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Lettre ouverte au ROF. Voici l’avis d’un adhérent Luc Le Moal
Je m’associe aux idées défendues par cette « la lettre ouverte au ROF provenant du COS» parce qu’ils ne sont que la suite d’évènements dont certains courent toujours. J’y ajouterai quelques commentaires personnels : L’orientation du ROF à basculée en 2002 Le ROF a toujours eu du mal à se situer dans le Paysage Ostéopathique Français. Mais, le malaise s’est considérablement accéléré à partir de 2002, depuis que celui-ci n’a pas été retenu comme association représentative afin de participer, auprès du Gouvernement, aux discussions préliminaires en vue de la rédaction des décrets. A cette époque, le Registre avait de par ses statuts une « vocation de type ordinale » et la décision du Gouvernement était bien adaptée. Les statuts de l’époque plaçaient donc le ROF dans une position privilégiée et centrale par rapport à toutes les autres associations. Il aurait pu jouer un rôle fédérateur, former les consciences et donner du sens aux combats menés par les autres associations. Malgré les rappels, cela n’a pas été son choix. Le ROF est devenu un « nouveau syndicat » Grâce à nos votes motivés par une sorte de double langage, le ROF a pu progressivement amalgamer l’éthique, la déontologie, la défense de la profession avec la défense des intérêts matériels et moraux des adhérents….cherchant des alliances souvent contre nature afin de pouvoir peser dans le débat politique. Le ROF qui aurait du être un facilitateur de communications a en réalité, compliqué des relations déjà difficiles entre les différentes associations. Le ROF a été ambigu vis à vis de l’identité de l’ostéopathie Les Conseils Nationaux successifs ont mal géré des dossier centraux comme le problème de la TVA qui avait une valeur symbolique importante. Puis il y a eu le thème de la « paramédicalisation » apparue, en juillet 2OO4, par une lettre aux députés, demandant la possibilité de la prise en charge des soins ostéopathiques par la Sécurité Sociale, et aussi l’article du journal La Montagne, évoquant avec insistance « l’ostéopathie paramédicale »… Reprenez les 3 communiqués de la directive de la Direction Générale des Impôts de décembre 2005 : même Jean-Claude Vandamme n’arrive pas à faire aussi bien le grand écart… Maintenant avec les 3 années d’études le risque de paramédicalisation fait parti du possible! Nous nous sommes réjouis d’une « indépendance des collèges » mais des relations privilégiées ont été prises avec d’autres collèges. Ceux-ci sont devenus des « prescripteurs » de ROF ; cela n’induit-il pas une nouvelle dépendance ? Ils fournissent le gros des nouveaux adhérents qui ignorent tout du passé et ne mesurent pas l’importance des dégâts éthiques et déontologiques : En perdant ce qui a fait sa valeur, le Rof à fait perdre à toute la profession son centre de gravité. Le ROF a sa part de responsabilité dans le résultat des décrets Il s’est immédiatement réjoui des décrets avec une tranquille assurance… réjoui pour un titre, qui n’a pas grand chose à voir avec notre profession. Si le ROF avait vraiment joué un rôle fédérateur, vis a vis de partenaires parfois difficiles, s’appliquant à éveiller les consciences, et à donner un vrai sens pour défendre les valeurs de l’ostéopathie, cela se serait su, et le résultat n’aurait il pas été légèrement différent après 6 ans d’efforts constructifs ? Critiques et alertes se payent cher au sein même du ROF : on peut être exclu ! Parmi ceux qui sont restés , de moins en moins nombreux, pour développer un débat d’idées au sein du ROF, certains se sont vu traités ces dernières années avec des méthodes de guerre psychologique subtilement discrètes, terriblement efficaces pour désavouer, annihiler les opposants. L’un d’entre eux, Luc Plantiveau, pourtant -président élu- du Comité d’éthique et de Déontologie, et aussi -délégué élu- des Pays de Loire à même fini par être exclu définitivement du ROF en mars 2007… Afin de défendre son honneur devant les autres professionnels du ROF, il a dû porter plainte devant le tribunal de grande instance de Bordeaux. Enfin un événement qui sort du confidentiel : il se voit. Luc Plantiveau a payé de sa personne et de ses deniers : Il vient d’être réintégré « immédiatement » à la suite d’une décision du TGI de Bordeaux qui a reconnu - je cite – que son action était « juste », « démocratique », et qu’en « apportant des éléments critiques » il « avait pour but de faire avancer les choses ». La justice a perçu dans les manoeuvres du Rof « des pratiques visant à éliminer un opposant » … Le tribunal a condamné le ROF à 5000€ pour les frais d’avocats et à 5000€ pour le préjudice moral. En tout 10.000€ de notre argent d’adhérents! Cependant, en France il est possible d’examiner cette affaire une 2ème fois en faisant appel, et c’est ce que le ROF fait. Mais qu’adviendra-t-il si l’appel confirme le jugement de 1ère instance ? Y aura t-il un pourvoi en cassation ? et si le pourvoi est rejeté ??? Quelles questions se poser à la suite de cette « exclusion » bien triste : « Comment se peut-il que le Conseil National et le Comité d’éthique et de déontologie puissent pour une même « faute » prononcer une décision d’exclusion définitive, alors que des magistrats professionnels de la République ont choisis, après débats contradictoires des partis, une décision diamétralement opposée…la réintégration immédiate. Le tribunal n’a pas attendu un éventuel recours en appel que le ROF à tout à fait le droit de demander…» Ne serait-ce pas notre responsabilité d’adhérents ? N’avons-nous pas donné aux AG, quitus à l’action du président, et permis qu’il continu sa politique ? Le Conseil National vient de faire appel. Ne voit-on pas là un acharnement à l’encontre d’un adhérent légitimé par le suffrage des électeurs de sa région et par celles du comité d’éthique ensuite ? Comment se passe l’éviction d’un opposant ? La personne est prise dans une sorte de « filet » personnel. Personne autour d’elle ne s’aperçoit de ce qui lui arrive. Quelques remarques ciblées, glissées dans une conversation, un coup de fil, se colportent « discrédite » celui qui expose une idée, il est « isolé » et finalement « rejeté » par le groupe. L’accusateur devient l’accusé et le tour est joué. Rappelez vous l’ambiance de l’AG 2006 … Autour des amendements, aucun bon débat d’idées ! des huées ! Comme délégué régional, j’étais au dépouillement des bulletins de vote et j’ai constaté que pour la majorité d’entre eux, les « oui » et le « non » n’étaient pas fait en fonction de la valeur supposée de chaque question, mais en fonction de la personne qui l’avait posée ! Il y avait des paragraphes complets de page de non ou de oui selon … Les « opposants » s’en vont … Autrefois le ROF était le seul lieu ou se retrouvaient les adhérents des principales tendances, je comprends que l’AG ai été sereine cette année : pour la première fois de son histoire, le ROF n’est composé que d’une même opinion majoritaire ! Le ROF n’a jamais voulu se préoccuper de l’unité de l’ostéopathie Beaucoup seront surpris de cet événement et on les comprend, car tout l’art, est de présenter les choses de telles sortes qu’elles fassent illusion. Si je ne partageais pas avec d’autres quelques connaissances sur ces méthodes de manipulation subtiles, comme beaucoup, je me serais fait hypnotiser par la présentation des « merveilles »du ROF. Elles flattent l’orgueil, font passer l’accessoire avant le principal et détournent l’attention des questions de fond. La question de fond c’est l’unité des ostéopathes exclusifs autour d’une tradition globale « Stillienne », et d’une authenticité. Ouvrons les yeux : ·Titre partagé : manque d’unité ! ·Enseignement décapité : manque d’unité ! ·Paramédicalisation risquée : manque d’unité ! De tout temps, les marchands d’illusions ont été rois ! Quand la majorité des adhérents de l’ostéopathie profonde se réveillera t’elle ? L’ostéopathie profonde désire vraiment l’unité mais d’une part, ceux que nous élisons n’arrivent pas à s’entendre entre eux et d’une autre ils font le jeu de ceux qui veulent notre disparition. Ils ont presque réussi ! Après avoir contribué à un tel saccage on a beau jeu de faire valoir une attitude unitaire ! l’essentiel du mal est fait ! Conclusion : toute association peut être victime d’une dérive On constate ici le risque toujours latent de dérives de certains groupes au sein d’une même association : ils revendiquent une autorité, au nom de la protection du groupe. Cela leur permet de créer un nouvel espace réglementaire à la mesure de leurs besoins ou des intérêts parfois occultes qu’ils représentent en s’appuyant sur les apparence du groupe d’origine. Je me réjouis de voir qu’il reste encore des isolés qui n’hésitent pas à affirmer leurs idées et à s’inquiéter publiquement des orientations du ROF comme cela à pu être fait par le passé. Le ROF a été détourné vers une autre voie. Avec d’autres, je l’ai vu, nous l’avons dit en vain. Après 16 ans de fidélité et 6 ans de patience en face de ses infidélités, J’ai donc décidé de me retirer du ROF. Ma conscience m’interdit de participer plus longtemps à cette association. Je ne renouvellerai pas mon adhésion pour trois raisons : 1. Le nouveau « Rof politique » a fait disparaître l’essentiel du « ROF éthique et déontologique ». Il est devenu concurrent des autres syndicats. Il y en avait pourtant déjà assez comme ça. 2. Je ne veut plus cautionner l’élimination de personnes qui exposent leurs idées, défendent une morale professionnelle et une éthique. 3. Je ne veut pas être complice par ma cotisation de frais d’avocats qui prolongent une « chasse aux sorcières » malgré une délibération de justice pourtant si claire ! Le jour où ces pratiques cesseront, je reviendrais peut être. Je me retire donc du "Rof politique", mais je fais toujours parti du "ROF éthique et déontologique" qui dors dans nos consciences et qui resurgira peut être un jour sous un autre nom. Suggestion, Si vous désirez être responsable de votre avenir, inscrivez-vous à un « syndicat exclusif » Merci de m’avoir lu jusque là ! Bien confraternellement Luc Le Moal Le 10 décembre 2007 Lire cet article au format pdf ici |