nous fait dire que cette figure géométrique ou son Nombre, le Cinq, est l'expression dans l'Homme du Rythme et par extension symbolise l'Homme lui-même, équilibré et harmonieux (1) 1. "Traditionnellement, le Cinq est le nombre de l'homme et on le représente de deux façons : soit par le pentagramme - l'étoile à cinq branches dans laquelle s'inscrit la silhouette de l'homme - en tant que signe figurant les cinq sens limitant l'être au sein de la matière. Soit par les quatre points cardinaux auxquels s'ajoute le Centre ou Invariable Milieu". P. G. SANSONNETTI, le zodiaque et la chevalerie arturienne, in Les cahiers de l'hermétisme : l'astrologie, A. Michel, 1984, p. 81.
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