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Page 2 sur 8 I - Le pilier antérieur Le pôle neurosensoriel est constitué des cors vertébraux auxquels nous rattachons l'articulation costovertébrale parce qu'elle ne peut pas lui être dissociée, des disques intervertébraux et des ligaments communs vertébraux antérieur et postérieur. 1° - Le corps vertébral Le corps vertébral est plus haut à sa partie postérieure qu'à sa partie antérieure ; il est directement responsable de la tendance cyphotique de la colonne thoracique. Son diamètre sagittal a sensiblement la même dimension que son diamètre transversal. Son volume s'accroît régulièrement de la première à la douzième vertèbre thoracique. Dans son ensemble, il est le double de celui du rachis cervical. 2° - L'articulation costovertébrale L'articulation costo-corporéale (1) met en présence d'une part les facettes costales supérieure et inférieure du corps vertébral et d'autre part les facettes de la tête de la côte, nous n'envisageons ici que les articulations de la troisième à la neuvième incluse (figure 29).  Articulation costovertébrale a) Les surfaces articulaires vertébrales. LA FACETTE INFERIEURE est « située sur la partie latérale de la face périphérique du corps vertébral, en avant de la partie inférieure de l'angle de ce corps vertébral, et contribue dès lors à limiter en avant le trou de conjugaison » (2). Le plus souvent, elle a la forme d'un segment d'ellipsoïde dont le grand axe est horizontal et parallèle au bord inférieur du corps vertébral. Sa dimension est variable : les plus petites sont situées dans la région supérieure, les plus grandes sont les sixième, septième et huitième. Cette facette est plane et regarde en bas, en dehors et en arrière. LA FACETTE SUPÉRIEURE « est située sur la partie latérale de la face périphérique du corps vertébral, en avant de la partie supérieure de l'anale de celui-ci ; à partir de la quatrième vertèbre thoracique, cette facette vertébrale empiète par son bord postérieur sur la face externe du pédicule vertébral et ceci d'autant plus que cette facette appartient à une vertèbre plus bas située » (3). » Le plus souvent, elle a la forme d'un segment d'ellipsoïde ou de cylindre à grand axe horizontal ; elle peut être également triangulaire à sommet inférieur, à base supérieure et à Grand axe horizontal. Sa dimension est variable ; les plus petites sont situées dans la région supérieure alors que les plus grandes sont les sixième, septième et huitième. Cette facette est plane et regarde en haut, en dehors et en arrière. b) Les surfaces articulaires costales. LA FACETTE COSTALE SUPÉRIEURE est ovalaire à contour régulier et à grand axe horizontal parallèle à l'arête costale ou triangulaire à sommet supérieur, à base inférieure et à grand axe horizontal. Elle présente une taille croissante de la troisième à la septième et une taille décroissante de la septième à la neuvième. C'est une surface plane ; elle regarde en haut, en dedans et en avant. LA FACETTE COSTALE INFÉRIEURE est ovalaire à contour régulier et à grand axe horizontal parallèle à l'arête costale, ou triangulaire à sommet inférieur et à grand axe horizontal. Elle présente une taille croissante de la troisième à la sixième (cette dernière étant la plus grande) et une taille décroissante de la sixième à la neuvième. C'est une surface plane ; elle regarde en bas, en dedans et en avant. L'interligne articulaire supérieur est oblique de bas en haut, de dedans en dehors et d'arrière en avant. L'interligne articulaire inférieur est oblique de haut en bas, de dedans en dehors et d'arrière en avant. c) Les moyens d'union. Ces surfaces articulaires sont unies par une capsule mince, renforcée par des ligaments : le ligament costo-vertébral antérieur ou ligament rayonné. Il s'insère sur la face antérieure de la tête de la côte pour s'étaler en forme d'éventail vers les deux vertèbres et le disque correspondants. le ligament costo-vertébral postérieur. Il s'étend de la tête de la côte vers la face antérieure du trou de conjugaison de la vertèbre sus-jacente et vers le pédicule de la vertèbre sous-jacente le ligament interosseux. C'est un fibrocartilage, horizontal, qui va de l'arête costale au disque intervertébral. Il sépare souvent l'articulation costo-corporéale en deux petites articulations qui communiquent entre elles. Toutefois, ce ligament n'existe pas dans les articulations costo-corporéales des première, onzième et douzième côtes. Chaque articulation costo-corporéale est en rapport avec l'émergence des nerfs thoraciques et, en avant, avec la chaîne sympathique dorsale et le cul de sac médiastino-costal de la plèvre. 3° - Le disque intervertébral Constitué d'une partie centrale, le nucléus pulposus et d'une partie périphérique, l'anneau fibreux, le disque intervertébral mesure environ cinq millimètres d'épaisseur et est plus épais en arrière qu'en avant. Légèrement décalé par rapport au centre du corps vertébral, le nucléus est à égale distance du bord antérieur du corps vertébral et du ligament jaune (Léonardi). Le rapport disco-corporéal (4) est de un cinquième dans la région thoracique alors qu'il est de deux cinquième au niveau cervical et d'un tiers au niveau lombaire. La mobilité de la colonne thoracique est réduite par rapport à l'ensemble du rachis. Ce disque agit comme un répartiteur de pression dans le plan horizontal. Sa pression interne est nulle au repos, mais il existe un état de pré-contrainte qui lui permet de mieux résister aux efforts de compression et d'inflexion. Physiologiquement, le nucléus peut être assimilé à une rotule comme l'a bien montré KAPANDJI. Il possède six degrés de liberté : flexion-extension, latéroflexion droite et gauche, rotation droite et gauche, glissements antéropostérieur et transversal. Notons que le disque intervertébral n'est ni innervé ni vascularisé. Le nucléus pulposus, dérivé de la chorde dorsale, est une substance gélatineuse contenant 88% d'eau, chimiquement formée d'une substance fondamentale à base de muco-polysaccharides. Il est cloisonné par des tractus fibreux partant de la périphérie. L'anneau fibreux est formé de différentes couches fibreuses concentriques dont la direction est croisée d'une couche à l'autre, verticales à la périphérie, devenant de plus en plus horizontales au contact du nucléus. Cette disposition lemniscatoire des couches de l'anneau fibreux permet de protéger le nucléus et empêche toute extériorisation de ce nucléus, du moins chez le sujet jeune. 4° - Les ligaments communs vertébraux LE LIGAMENT COMMUN VERTÉBRAL ANTÉRIEUR s'étend tout le long de la face antérieure des corps vertébraux de l'apophyse basilaire de l'occipital à la face antérieure de la deuxième sacrée. Large, épais au niveau thoracique, ce ligament qui s'insère sur les disques et sur la face antérieure des corps vertébraux, présente trois parties : une partie médiane, bien individualisée et deux parties latérales gui s'étendent vers les articulations costo-corporéales. Il est en rapport en avant avec l’œsophage, l'aorte thoracique (en-dessous de la quatrième vertèbre thoracique), les artères intercostales, les veines azygos et le canal thoracique. LE LIGAMENT COMMUN VERTÉBRAL POSTÉRIEUR s'étend sur la face postérieure des corps vertébraux et des disques de la gouttière basilaire de l'occipital, au-dessus du ligament occipito-axoidien, à la première vertèbre coccygienne. Large au niveau des disques auxquels il adhère, il s'étale à ce niveau jusqu'au pédicule ; étroit au niveau des corps vertébraux, il ne leur adhère qu'aux bords supérieur et inférieur. Il est en rapport en avant avec les. veines qui sortent des corps vertébraux et avec les plexus veineux antérieurs du rachis, qui le .séparent de la partie moyenne des corps vertébraux (Rouvière). En arrière, il est en rapport direct avec la dure-mère rachidienne.
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