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L'IRC : mythe ou réalité ?
Publié par JL Boutin, Webmestre   
06-01-2008
Index de l'article
L'IRC : mythe ou réalité ?
Présentation
Introduction
L´axe crânio-sacré
La Science de l´Ostéopathie
Apport de Rollin E. Becker
Mécanisme Respiratoire Primaire
Le Souffle de Vie
Un peu d´embryologie
Inhalation - Exhalation
Références bibliographiques
Fluctuation du liqide céphalorachidien
Une reconnaissance controversée
L´influx crânien
Conclusion
 

Apport de Rollin E. Becker

Heureusement, quelques élèves de Sutherland ne s’étaient pas résignés et parmi eux, et même surtout pourrions-nous dire, Rollin E. Becker.

R. E. Becker avait été l’un des premiers disciples de Sutherland, puis son ami et son confident. Après la mort de son maître, par son exemple et son enseignement, il s’efforça de perpétuer, contre vents et marées, l’héritage que certains semblaient vouloir abandonner. Mais, Becker fit plus que de conserver pieusement un patrimoine. Comme Sutherland l’avait fait pour Still, il reprit le flambeau là où son maître l’avait laissé, approfondit sa découverte, la prolongea et l’amplifia. Autrement dit, lui aussi, il continua de « tirer sur la queue de l’écureuil ». Mais résumons, si vous le voulez bien, la réflexion et l’apport de R. E. Becker à la Science de l’Ostéopathie.

Le mécanisme crânio-sacré est animé de l’intérieur par une respiration cellulaire suscitée par une fluctuation fluidique et réverbérée par un système membraneux de tension réciproque, le tout constituant, dans la vraie signification du terme, un Mécanisme Primaire. La chose remarquable, et il s’agit là vraiment de la découverte de Sutherland, est que le mécanisme crânio-sacré est la seule région du corps dans laquelle ce « système primaire » cellulaire, fluidique ou si vous préférez hydro-fluidique et membraneux, constitue à la fois le moteur intérieur et la manifestation ou le mouvement, central et périphérique. Aussi, nous pouvons dire que, pratiquement et pour son mouvement propre, le mécanisme crânio-sacré n’obéit spécifiquement qu’à cet unique système, ne s’exprime qu’à travers ce système et qu’il est la seule région du corps à se comporter ainsi.

Je vous rappelle, pour qu’il n’y ait pas de confusion, quels sont les éléments anatomo-physiologiques qui constituent ce que nous appelons, dans notre approche, le mécanisme crânio-sacré : les os du crâne et de la face avec leurs contacts articulaires, les membranes crâniennes et spinales, le système nerveux central, le liquide céphalo-rachidien et le sacrum en tant que pôle inférieur d’attache des membranes dure-mériennes du névraxe cérébro-spinal.

Donc ce mécanisme crânio-sacré, tel que nous avons commencé à le décrire et à le situer, n’exprime son mouvement propre que par l’intermédiaire de ce « système primaire » cellulaire, hydro-fluidique et membraneux. Il est aussi, rappelons le, la seule région du corps à manifester ainsi sa physiologie et c’est précisément à cette manifestation physiologique unique du mécanisme crânio-sacré que Sutherland donna le nom de Mécanisme Respiratoire Primaire.

Cela dit, le fait que le mécanisme crânio-sacré n’utilise que ce « système primaire » pour exprimer sa physiologie ne veut pas dire du tout que les autres régions du corps soient dépourvues de ce mécanisme intérieur. Il y a, en effet, des cellules partout, du liquide et du fluide partout, des membranes partout et, par définition physiologique, tous ces éléments, où qu’ils se trouvent, doivent avoir des propriétés essentiellement similaires. Si une cellule du cerveau respire au contact  de la masse hydro-fluidique qui l’environne, on ne voit pas pourquoi une cellule du deltoïde, du foie ou du péroné, etc… ne respirerait pas aussi au contact des liquides lents organiques extra et intracellulaires dans lesquels elle baigne et qui la pénètre rythmiquement. L’addition des motilités des milliards et des milliards de cellules qui composent le corps humain crée ainsi un immense système de respiration cellulaire et de fluctuation hydro-fluidique. De même, on ne voit pas non plus pourquoi les tissus membraneux qui entourent tous les organes et les viscères que composent ces cellules, les relient entre eux et les fixent au système osseux, ne seraient pas impliqués dans le même mouvement et ne le transmettraient pas à leurs voisins et au-delà. En effet, à tous les niveaux du corps, une cellule est une cellule, un liquide est un liquide, un fluide est un fluide, une membrane est une membrane, un os est un os ; du sommet du crâne à la plante des pieds, il n’y a pas de différence.

La totalité des cellules vivantes représente donc globalement une unité de fonction, « une fonction cellulaire respiratoire ». La masse totale des liquides lents organiques (liquide céphalo-rachidien, liquide lymphatique, liquide extra et intracellulaire, etc…), vivants et fluctuants sous l’effet de la propulsion fluidique de la Puissance de la Marée, représente aussi globalement une unité de fonction, « une fonction hydro-fluidique de fluctuation ». De même, la continuité anatomique absolue de tous les tissus membraneux d’attache, de revêtement, de liaison et de soutien, que les anglo-saxons appellent généritiquement le « fascia », représente aussi une unité globale de fonction, « une fonction membraneuse de tension réciproque ».

Ces trois fonctions (cellulaire, hydro-fluidique et membraneuse) sont tellement indissolubles et interdépendantes qu’elles n’en forment finalement qu’une seule qui est la fonction même de la vie s’exprimant directement dans la profondeur des trois corps (corps physique, corps fluidique et corps énergétique) de la totalité de notre être.

Nous nous trouvons donc, là aussi, en face d’un « mécanisme primaire », c’est à dire ne dépendant d’aucun autre, non seulement similaire à celui que nous avons décrit au niveau du crâne, mais absolument identique. Il n’y a, en effet, aucune différence et comme le soulignait lui-même R. E. Becker, « il s’agit de la même unité de vie ».

Et justement, la grande contribution de Rollin E. Becker aura été non seulement d’avoir étendu à la totalité du corps humain la conception de Sutherland d’un Mécanisme Respiratoire Primaire crânio-sacré, mais d’avoir fait entrer ce mécanisme global, le Mécanisme Involontaire, dans les techniques de traitement et de l’avoir, selon sa propre expression, « utilisé cliniquement », répondant ainsi à l’injonction de Still :

« Pourquoi ne pas utiliser cette "puissance" qui le peut et qui le veut. »




Dernière mise à jour : ( 26-03-2008 )
 
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