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Page 2 sur 4 Présentation du traducteur Quelle prise en charge des cervicalgies par les ostéopathes ? La publication des décrets sur la pratique ostéopathique limite depuis le 29 mars 2007 la prise en charge des cervicalgies par les ostéopathes. Quelles devraient êtres les bases de connaissances nécessaires aux ostéopathes pour justifier auprès des autorités la prise en charge ostéopathique des cervicalgies, du whiplash et des céphalées cervicogènes ? Quelles sont les preuves thérapeutiques de la médecine allopathique comparée aux techniques manuelles ? Quelle est la place de l’examen physique, de l’imagerie ou des examens électrophysiologiques dans cette prise en charge ? Cet ouvrage tente de répondre à toutes ces questions dans cet ouvrage uniquement fondé sur les preuves. Nikolai Bogduk et Brian McGuirk font partie de ces rares chercheurs unanimement respectés à la fois par les médecins et les ostéopathes depuis plus de 20 ans. Cet ouvrage publié tout récemment en langue anglaise et déjà traduit en français est le premier à exposer de façon exhaustive les preuves disponibles concernant la prise en charge des cervicalgies, du whiplash et de la céphalée cervicogène. Ce texte à la fois très clair et dense ne fait allégeance à aucune profession médicale ou paramédicale et révèle de nombreuses bonnes et parfois moins bonnes surprises pour les ostéopathes, les médecins et les kinésithérapeutes. Deux attitudes peuvent être adoptées vis-à-vis de cette « evidence-based medicine » : soit l’ignorer et continuer le jeu de l’autruche qui a conduit à la publication controversée, mais inéluctable des décrets sur l’ostéopathie ; soit s’orienter vers un processus d’appropriation de ces nouvelles connaissances permettant de faire progresser notre profession - à la manière de A.T. Still lors de l’invention de l’ostéopathie, à partir des données scientifiques disponibles au XIXe siècle. Les thérapeutes comprenant l’urgence de la lecture de cet ouvrage trouveront les explications détaillées de l’approche « centrée » sur le patient recommandée à partir des preuves disponibles. Cette approche – déjà adoptée internationalement par de nombreux ostéopathes - se doit d’être plaidée par tous ceux qui défendent réellement notre profession, car cet ouvrage fondé sur les preuves ouvre de nouvelles voies aux ostéopathes qui souhaiteraient une modification des décrets en faisant de l’ostéopathie une thérapie enfin cohérente avec les connaissances scientifiques actuelles. Alain Guierre D.O. (U.K.)
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