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Page 2 sur 8 La main de l’ostéopathe support et reflet de sa pratique Nul du métier ne peut ignorer la grande diversité des pratiques de l’ostéopathie, médicale ou non. Notre propos n’est pas ici de hiérarchiser les pratiques, de décrier celle-ci, pour porter aux nues celle-là. Chacune a sa pertinence, à terme l’important est bien que le couple soignant-soigné évolue harmonieusement dans la cohérence d’une démarche. Qui s’est fait traiter a pu constater qu’au delà même du type d’ostéopathie pratiquée, dès le premier contact main du thérapeute -corps du patient, quelque chose se joue. On est tenté de dire que plus le thérapeute s’éloigne du structurel pour aller vers le viscéral, le crânien ou les fascias, plus la main devient légère et subtile. La corrélation n’est pas systématique, d’autant que chacun de ces domaines peut être abordé très différemment. Les propos de patients illustrent bien ce fait : « il fait craquer, il étire les muscles, il appuie sur des points réflexes, il donne des pichnettes, il rééquilibre les tensions, il manipule, il fait circuler l’énergie, il a du magnétisme, il a du fluide. ». Côté praticien les conceptions sont aussi très variées : ici une approche biomécanique, ici neurologique, ici vasculaire, ici fluidique, l’un pense métamère, l’autre somite, l’autre électromagnétisme, l’un pense DIM, l’autre pense peau, l’un pense volontaire, l’autre involontaire.. Mais qu’est-ce qui préside au type d’ostéopathie pratiquée, au delà de l’appartenance à une école ? Des aptitudes quasi innées d’une main qui conditionnerait la pratique ou un type de pratique qui façonnerait au fil du temps le toucher ? Sans doute les deux se renvoient-ils la balle, et si la main remet parfois en cause certaines idées reçues, les concepts prédéfinissent souvent le champ d’action de celle-ci.
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