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ICAOR 7 - Une nouvelle communication - Mesurer l’effet thérapeutique - Atman, fête ses 35 ans et ses diplômés - Communiqué du CEESO

Auteur : Jean-Louis Boutin

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Droit de réponse au COS
Publié par JL Boutin, Webmestre   
06-06-2007

Droit de réponse au communiqué du COS

Roger CAPOROSSI - SNESO 

Lire le document original (format PDF)

Lire la lettre de M. Castex, Directeur du cabinet du Ministre de la Santé (format PDF)

Le communiqué du COS justifiant un cursus diplômant en ostéopathie en 3 années, selon les mêmes modalités que les enseignements courts des professions auxiliaires médicales soumises à prescription médicale dans leur exercice, fait fi des recommandations de l’OMS sur la formation ostéopathique (en 4300 heures minimum sur 4 à 5 ans minimum), des normes prévalant en Angleterre pour la délivrance du Bsc et du Master en ostéopathie (respectivement sur 4 et 5 ans avec 4400 et 4800 heures minimum) ainsi que des recommandation de la Société Internationale d’Ostéopathie de 5000 minimum sur 6 ans minimum pour un diplôme de 3ème cycle et du modus operandi de la formation initiale française depuis 20 ans.

La Suisse vient de reconnaître, au niveau fédéral, une seule formation en ostéopathie en 5 années plus 2 années d’externat clinique pour user du titre suisse d’ostéopathe et pouvoir exercer.

Il n’y a dans le monde, aucune école digne de ce nom qui forme des ostéopathes en 3 années.

Responsables devant les étudiants et leurs parents, les organisations professionnelles ostéopathiques, les patients qui ont droit à la qualité et la sécurité de l’acte ostéopathique de première intention, les écoles françaises sérieuses dispensent une formation initiale en 5000 heures sur 3 cycles universitaires, depuis 1990.

Par ailleurs, comment peut-on avoir formé des étudiants français en 6 années pendant un certain temps et renier tout à coup une formation pour en proposer une autre à l’aide d’une justification fallacieuse et nuisible pour une profession de haut niveau de responsabilité.

Ce communiqué ne relève donc que d’une interprétation personnelle et de confort commercial par rapport aux textes réglementaires parus en mars 2007.

En effet, les derniers décrets et arrêtés ne mentionnent nullement que la formation française doit se faire en 2660 heures et 3 années maximum. Au contraire, ces textes précisent ce que doit être au minimum une formation en ostéopathie. Ils ont le mérite de fixer un seuil minimum de formation sans définir le seuil maximum pour autant ; laissant ainsi les écoles apprécier ce que doit être la formation initiale optimale. Ils ont le mérite de fixer le seuil de formation à un minimum de 1260 heures pour les professions de santé et d’exclure, de fait, toutes les formations en alternance itinérantes qui allaient de quelques week-ends à quelques centaines d’heures dans des hôtels de type Ibis ou Novotel à Bagnolet ou à la Porte d’Italie.

Le ministre de la Santé et des Solidarité, Xavier Bertrand, a personnellement confirmé par courrier que ces textes n’imposaient qu’un minimum. Monsieur Jean Castex, Directeur de Cabinet de ce même ministre a également confirmé par courrier en date du 2 février 2007 que « la durée des études imposée par les projets de décrets ne constitue qu’une base minimale et que les instituts de formation auront toute liberté pour proposer des cursus complémentaires » à ces bases minimum (Courrier ci-joint).

Tout comme il y a des écoles qui délivrent des diplômes d’aide comptable et d’autres des diplômes d’Expert Comptable et Commissaires aux Comptes, il y aura donc désormais en France des écoles formant en trois ans à des diplômes d’ersatz d’ostéopathes qui auront bien du mal à assurer la sécurité du patient et à vivre de leur métier par une compétence incertaine. Les écoles historiques ne savent pas délivrer un diplôme de réelle compétence en seulement 3 ans.

Alors que les études en médecines se déroulent en France sur 7 à 9 années sur 3 cycles universitaires, alors que les études de chirurgie dentaire se déroulent en 6 ans, que penserait un étudiant du sérieux et de la crédibilité de facultés proposant ces mêmes diplômes pour une même prétendue compétence en seulement 3 années d’études ? Les écoles qui prétendent former des professionnels sur ces bases là prennent de très lourdes responsabilités vis-à-vis de notre profession.

Mais peut-être que dans l’avenir les vrais ostéopathes, diplômés en 5 à 6 ans auront besoin dans leur cabinet, d’assistants formés en 3 ans, pour accueillir les patients, remplir les dossiers médicaux, veiller à ce qu’ils se déshabillent comme il se doit et leur montrer le chemin des toilettes en cas de besoin.

Les écoles historiques de la formation initiale en ostéopathie poursuivront quant à elles, comme elles le font depuis plus de 17 ans, leur engagement de qualité pour un enseignement au service des étudiants et d’une profession d’ostéopathe de première intention ayant la réelle capacité d’établir un diagnostic ostéopathique spécifique et des stratégies thérapeutiques en toue indépendance et en toute compétence

Roger CAPOROSSI
Vice Président du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur en Ostéopathie (SNESO)

Syndicat National de l’Enseignement Supérieur en Ostéopathie
Vice Présidence : 50, avenue de l’Europe – 77184 Emerainville. Tél. : 01.64.61.66.21 - LD : 01.64.61.66.94
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Dernière mise à jour : ( 29-12-2007 )
 
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