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Page 4 sur 15 L'axe crânio-sacré Nous pourrions répondre évidemment « parce qu’il faut bien commencer quelque part », mais aussi et simplement parce que ce mécanisme humain global, aux multiples expressions, est centré sur l’axe crânio-sacré qui le « représente » ou, si vous préférez, le « concrétise » et que, surtout, cliniquement ce mécanisme global peut être efficacement et plus rapidement influencé si on l’aborde à travers cet axe. L’axe crânio-sacré, vous le savez, est l’axe originel de l’être humain c’est à dire vraiment ce qui lui a été primordialement « offert » pendant la gestation (ligne médiane primitive et son prolongement, la notochorde) et à la naissance (crâne, colonne vertébrale et leur contenu). Autour de lui et par rapport à lui, tout s’est organisé, bien ou mal. Anatomiquement, l’axe crânio-sacré représente ainsi l’axe structural ostéo-membraneux de la totalité du mécanisme humain après avoir été son axe fluidique embryonnaire, ce qu’il reste d’ailleurs tout au long de la vie, demeurant ainsi son axe liquidien. Mais il est aussi son axe nerveux, hormonal et respiratoire, servant parallèlement de support à son axe énergétique et à son axe spirituel. En ce sens, il est vraiment l’axe universel ou cosmique du mécanisme humain avec tout ce que cela représente. W. G. Sutherland, considérant cet axe, en fait certains éléments de cet axe, à partir de sa physiologie et de sa fonction essentielle, liée à la « substance » de son contenu, lui a alors donné le nom de Mécanisme Respiratoire Primaire. Ce mécanisme axial est lui-même une partie physiologiquement très particulière d’un mécanisme global, tissulaire, fluidique et énergétique, que W. G. Sutherland et surtout son disciple R. E. Becker ont alors désigné sous le nom de Mécanisme Involontaire, substratum premier et non-spécifique de toute la physiologie humaine. En fait, W. G. Sutherland aura mis une tête sur la colonne vertébrale, mais il reviendra ensuite à R. E. Becker d’avoir étendu à la totalité du corps le concept de la spécificité fonctionnelle du Mécanisme Respiratoire Primaire le long de l’axe anatomique crânio-sacré. Ainsi envisagée, l’utilisation clinique de l’axe crânio-sacré du Mécanisme Respiratoire Primaire et du Mécanisme Involontaire lui-même, dans sa totalité et quel que soit l’endroit du corps où il s’exprime et se manifeste, constitue une remarquable application des trois grands principes de l’ostéopathie définis par A. T. Still, à savoir : 1.- L’interdépendance et la réciprocité de la structure et de la fonction, elles-mêmes issues d’une forme originelle. 2. - L’unité ou réciprocité totale de fonction. 3. - L’auto-défense impliquant une immunité relative inhérente à la machine humaine, capable d’élaborer les substances et de mettre en place les dispositifs nécessaires au maintien de la santé et à la neutralisation de la maladie.
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