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Michel Fischer DO

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Enregistrement de l'onde THM
Publié par JL Boutin, Webmestre   
31-01-2003
Index de l'article
Enregistrement de l'onde THM
Les buts
Les rythmes
Moyens palpatoires
Matériel
Méthode
Conditions préalables
Résultats
Exemples de courbes
Analyse des résultats
Discussion
Bibliographie

LES RYTHMES

Notre pratique nous amène à analyser et à traiter l'harmonie des rythmes physiologiques humains. Il est capital pour suivre cette étude de les définir afin de les reconnaître.

  • Le rythme cardiaque

    C'est un rythme que nous connaissons, que nous savons observer palpatoirement, dans des endroits différents du corps. Si nous effectuons des tests palpatoires au niveau de ce rythme, c'est pour en connaître: 

    • sa fréquence par minute, environ 70 pulsations en moyenne ;

    • son amplitude ; 

    • sa force, sa direction ;

    • ses décalages possibles entre les diverses parties du corps témoins de la façon dont ils se répercutent et cheminent dans les tissus ;

    • ses variations d'un moment à l' autre. Ce travail sommaire peut être effectué pour tous les autres rythmes.

  • Le rythme respiratoire

    Lui aussi est bien connu mais il est considéré habituellement d'une manière différente. Il peut faire l'objet de la même méthodologie d'examen que le rythme cardiaque. Sa répercussion peut être recherchée partout sur le corps, sur chaque membre et sur chaque viscère réagira à son impulsion.
    Il est facile de différencier le rythme respiratoire du rythme cardiaque tant la fréquence est différente. La fréquence respiratoire est de 12 à 15 cycles par minute chez un sujet au repos. Comme pour le rythme cardiaque, il faut savoir en évaluer 

    • l'amplitude,

    • la forme,

    • les décalages,; 

    • les variations. 

    Ces deux rythmes possèdent la particularité d'être des rythmes adaptatifs, variables d'un moment à l'autre selon les conditions de vie de l'individu.

  • Le rythme crânien : Décrit par les ostéopathes, il fait l'objet de notre programme de recherche d'aujourd'hui. Son rythme est décrit :

    • Par Michael et Retzlaff comme ayant une fréquence de 5 à 7 cycles par minute.

    • Par Mitchell comme durant 5 à 10 secondes, c'est-à-dire 6 à 12 cycles par minute.

    • Par Upledger pour 6 à 12 cycles par minute.

    • Par Magoun qui le compte à 10 à 14 cycles par minute.

Ce rythme est défini par des suites ininterrompues de flexions et d'extensions. Il varie très peu en fréquence pour un même sujet. Il n'est pas adaptatif et il ne peut être ni interrompu, ni modifié par la volonté. Ce rythme se répercute partout dans le corps et peut être examiné de n'importe quelle partie du sujet. L'amplitude et la forme peuvent se modifier mais cela ne sera pas l'objet de notre étude.

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Flexion et extension globale d'après Upledger.
 

DÉFINITION SOMMAIRE DE LA FLEXION ET DE L'EXTENSION CRÂNIENNE

Pour suivre notre expérimentation, il suffit de savoir que :

  •  

Au niveau des os pariétaux, ce rythme est décrit d'une façon homogène par les différents auteurs comme un écartement latéral de la structure pendant la phase de flexion du cycle et un resserrement latéral pendant la phase d'extension du cycle (par convention personnelle, nous avons dit flexion, au moment de la sensation d'écartement maximum des os pariétaux ; nous avons dit extension, au moment de la sensation de resserrement maximum des mêmes os).

Au niveau des membres inférieurs, la phase de flexion se définit par une rotation externe des deux membres. Pendant la phase de flexion on perçoit une rotation externe des membres en même temps qu'une expansion des tissus. Pendant la phase d'extension, une rotation interne des deux membres en même temps qu'une rétraction des tissus. Ces mouvements sont uniquement perçus manuellement et ne peuvent en aucun cas être perçus visuellement.

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  • D'AUTRES RYTHMES

    Dans la littérature médicale classique, il existe des rythmes qui ont été décrits et enregistrés par des auteurs différents.

    • Au niveau du crâne

      • White décrit des ondes cycliques de fréquence de 2 à 9 par minute sur des crânes sains.

      • Trewman décrit des ondes cycliques de fréquence de 2 à 7 par minute sur un crâne fracturé avec hémorragie méningée.

      • Clarke et Lin surveillent chez le rat la survenue d'œdèmes intra-cérébraux, provoqués par des solutions salines, aux ondes de même type et affirment leur rythme constant et leur forme variable.

      • Traube en 1865, puis Hering en 1869, furent les premiers à décrire ces rythmes appelés depuis ondes ou vagues de Traube-Hering.

    • Au niveau du poumon : elles ont été enregistrées chez le chien par Szidon.

    • Au niveau du cœur : elles ont été décrites par Bagger chez le chien.

    Ces rythmes sont évidemment différents chez l'animal et chez l'homme en fréquence. Les constantes habituellement retenues chez l'homme sont entre 2 et 9 cycles par minute.

Notre propos est de comparer notre palpation avec l'enregistrement des ondes de Traube-Hering, puisque les fréquences paraissent correspondre à notre palpitation. Un rythme lent de fréquence de deux cycles par minute à un cycle toutes les trois minutes a été enregistré par Podlas, Lewer, Aller et Bunt, au scanographe, sur des cerveaux humains. Ils sont à rapprocher au rythme des contractions des cellules gliales décrites par Khale. Ces rythmes lents sont en cours d'étude dans notre laboratoire et feront l'objet d'une prochaine publication.



Dernière mise à jour : ( 26-03-2008 )
 
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