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Écrit par Jean-Louis BOUTIN
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20-07-2007 |
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Page 6 sur 8 D’un point de vue pédagogique L’apprentissage de l’ostéopathie suppose donc du temps consacré à la main et à l’initiation au toucher. Cependant attendu que le mental est pour une grande partie un frein à l’autorisation de ce développement, particulièrement chez les médecins qui ont déjà une approche construite de l’homme, de sa physiologie et de ses pathologies, il me semble à ce jour inutile de trop insister d’emblée sur la construction d’un référentiel perceptif propre à chacun. Dans un premier temps il faut tout autant développer l’abord théorique, le travail de l’anatomie, les principes de l’ostéopathie, la physiologie, le travail de conceptualisation et rester sur une approche stricte des perceptions de base : densité des différents tissus, perception de la barrière motrice, de la mobilité volontaire et involontaire, le plus standardisé possible. Dans un second temps alors que la main commence à se construire et que la pratique ouvre des horizons nouveaux il est alors temps d’insister sur la singularité du référentiel perceptif de chacun. Celui-ci peut alors se construire différemment selon les aptitudes, certains ayant plus de facilités à percevoir les différentes densités tissulaires et l’organisation de leur mise en tension, tandis que d’autres seront plus à l’aise dans les perceptions des mouvements et de ses restrictions. Cela conditionnera bien sûr le type de techniques de correction utilisées. La richesse de ce référentiel engendrera la richesse et la singularité de la rencontre ostéopathe-patient ou touchant-touché. Dans cette approche nous nous trouvons confronté à un dilemme : au fil du développement de la finesse du toucher nous enrichissons notre pratique, nos possibilités thérapeutiques mais nous nous éloignons de l’evidence based medicine.
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