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Position de la FFMKR Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Louis BOUTIN   
31-10-2003
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Position de la FFMKR
Position de la FFMKR
Editorial de Marco Gabutti
 

Position de la Fédération Française des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs  (FFMKR)

Éditorial de Éric Pastor paru dans Kiné Actualité911 du 9 octobre 2003, p. 3
Reproduit avec l'autorisation de la Rédaction de Kiné Actualité et de l'auteur que nous remercions.

Actuellement se déroule un débat majeur sur l'ostéopathie sur lequel il est demandé synthèse et discrétion, afin de ne pas retarder les échanges et favoriser le bouclage du calendrier en temps voulu c'est-à-dire en fin d'année. Suite à cette instruction, l’administration rédigera les textes qui seront présentés ensuite au Conseil d'État, qui se prononcera sur la cohérence des futurs décrets avec la loi de mars 2002 régissant l'emploi du titre d'ostéopathe et de chiropraticien. Le groupe de travail vient de donner la définition commune à l’exercice de ces deux pratiques et la prochaine réunion devrait définir à la fois la différence existant avec les autres professions, et plus particulièrement la kinésithérapie et déterminer le contenu quantitatif et qualitatif des deux nouvelles formations précitées. Mais si nous savons être discrets, nous avons quand même la capacité et le devoir de nous questionner devant des enjeux aussi importants pour l'avenir de la masso-kinésithérapie. En effet, les masseurs-kinésithérapeutes sont en France à l'origine de l'émergence et de la production des savoirs en ostéopathie, et même si, avant la loi de mars 2002, deux courants de masseurs-kinésithérapeutes ostéopathes se côtoyaient, un légaliste. préférant l'appellation de thérapie manuelle, l’autre amnésique sur ses origines, arborant différents certificats et autres DO de "non-kiné ostéopathe'', personne ne peut nier la filiation et l’indivision existantes entre la masso-kinésithérapie et l'ostéopathie.

Cependant, à la question d’ailleurs, ces deux professions n'ont-elles pas des formations séparées ? Nous répondons oui, mais que fait-on de notre spécificité. celle du massage, devenu toucher au service de la thérapie manuelle !

On ne peut pas faire abstraction de ce particularisme français. le droit à l'identité et à l'expérimentation est une richesse, l'Europe souhaite l'homogénéité, pas l’uniformité.
Alors assiste t-on à la reconnaissance d'une nouvelle médecine globale, discipline, profession ou tout simplement à un nouveau type d'exercice ?

La constitution très générique de la nouvelle définition laisse augurer qu'il pourrait se produire un alliage au service de la santé des patients, entre les deux logiques très complémentaires que sont masso-kinésithérapie et ostéopathie. Notre profession qui a permis à l'ostéopathie de se développer par l'apport constant de ses praticiens au service de ce perfectionnement dans le registre du traitement des dysfonctionnements de mobilité du corps humain, est actuellement la seule à pouvoir proposer un cadre de formation initiale cohérent, favorisant cette culture commune propice à la sécurité sanitaire et à l'essor d'une réelle discipline de santé. Une formation initiale en ostéopathie qui démarrerait après le baccalauréat serait une erreur fondamentale, et même s'il faudra réfléchir sur le sort des étudiants actuellement en formation plein temps dans les écoles post baccalauréat et leur donner l'assurance de la validité des titres délivrés, il ne faudrait pas, malgré tout, succomber à l’influence néfaste des marchands de formation. Ne laissons pas prendre en otage l’espérance et les rêves de ces jeunes sous des prétextes mercantiles. Cet engagement mérite une politique volontariste et créative dans le cadre du métissage logique de nos deux formations initiales. Les représentants de la formation initiale en masso-kinésithérapie et ceux de la formation continue à l’ostéopathie pour les masseurs-kinésithérapeutes sont prêts à proposer leur maquette du contenu de cet alliage entre masso-kinésithérapie et ostéopathie. Cette voie est la seule garante du développement auquel l'ostéopathie est en droit de prétendre, sinon il est prévisible que les débats actuels la cantonneront à une sous-profession de plus parmi les paramédicaux.

Éric PASTOR



 
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