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Page 6 sur 12 Les stimuli potentiels On ne détecte que ce que l'on recherche et que ce que l'on peut enregistrer : - un coup de pied dans un appareil photographique, quelle que soit sa violence, en dehors du fait de heurter le déclencheur, ne laissera aucune trace sur la pellicule, mais altérera de manière définitive ou transitoire le malheureux boîtier, qui, seul, gardera les stigmates de cet acte de vandalisme….
L'enveloppe crânienne que constituent la peau, la galea et le calvarium laisse passer l'activité électrique de l'encéphale que l'on peut enregistrer (EEG) autant qu'elle est conductrice pour les courants externes tel les électrochocs. La sensibilité somesthésique repose sur la peau et ses capteurs dont les stimuli identifiables sont, entre autres, les variations de pression, de déformation, de déplacement et de température (Bus.82). Mais ces sensations subissent des variations identifiables telle que la fréquence, l'amplitude, l'intensité et la surface du signal. Dans le cas de la perception algique, intervient le caractère potentiellement destructeur du stimulus, qu'il soit mécanique (piqûre, pincement ou torsion de la peau), thermique haut (>45°) ou bas (<10°), chimique (externe telle que l'acide ou interne telle que la production de bradykinine). Pour la température, outre l'amplitude du gradient thermique, interviennent la vitesse de son apparition, et sa surface d'application. Dans le cas des récepteurs cutanés, le stimulus le plus fréquent est la pression dont l'intensité, la surface d'application générera une déformation du capteur, déformation touchant la membrane et qui déclenche l'apparition d'un potentiel récepteur entraînant la production et la transmission d'un potentiel générateur. Ce phénomène de transduction est à la base de l'influx nerveux qui cheminera dans un premier temps dans le neurone dont le corps cellulaire se trouve dans le ganglion spinal, relais bulbaire ou médullaire, passage dans un noyau spécifique du thalamus pour terminer dans les aires corticales somesthésiques. Il existe une correspondance point par point entre récepteur périphérique et l'aire de projection corticale. Cette organisation somatotopique est une des caractéristiques de l'organisation des voies afférentes. S'il existe une discrimination spatiale périphérique, la voie centrale module le mécanisme de discrimination soit par le phénomène de convergence neuronale, soit par l'intervention de collatérales (chevauchement et inhibition latérale). Si les stimuli thermiques ou mécaniques sont relativement bien individualises. il n'en est pas de même des informations électromagnétiques ou ioniques.
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