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Page 11 sur 12 Conclusion : que reste-t-il à la mobilité des os du crâne ? Cet article n'est qu'un rapide survol de quelques thérapeutiques réflexes qui s'exercent sur la peau du crâne et qui puisent en la neuroanatomie une tentative d'explication sur leur mode d'action. Mais autant que pour notre antique acide acétylsalicylique, la certitude de leur mécanisme thérapeutique est nimbée d'un flou plus qu'artistique. Plutôt que de vouloir trouver à chacune de ces techniques une interprétation qui lui soit propre, il paraît plus logique d'en tirer les points communs. Si les cultures différent, il n'en demeure pas moins qu'il n'existe qu'une seule vérité biologique qui s'applique à l'ensemble (Rab.98). La peau reste encore trop à l'écart des protocoles d'exploration de notre discipline et la difficulté de l'étude de ces capteurs en est un obstacle majeur. La variation de température peut-elle modifier la sensation douloureuse ? L'application d'une surface cutanée étendue, symétrique telle que les prises manuelles en techniques crâniennes potentialise-t-elle l'action thérapeutiques ? Quelques questions sans réponse qui sont pourtant à la base de notre pratique. Il demeure donc primordial que les programmes de recherche en Médecine Manuelle s'articulent autour de données actuelles de la science et s'efforcent de ne pas pérenniser des hypothèses depuis trop longtemps évoquées, qui se fondent sur des résultats cliniques mais oublient les réalités anatomiques et neurophysiologiques.  Fig. 7 : Coupe axiale transverse du crâne (Document du Professeur Rabischong, CHU de Montpellier).
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