|
Page 3 sur 7 Présentation (1) Depuis 1992, suite aux consignes de faire dormir les enfants sur le dos pour prévenir la mort subite du nourrisson, il existe une augmentation pseudo épidémique des déformations du crâne de type plagiocéphalie positionnelle [1-3]. Il s’agit de plagiocéphalie sans synostose des sutures crâniennes [3] secondaire à des mécanismes de traction et/ou de compression [4]. Il existe plusieurs types de déformations mais elles sont toutes caractérisées par une déformation postérieure occipitale du crâne, une asymétrie crânienne, et une brachycéphalie plus ou moins sévère [5, 6]. Les facteurs de risques sont bien identifiés, comme la primiparité, la position en siège, les grossesses gémellaires et l’existence d’un torticolis congénital est souvent associé [4, 7-9]. Le torticolis musculaire congénital représente 42,7 % des torticolis congénitaux [10] et plusieurs étiologies ont été incriminées comme la malposition intra-utérine, un traumatisme obstétrical, une occlusion veineuse, une ischémie artérielle, une cause héréditaire, un trouble neurologique, ou une infection [11, 12]. L’association entre le torticolis et la plagiocéphalie est connue depuis fort longtemps mais les facteurs qui conduisent à tel type de déformations plutôt qu’un autre sont moins bien connus d’autant qu’il existe des torticolis sans plagiocéphalies et des plagiocéphalies sans torticolis. Au vue de la déformation de la base du crâne, il semble que le facteur musculaire, rétraction musculaire ou asymétrie de tonus, joue un rôle déterminant dans la genèse du type de déformation [13]. Le but de notre étude rétrospective était de faire le point sur les différentes formes de plagiocéphalies et de déterminer quelle était la relation entre les anomalies musculaires cervicales présentes chez les enfants porteurs d’une plagiocéphalie et la déformation du crâne. La prise en charge thérapeutique devra donc tenir compte de la déformation du crâne et des anomalies musculaires cervicales retrouvées. 1. Ce titre est de la rédaction.
|