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Le Mécanisme Respiratoire Primaire Mais revenons, si vous voulez bien, au Mécanisme Respiratoire Primaire, spécificité absolue de l’expression du Mécanisme Involontaire le long de l’axe anatomique crânio-sacré. Au début, Sutherland, s’appuyant sur les connaissances de son temps, avait pensé que le mouvement physiologique propre du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) constituait le « moteur primaire » (ou premier) qui initie cette unité fonctionnellement indivisible du Mécanisme Respiratoire Primaire, selon un modèle séquentiel et successif, tel que le décrit Harold I. Magoun dans la 2ème et la 3ème édition de « Ostéopathie dans le Champ Crânien » en 1966 et 1976. Mais, au fil des ans, en approfondissant son étude et sa recherche, « il en vint à l’évidence », comme le soulignait Anne L. Wales, que les cellules du système nerveux central étaient animées par la fluctuation du liquide céphalo-rachidien ou Puissance de la Marée. En d’autres termes, ce n’est pas le tissu nerveux lui-même mais le fluide dans le liquide céphalo-rachidien qui met subséquemment en vie et en mouvement la masse spatiale cellulo-liquide du système nerveux central. L’union anatomique et la fusion physiologique des cellules nerveuses et du liquide céphalo-rachidien, sous la commande de sa fluctuation fluidique et à l’unisson avec elles, peuvent être alors considérées comme le « moteur » du Mécanisme Respiratoire Primaire. Vu sous cet aspect, nous pouvons ainsi considérer le système nerveux central, animé par la Puissance de la Marée dans le liquide céphalo-rachidien, comme le facteur mécanique central et immédiat de ce mouvement global, synchrone et simultané, au sein de l’unité fonctionnelle constituée par les cinq éléments ou composants, principes ou phénomènes, auxquels Sutherland donna le nom de Mécanisme Respiratoire Primaire. Toutes les cellules vivantes possèdent en elles la propriété ou plutôt la « qualité » du mouvement. Elles se gonflent et se rétractent rythmiquement et incessamment ; elles palpitent, elles respirent. Cela est vrai pour toutes les cellules, y compris les cellules du système nerveux qui prises individuellement sont douées de motilité et donc respirent, de sorte que les soixante ou cent milliards de cellules que le composent sont motiles et respirent et donc le système nerveux, dans sa totalité, est motile et respire. Ce qui est remarquable, c’est que l’addition de ces quelques cent milliards de motilités individuelles constitue un ensemble physiologique organisé. En d’autres termes, ces milliards de cellules s’expriment toutes au même rythme, dans une sorte de va-et-vient incessant, une véritable « vague » orchestrée par la fluctuation fluidique du liquide céphalo-rachidien, réalisant ainsi, si tout se passe bien évidemment, une parfaite unité fonctionnelle globale. |