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Page 5 sur 7 Prise en chargeImportance d’une prise en charge ostéopathique précoce - Étude bibliographique. Les contraintes anténatales (oligohydramnios, anamnios, anormalité utérine ou pelvienne, gémellarité) et/ou le modelage crânien per partum (disproportion fœto-pelvienne, présentation défléchie, arrêt de progression, dystocies, etc.) sont fréquents, même sans extraction instrumentale [15], [16], [17], [18], [19], [20] quel que soit le mode d’accouchement (voie haute ou basse), les chevauchements des sutures crâniennes sont bien connus et répertoriés par les obstétriciens, (présentations défléchies, asynclitismes, etc.) [15], [19] et les dysmorphologistes [21], [22]. Les compressions des synchondroses de la base crâniennes induites par les mêmes contraintes commencent à être bien répertoriées, [20], [23], [24], [25], [26] [27], [28], [29], [30] [31], [32], [33], [34], [35], [36], [37], [38], [39], [40]. Aujourd’hui, elles sont mises en évidence par coupes particulières que permettent les dernières acquisitions scanners [41], [42]. En fonction du mode de couchage, la gravité est un facteur important qui détermine l’indice crânien définitif dès l’âge de 6 mois [43]. Les recommandations de 1992 de l’American Academy of Pediatrics (Back to sleep campaign) ont permis de diminuer significativement le nombre de décès par mort subite du nourrisson. Cependant, elles sont à l’origine d’une augmentation significative du taux de PPOP [44], [45], [8], [9]. Certaines PPOP, sont statistiquement reliées à nombre de troubles, [35], [46], [47], [48], [49]. Les synchondroses et les sutures ouvertes [50], [51], vont assurer la croissance du périmètre crânien (PC): 12 cm dans la première année, dont 9 cm dans les premiers 6 mois. Les 9 cm suivants seront acquis beaucoup plus lentement jusqu’à 5 ans, il restera 3 cm pour arriver à la valeur du PC définitif. Pour l’optimalité des fonctions cérébrales, Amiel-Tison [52] a démontré que les sutures crâniennes doivent être bord à bord dès la naissance, avec une croissance du PC, comparable à la courbe de taille, ± 25 percentiles. Ces signes sont le marqueur d’une croissance hémisphérique correcte. Dans la triade d’Amiel-Tison (TAT), le premier signe de lésion neurologique est le chevauchement sutural. Les lésions neurologiques sévères conduiront à l’infirmité motrice d’origine cérébrale (IMOC). Les lésions modérées ou mineures auront des signes plus atypiques dont l’expression change avec le développement (1ère année : trouble de la fonction motrice ; années suivantes : troubles du langage, de la motricité fine, du comportement ; en âge scolaire : troubles d’apprentissage) [52], [53], [54], [55], [56]. Couly [57], Delaire [36], [58] et nombre d’auteurs [59], [60], [61], [62], [63], [64], attestent que la suture est un site de croissance actif qui fonctionne comme une véritable articulation: comprimée la suture se résorbe, normalement étirée elle autorise la croissance crânienne et encéphalique optimale [21], [22] Contrairement aux idées reçues, les traces de ces contraintes ne disparaissent pas avec le temps. Le scanner du jeune enfant fait apparaître des sous-croisements suturaux (ou luxations suturales) et des compressions de la base du crâne [42] des mois, voire des années après la naissance chez les enfants qui ont des dysmorphoses cranio-faciales et des troubles de l’articulé dentaire [14]. L’ostéopathe DO périnatal n’endort pas son jeune patient en fin de séance (sauf s’il est repu à la suite d’une tétée) contrairement aux affirmations de l’AM [1]. Ses pratiques permettent une diminution d’un tonus anti-gravitaire anormalement prégnant [65] ; en fin de séance le nouveau-né ou le nourrisson est le plus souvent vigilent (état III sur l’échelle V), nombre de petits dysfonctionnements fonctionnels ont disparus de manière durable [3]. Chez l’IMOC, il prévient le raccourcissement des haubans duremériens et peut avoir un effet favorable sur la motricité volontaire [66]. La prise en charge ostéopathique précoce peut être assimilée à de l’orthopédie cranio-faciale du nourrisson comme l’est l’orthodontie précoce [13], [14]. Les forces développées sont moins importantes, non constantes et plus ciblées sur les structures impliquées (sutures sous-croisées, synchondroses comprimées). Elle n’utilise pas de grands bras de levier comme le fait le traitement orthodontique de l’adolescent qui corrige uniquement les troubles de l’articulé dentaire et augmente parfois l’asymétrie faciale préexistante. Suite à cet effet secondaire délétère [67], certains orthondontistes sont poursuivis en indemnisation. Ne pas donner à la future mère la possibilité d’avoir un bassin mobile, limitant les troubles de la posture de la femme enceinte, favorisant la parturition, diminuant les contraintes périnéales, d’être soulagée d’une coccygodynie, semble relever d’une méconnaissance des modifications anatomo-physiologiques de la grossesse, de la parturition et des troubles les plus courants qui leurs sont inhérents, [68], [69], [70]. Interdire la prise en charge de nouveau-nés et de nourrissons de moins de 6 mois par des ostéopathes DO compétents [3] semble être préjudiciable pour la future croissance crânienne harmonieuse, et pourrait induire une dysmorphie cérébrale avec un développement neurologique non optimal, comme cela a été prouvé in vivo, chez le lapin [71], [72]. Pour ces patients, il pourrait donc exister une véritable perte de chance.
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