Flash info

Réponse du ministère de la Santé à l'UFOF - A lire... - La prochaine lettre du site - Circulaire du CNOMK - La date du 30 juillet repoussée ? - Les refus d’agrément de certaines commissions régionales. (11/08/2008).

Lire la suite...
 

Accueil
L'IRC : mythe ou réalité ?
Publié par JL Boutin, Webmestre   
06-01-2008
Index de l'article
L'IRC : mythe ou réalité ?
Présentation
Introduction
L´axe crânio-sacré
La Science de l´Ostéopathie
Apport de Rollin E. Becker
Mécanisme Respiratoire Primaire
Le Souffle de Vie
Un peu d´embryologie
Inhalation - Exhalation
Références bibliographiques
Fluctuation du liqide céphalorachidien
Une reconnaissance controversée
L´influx crânien
Conclusion

La Science de l’Ostéopathie

Sutherland sut vraiment aller au-delà de cette carcasse tronquée ou de ces corps décapités et s’enfoncer dans les profondeurs de la totalité de l’être humain (corps physique, corps fluidique et corps énergétique ou corps, âme et esprit) pour y redécouvrir ce qui n’était autre que la Science de l’Ostéopathie. Je ne vous raconterai pas ici la fascinante exploration et odyssée de Sutherland dans les profondeurs des mécanismes humains, mais simplement comment un beau matin, durant sa deuxième année d’études à l’École Américaine d’Ostéopathie (American School of Osteopathy) de Kirksville dans le Missouri, son attention se porta sur un crâne désarticulé.

« Alors que j’étais là à regarder et à réfléchir dans le sens de la philosophie du Dr. Still, mon attention fut attirée par les surfaces articulaires taillées en biseau du sphénoïde. Et soudain, une idée s’imposa, une idée directrice : " taillée comme les ouïes d’un poisson et indiquant une mobilité articulaire pour un mécanisme respiratoire».»

Il venait d’avoir l’intuition de ce qu’il appellera plus tard le Mécanisme Respiratoire Primaire. Ses ennuis ne faisaient que commencer.

Ainsi, les os du crâne bougent ou plutôt manifestent et interprètent en surface l’existence d’une force vitale intérieure, au moyen de fléchissements directionnels et rythmiques qui s’expriment d’une façon plus sensible, mais pas unique, au niveau de leurs sutures.

Mais une question essentielle se pose. Qu’est-ce qui fait bouger ces os du crâne ?

Ce ne sont pas les muscles, évidemment, puisque le mouvement vient de l’intérieur. Ils sont animés centralement par la poussée respiratoire des quelques soixante milliards de cellules qui composent le cerveau, le cervelet et la moelle épinière. Ces cellules respirent et donc bougent grâce à la Présence vivante du liquide céphalo-rachidien. Ainsi, conformément au jeu rythmique et alternatif d’absorption et d’évacuation partielle du liquide céphalo-rachidien par les cellules, les ventricules et les citernes du système nerveux central, il se crée un mouvement global et primaire qui part des profondeurs et vient se réfléchir en surface.

Mais entre ce mouvement cellulo-liquide du système nerveux cérébro-spinal et cette oscillation sophistiquée et directionnelle par laquelle il se manifeste à la périphérie, il y a un lien, un « instrument » de contrôle et de répartition. Le mécanisme crânien possède en effet un agencement interne de tension réciproque, fonctionnant entre des points d’attache précis et coordonnant ces différentes mobilités. Cet agencement de tension réciproque, d’équilibrage et de transmission constitue le dispositif tridimensionnel de la dure-mère (faux du cerveau et du cervelet, tente du cervelet et gaine durale antérieure). Ce dispositif membraneux se prolonge lui-même jusqu’au sacrum par l’intermédiaire du tube spinal dure-mérien si bien que le sacrum participe aussi directement aux mouvements du mécanisme crânien, qui devient alors le mécanisme crânio-sacré.

Sutherland consacra ensuite le reste de sa vie à codifier sa « découverte » à l’expérimenter, à la faire admettre par la profession et, bien sûr, à l’enseigner.

Mais hélas, à sa mort et même de son vivant, exactement comme cela s’était déroulé pour A.T. Still, bien peu de ses élèves avaient saisi la profondeur et la portée de son enseignement. Ils firent alors ce qui se fait toujours où, incapables d’atteindre la dimension du concept originel, ils s’efforcèrent de le ramener à leur mesure pour en faire une approche purement physique et matérielle, structurale et superficielle, dans la ligne de leur première formation et en accord avec leurs propres possibilités.

En fait, il s’est passé dans l’itinéraire de Sutherland ce qui s’était passé avec Still. Pendant un demi-siècle de recherches, d’expérimentation et d’enseignement, Sutherland n’avait pas cessé d’évoluer, pas dans l’idée du concept, car comme le soulignait Rollin Becker « Sutherland savait tout depuis le début mais il ne pouvait pas l’expliquer » ou comme le confirmait Anne L. Wales, l’une de ses premières élèves, « oui, ne fut-ce que par intuition », mais dans sa compréhension du mécanisme et dans la clarification de son approche. Initialement, vous le savez, il était parti des os, comme Still d’ailleurs, « un mouvement entre les os du crâne » et il avait pensé que cette mobilité crânienne venait du système nerveux central. Mais plus tard , comme le soulignait Anne L. Wales , « il en était venu à l’évidence » et avait reconnu que la force motrice , première et initiatrice , était la Puissance de la Marée contenue dans le liquide céphalo-rachidien pour enfin , à la fin de sa vie , reconnaître la réalité du Souffle de Vie comme Principe Vital, originel et universel , du Mécanisme Respiratoire Primaire.

Bien sûr, comme pour Still, beaucoup de ses élèves n’avaient pas pu suivre et, hélas, beaucoup n’ont toujours pas suivi. Ils en étaient restés et aujourd’hui encore beaucoup en sont restés aux prémisses de l’approche, considérant, comme disait Becker « le mécanisme comme une boîte à os », essayant ainsi de maintenir un lien avec leur formation structurale initiale et continuant de s’appuyer sur elle.

Si bien que là aussi, qu’en était-il advenu du génie de Sutherland, de sa « vision » : une manifestation primaire énergétique, fluidique et tissulaire, prenant sa source dans l’individualisation d’un Souffle de Vie non-matériel dans la profondeur des tissus vivants, s’organisant en mécanisme pour devenir fonctionnelle et animer toute la physiologie du corps et, qui plus est, directement utilisable à des fins thérapeutiques. Oui mais, qu’avaient-ils fait de tout cela et qu’en avons-nous fait ?

 


Dernière mise à jour : ( 26-03-2008 )
 
< Précédent   Suivant >
© 2001-2008 Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie. Informations Légales
Le Site de l'Ostéopathie est déclarée à  la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) sous le n° 723319.