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Page 9 sur 15 Un peu d’embryologie Maintenant, cette « vague » composée de milliards de cellules, avant d’être coordonnée et rendue spécifiquement directionnelle par la membrane, sous la forme d’un schéma initial et adaptatif de flexion - extension pour les os impairs et de rotation externe - rotation interne pour les os pairs, comment se propage-t-elle ? Autrement dit, ce mouvement primaire du système nerveux central, issu de sa motilité cellulo-liquide, comment s’organise-t-il lui-même ? Très simplement, en suivant son propre ordre de développement et d’expansion embryologique. Vous vous rappelez que, chez l’embryon, le système nerveux central apparaît au niveau de la couche ectodermique, d’abord sous la forme d’un sillon puis d’une invagination et enfin d’un canal, le tube neural, rempli de liquide, bientôt fermé à ses deux extrémités, les neuropores antérieur et postérieur, et présentant une portion caudale étroite qui deviendra la moelle épinière et une portion céphalique plus dilatée, le futur cerveau. Puis, les jours passant, l’accroissement se fait plus prolifique à la partie céphalique qui se transforme remarquablement en taille et aussi en forme. Deux bourgeons latéraux y font leur apparition pour devenir ensuite les hémisphères cérébraux. A ce stade, le tube neural ressemble à un Y. Les bourgeons hémisphériques vont alors proliférer de façon continue et occuper de plus en plus d’espace, en s’étendant plus particulièrement vers l’avant, leur direction originelle. Afin que cette prolifération puisse se poursuivre d’une façon harmonieuse , sans déséquilibre de la future organisation cérébrale et dans le minimum d’espace, le tissu nerveux cellulo-liquide en mouvement va utiliser la présence et la réciprocité de la membrane dure-mérienne frontale pour se recourber vers le haut, puis celles des membranes pariétale, occipitale et temporale pour continuer sa prolifération, respectivement vers l’arrière, vers le bas et de nouveau vers l’avant, mais latéralement. La prolifération de la masse cellulo-liquide des hémisphères cérébraux disposera ainsi du maximum d’espace physiologique et fonctionnel dans le minimum d’espace structural. Les lobes frontaux, pariétaux, occipitaux et temporaux ainsi formés l’ont donc été d’une façon dynamique et les directions qu’ils ont suivies vers le haut, l’arrière, le bas et l’avant inféro-latéralement, ainsi que leur agencement spatial terminal, les apparentent plus ou moins à des « cornes de bélier ». Plus ou moins, disons-nous, car simultanément avec ce mouvement de croissance et de développement embryologique un peu simplifié, il y a aussi une expansion supéro-inférieure qui va recouvrir latéralement les éléments centraux du diencéphale et du mésencéphale. Mais cette image de « cornes de bélier », qui n’est pas fausse d’ailleurs, est bien pratique pour les premières descriptions que nous en faisons ici. Bien sur, le canal initial rempli de liquide céphalo-rachidien est toujours là, mais il se divise maintenant en canal épendymaire, quatrième ventricule, aqueduc cérébral de Sylvius, troisième ventricule et deux ventricules latéraux avec des cornes antérieures, postérieures et inférieures. Par ailleurs , ces membranes dure-mériennes de tension réciproque , frontale, pariétale, occipitale et temporale, qui semblent « diriger » la localisation des hémisphères cérébraux et des ventricules latéraux, ont été en fait créées par le système nerveux central lui-même et à cet usage justement. Il n’y a donc entre les deux éléments, masse cellulo-liquide et membrane dure-mérienne de maintien, aucune opposition comme il est parfois décrit mais, au contraire, réciprocité physiologique absolue. Il n’y a d’ailleurs jamais d’opposition dans la genèse normale d’un être vivant, mais si cela malgré tout se produit, il y a alors pathologie.
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