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Michel Fischer DO

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L'IRC : mythe ou réalité ?
Publié par JL Boutin, Webmestre   
06-01-2008
Index de l'article
L'IRC : mythe ou réalité ?
Présentation
Introduction
L´axe crânio-sacré
La Science de l´Ostéopathie
Apport de Rollin E. Becker
Mécanisme Respiratoire Primaire
Le Souffle de Vie
Un peu d´embryologie
Inhalation - Exhalation
Références bibliographiques
Fluctuation du liqide céphalorachidien
Une reconnaissance controversée
L´influx crânien
Conclusion

Introduction : l'apport de W. G. Sutherland

Par définition et par vocation, la Science de l’Ostéopathie implique une idée de totalité. Par rapport à l’étude du corps vivant, en fonction et en dysfonction, « l’ostéopathie est tout ou elle n’est rien » dit son fondateur, Andrew Taylor Still. Pour nous, elle est vraiment la science des tissus vivants, de tous les tissus vivants, et à tous leurs niveaux bien entendu.

En ce qui concerne, par exemple, l’ostéopathie dite « crânienne », pour qui sa découverte et son étude ont été pour la plupart d’entre nous à l’origine de la démarche qui nous a sorti des routines structuralistes, voici comment William Garner Sutherland, son fondateur, présentait cette facette de l’ostéopathie, à Kirksville, en 1953 :

« De quoi s’agit-il ? Est-ce une thérapeutique spéciale en soi ? Pas du tout. C’est l’ostéopathie du Dr. Still. Vous n’avez même pas besoin d’ajouter dans le domaine crânien. Ce n’est rien d’autre que la Science de l’Ostéopathie. »

Plus tard, Rollin E. Becker, élève et ami du William G. Sutherland, affirmait lui aussi :

« Nous ne parlons pas d’ostéopathie crânienne, nous parlons d’ostéopathie. Il ne s’agit pas de " ceci, plus ceci, plus cela " : il s’agit d’une unité, d’une unité de fonction. »

En fait, que s’était-il passé avant Sutherland ? Rappelez-vous ce que Still avait écrit :

« L’Ostéopathie implique une connaissance absolue de la tête, de la face, du cou, du thorax, etc… Quand vous examinez un patient, commencez par le cerveau et, surtout, sachez que le liquide céphalo-rachidien est l’élément le plus haut que l’on connaisse dans le corps humain. »

La plupart de ses successeurs s’étaient mis à « manipuler », c’est à dire à faire craquer des articulations innocentes, et ne traitaient que des corps sans tête. On ne peut évidemment pas manipuler les méninges, le cerveau, la moelle épinière ou le liquide céphalo-rachidien. Autrement dit, les si importantes structures crâniennes avaient été exclues de leurs préoccupations cliniques et thérapeutiques.

L’apport de W.G. Sutherland à l’ostéopathie fut d’abord de replacer cette tête au sommet de la colonne vertébrale et du corps, avec tout ce que cela signifiait, non seulement structuralement mais aussi psychologiquement et spirituellement, et de reformer ainsi cet homme total. Pénétrant ainsi dans ses profondeurs, il y découvrit un mécanisme anatomo-physiologique jusqu’à alors inconnu ou tout au moins ignoré et négligé, le Mécanisme Respiratoire Primaire, lui-même expression localisée d’une fonction physiologique fondamentale, le Mécanisme Involontaire, dont le substratum ou processus primordial, principiel et universel qui, sans intermédiaire et sans commande, « sans schéma et sans rythme » disait Still, constitue l’Involontaire ou le Principe Vital qui individualise la Vie, la soutient et la maintient dans la masse hydro-fluidique et cellulaire qui constitue chaque être vivant.

Mais alors pourraient se demander certains, pourquoi donner tant d’importance à la connaissance, à l’étude et au traitement de l’axe crânio-sacré, puisque nous insistons toujours sur la totalité de l’être humain et de son indivisibilité.



Dernière mise à jour : ( 26-03-2008 )
 
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