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Page 3 sur 5 3° - LES MOUVEMENTS THÉORIQUES DE LA COLONNE VERTÉBRALE Tableau n° 4 : LES MOUVEMENTS Théoriques DE LA COLONNE VERTÉBRALE | | FLEXION | EXTENSION | LATEROFLEXION (S) | ROTATION (R ) | | Mouvement Mécanisme Amplitude
Limitation –facilitation
Disque intervertébral Corps vertébral
Apophyse épineuse
Facettes articulaires Apophyses transverses | ur De haut en bas Plus grande en bas Limitée par R Facilite la rotation Glissement postérieur Recule, semble postérieure Postérieure
Déshabitées Céphaliques | Pur De bas en haut Plus grande en bas Limite R et S Limitée par R et S Glissement antérieur Avance, semble antérieur Antérieure
Imbriquées Caudales | Combiné avec R. De bas en haut Plus grande en bas
Facilitée par F Limitée par E
Glissement vers la convexité Glisse vers la convexité Décalée du côté convexe
Imbriquées côté concave Déshabitées du côté convexe Céphalique côté convexe Caudale côté concave | Combiné avec S. De haut en bas Plus grande en bas
Limitée par F et E
Rotation-torsion Tourne à G pour une rotation gauche
Tourne à Dte pour une rotation gauche
Déshabitées à G pour Rg Imbriquées à D pour Rg Postérieure à G pour Rg Antérieure à D pour Rg | a) la flexion - extension. Le mouvement de flexion-extension du segment thoracique est un mouvement dit pur. Il doit être considéré comme un mouvement pur théorique (figure 41) .  Flexion - Extension La flexion thoracique s'effectue physiologiquement de haut en bas. Dans l'antéflexion de l'ensemble du rachis, la zone thoracique est la dernière à se bloquer en flexion après les cervicales et les lombaires.
Ce mouvement est plus grand dans la partie thoracique basse que dans la partie haute. Il limite fortement la rotation et libère la latéroflexion ; la latéroflexion est d'autant plus facile que la colonne thoracique est en flexion. Inversement, la rotation est d'autant plus difficile que la colonne thoracique est en flexion.
La flexion est limitée par la tension du ligament interépineux, du ligament jaune, des capsules articulaires apophysaires et du ligament commun vertébral postérieur. Dans ce mouvement, le disque intervertébral est chassé vers l'arrière, le corps vertébral glisse vers l'arrière, l'apophyse épineuse parait plus proéminente (elle fait saillie en arrière par rapport aux apophyses épineuses sus et sous jacentes), la vertèbre se retrouve postérieure. Les facettes articulaires s'écartent l'une de l'autre : elle se déshabitent.
L'extension thoracique s'effectue physiologiquement de bas en haut. Elle est rapidement limitée par le contact des apophyses épineuses, la présence des côtes, la butée des apophyses articulaires et la tension du ligament commun vertébral antérieur. Dans ce mouvement, le disque a tendance à glisser vers l'avant comme le corps vertébral. L'apophyse épineuse est moins proéminente et semble enfoncée par rapport aux épineuses sus et sous-jacentes, la vertèbre se retrouve antérieure. Les facettes articulaires se rapprochent l'une de l'autre : elles s'imbriquent.
Plus ample dans la partie basse de la colonne thoracique, l'extension limite la latéroflexion et la rotation. De la même manière, la latéroflexion et la rotation limitent l'extension si elles sont effectuées antérieurement. b) La latéroflexion  La latéroflexion Le mouvement de latéroflexion du segment thoracique (figure 42) ne peut s'effectuer sans la participation du mouvement de rotation ; la rotation peut suivre la latéroflexion ou la précéder. La latéroflexion s'accompagne d'un glissement latéral du disque du côté opposé à ce mouvement, c'est-à-dire dans la convexité. Les facettes articulaires du côté concave s'imbriquent (elles se rapprochent l'une de l'autre) alors que du côté convexe elles se déshabitent (elles s'écartent l'une de l'autre). La pointe de l'apophyse épineuse a tendance à glisser du côté convexe et donc à se décaler vers la convexité. Ce mouvement est limité par la butée des apophyses articulaires du côté concave et par la tension des ligaments jaunes et intertransversaires du côté convexe. Toutefois, ce mouvement est beaucoup plus limité par la présence des côtes. Du côté concave, le thorax s'abaisse fermant les espaces intercostaux alors que du côté convexe, le thorax s'ouvre en élargissant les espaces intercostaux. La latéroflexion commence vers le bas de la colonne thoracique où elle est plus libre et plus ample. Elle est complémentaire de la rotation qui la limite ; elle est facilitée si la colonne thoracique est en flexion. c) la rotation  La rotation La rotation est un mouvement associé et complémentaire de la latéroflexion (figure 43). Elle ne peut être effectuée sans latéroflexion soit que celle-ci la précède, soit qu'elle la suive. Elle est limitée par la flexion comme par l'extension. Elle commence en haut où elle est plus prononcée. Les facettes articulaires thoraciques étant inscrites dans un cercle dont le centre se situe au centre du corps vertébral, la rotation vertébrale thoracique s'accompagne d'une rotation-,torsion du disque intervertébral (Kapandji). La rotation est fortement limitée par la présence des côtes et du sternum. Dans la rotation droite, par exemple, le corps vertébral tourne vers la droite alors que l'épineuse tourne vers la gauche. L'apophyse transverse droite recule et se retrouve postérieure. L'apophyse transverse gauche se retrouve antérieure. La facette articulaire gauche aura tendance à s'imbriquer alors que la facette droite aura tendance à se déshabiter. d) Les glissements. Les mouvements de glissements sont des mouvements de faible amplitude qui se localisent essentiellement au niveau du disque intervertébral. Ils sont de deux sortes : des glissements antéropostérieurs qui accompagnent souvent la flexion ou l'extension ,et des glissements latéraux droits ou gauches qui accompagnent la latéroflexion.
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