|
|
|
Derniers articles publiés :
|

|
|
|
|
CDOP - CDOP |
|
|
|
Écrit par Jean-Louis BOUTIN
|
|
06-12-2006 |
| Index de l'article |
|
CDOP
|
|
Décrets
|
Page 2 sur 2 DécretsAu sujet des décrets 28 décembre 2006) Lire au format PDF Le Collectif de développement de l’Ostéopathie Périnatale qui regroupe les ostéopathes en exercice exclusif exerçant dans le domaine périnatal s’insurge contre les décrets tels qu’ils sont proposés par les pouvoirs publics. Nous notons particulièrement les points suivants pour ce qui concerne l’exercice en environnement périnatal : 1. La formation initiale minimale telle qu’elle est proposée est en contradiction avec les solutions prônées par le CDOP (Rapport du CDOP du 11 décembre 2006). A ce titre, nous attirons l’attention de tous sur le fait que la sécurité du patient ne peut être préservée. - Le corps humain n’étant pas uniquement myofascial, l’enseignement minimal de l’ostéopathie ne peut pas être uniquement myofascial. Le risque potentiel dans la pratique de l’ostéopathie est autant dans l’inadaptation d’une technique que dans sa mauvaise exécution.
- Il nous apparaît dangereux de prétendre qu’un praticien pourrait aborder le corps d’un nourrisson ou d’une femme enceinte avec une formation aussi sommaire et excluant l’étude de la sphère viscérale ainsi que de la sphère crânio-sacrée, excluant même nommément l’étude de l’approche ostéopathique de la femme enceinte (2ème décret, article 3). Il est frappant de noter que pour les rédacteurs de ce décret, la sécurité du patient semble compatible avec la méconnaissance par le praticien de la situation clinique qui lui est soumise.
2. La prescription des Actes sur la zone crânio-faciale chez les nourrissons de moins de 6 mois (1er décret article 2): Il est difficilement concevable de demander à des Docteurs en Médecine de prescrire des soins qui leur sont inconnus et d’endosser ainsi la responsabilité d’une pratique non encore évaluée. Cette pratique ne peut se faire que de gré à gré. Il est totalement inconcevable de demander à ces même Docteurs en Médecine de prescrire des soins qui sont exclus de la formation minimale requise par les pouvoirs publics (2ème décret article 3) ce qui entérine le bien fondé de la formation spécifique suggérée par le CDOP dans son rapport .
Le travail que nous effectuons depuis plusieurs années dans les maternités à montré la difficulté que peuvent éprouver les non- ostéopathes à déterminer les indications de traitement ostéopathique sur le nourrisson comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres domaines et qui justifie le fait que l’ostéopathie est une profession à part entière complémentaire ou alternative proposant entre autres ses propres méthodes diagnostiques. Seuls semblent exonérés de prescription (1er décret article 3), les docteurs en Médecine et peut-être les Masseurs-Kinésithérapeutes (le décret n’est pas clair sur le sujet), alors même qu’ils n’ont pas été formés dans leur cursus à la pratique ostéopathique dans le champ crânio-sacré.
Ces décrets proposés ne nous semblent donc pas respecter l’esprit de la loi du 4 mars 2002 en ce qui concerne la périnatalité. L’avis du Conseil d’Etat sera un élément prépondérant à l’élaboration de toute stratégie. Le CDOP se tient à la disposition de toutes les Associations Socio Professionnelles négociatrices avec les pouvoirs publics pour évoquer avec eux les lacunes de ces décrets en ce qui concerne le domaine particulier de la périnatalité.
|
|