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Michel Fischer DO

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L'IRC : mythe ou réalité ?
Publié par JL Boutin, Webmestre   
06-01-2008
Index de l'article
L'IRC : mythe ou réalité ?
Présentation
Introduction
L´axe crânio-sacré
La Science de l´Ostéopathie
Apport de Rollin E. Becker
Mécanisme Respiratoire Primaire
Le Souffle de Vie
Un peu d´embryologie
Inhalation - Exhalation
Références bibliographiques
Fluctuation du liqide céphalorachidien
Une reconnaissance controversée
L´influx crânien
Conclusion
 

Inhalation - Exhalation

La connaissance et la compréhension de ce dispositif cellulo-liquide du tissu nerveux cérébral et de ses cavités ventriculaires sont importantes car la fluctuation fluidique du liquide central, le liquide céphalo-rachidien, en remplissant rythmiquement cellules, espaces, canaux et ventricules puis en les vidant partiellement de son contenu pour se répandre vers la périphérie, imprimera aux différents lobes cérébraux une sorte d’ondulation hydraulique ou, si vous préférez, hydro-fluidique qui suivra exactement, au cours de la phase d’exhalation de la Respiration Primaire, le parcours embryologique de croissance et de développement par enroulement en forme de « cornes de bélier » des hémisphères cérébraux et de leurs cavités ventriculaires. Il s’agit là, encore une fois, de ce que nous avions entrevu il y a un instant avec le mouvement global des hémisphères cérébraux en union avec la fluctuation fluidique, vivante et active, du liquide céphalo-rachidien et la membrane dure-mérienne de tension réciproque, mais ici nous abordons ces rapports d’une façon plus spécifique.

Au niveau du cerveau, ce mouvement des hémisphères cérébraux aura ainsi une direction plus ou moins spiralée. Dans un premier temps, correspondant à la phase d’inhalation de la Respiration Primaire, les « cornes de bélier » se dérouleront vers leur fulcrum embryologique, central et originel, situé au niveau de la lame terminale, en se gonflant de leur substance fluidique, le liquide céphalo-rachidien. Puis, dans un deuxième temps, temps d’évacuation partielle du liquide céphalo-rachidien et de sa puissance inhérente, correspondant à la phase d’exhalation, elles s’enrouleront de nouveau à partir de leur fulcrum situé, nous l’avons dit, au niveau de la lame terminale. Ce mouvement spécifique spiralé, en forme de « cornes de bélier », des hémisphères cérébraux et des ventricules latéraux fait partie du mouvement physiologique global du névraxe cérébro-spinal qui devient plus court et plus gros lors de la phase d’inhalation et, inversement, plus long et plus mince lors de la phase d’exhalation.

Ces deux temps, remplissage et vidage des ventricules, des canaux, du cerveau, du tronc cérébral et de la moelle épinière, se produisent selon un cycle qui, en état de santé, est très régulier et même assez constant. Il a malheureusement été calculé de façons différentes et parfois bien erronées par divers opérateurs, selon qu’ils l’envisageaient au niveau d’organes spécifiques du Mécanisme Volontaire ou dans la profondeur du Mécanisme Involontaire et de sa fluctuation. Il s’agit là toujours d’une même erreur et d’une même confusion entre ce qui est « volontaire » et ce qui est « involontaire ».

Chez une personne en bonne santé , et considéré donc à partir de la profondeur hydro-fluidique et cellulaire non-différenciée et non à partir d’éléments structuraux ou d’organes différenciés, spécifiques et variables dans leur expression, ce rythme oscille entre deux cycles et demi et trois cycles par minute.

Mais alors, me diriez-vous, qu’en est-il de ce rythme de six à douze cycles par minute ou de sept à quatorze selon les auteurs, donc très instable, mis en évidence par des expérimentateurs « scientifiques », la plupart non-ostéopathes, utilisant divers instruments, ou au cours d’opérations chirurgicales ou encore en observant les crânes de malades mentaux, etc… ? Que signifie donc ce rythme, instable et irrégulier, auxquels certains « ostéopathes crâniens » ont donné le nom, peut-être bien choisi pour eux mais bien mal pour nous, d’Impulsion Rythmique Crânienne (Cranial Rhythmic Impulse ou C.R.I.) ?

Si vous le voulez bien, acceptons d’entrer dans la controverse puisqu’elle est « historique » et qu’elle se perpétue dans la profession, amenant même certains à affirmer que les rythmes n’existent pas. Mais, peut-être me direz-vous, si l’observation d’un rythme central et essentiel de deux cycles et demi ou trois par minute est cliniquement exacte (une expérience de plusieurs années semble d’ailleurs bien le confirmer), pourquoi se donner alors la peine de parler de ce soi-disant « influx crânien » ?

- d’une part, pour ne pas rompre dès le début avec une « tradition » par laquelle nous sommes passés et qui perdure à travers un enseignement que la plupart d’entre vous ont suivi et qui pourraient être surpris que nous ne fassions pas allusion à ce qui a été au cœur de leur formation ostéopathique dans le « champ crânien ».

- d’autre part et surtout parce que c’est tout de même à partir du rythme de cette Impulsion Rythmique Crânienne que des investigateurs , ostéopathes ou scientifiques en dehors de la profession, se sont aperçus qu’il y avait vraiment une vie fluctuante et rythmique à l’intérieur du crâne qui n’était pas décrite dans les manuels classiques de neurophysiologie, même s’ils se sont trompés d’étage ou, si vous préférez, de niveau entre le « volontaire » et l’ « involontaire ». Mais, déjà ici pour nous, cela nous permet d’entrée, non seulement de mieux comprendre mais aussi de palper et de percevoir la grande différence d’expression entre les Mécanismes Volontaire et Involontaire.



Dernière mise à jour : ( 26-03-2008 )
 
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