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Page 3 sur 5 Quelle action L’action de l’ostéopathie au cours de la grossesse Au cours du premier trimestre Une action sur les signes de début de grossesse, nausée, vomissement, les tensions ligamentaires, les contractions utérines, la pollakiurie principalement. Au cours du deuxième et troisième trimestre - les lombalgies, les pubalgies, moins connu mais d’une grande efficacité une action sur les contractions avec ou sans modification du col. Les ligaments utérins s’étirent, le volume augmente, il passe d’une capacité de 4 cc à 4000 cc en moyenne, l’utérus modifie sa musculeuse, créant un tissu interstitiel pour favoriser le glissement entre des fibres musculaires qui s’organisent en faisceau. La musculeuse perd peu à peu sa structure de muscle lisse pour ressembler à une structure de muscle strié tout en gardant sa fonction neurologique sous dépendance neurovégétative. Lorsque ces conditions de mobilité de « la structure maternelle » font défaut, l’utérus va rester incliné, effectuer une rotation, une inclinaison, la musculeuse utérine réagit à cette perte de mobilité en augmentant sa tonicité, son irritabilité et enfin sa contractilité. C’est pour cela que nos manuels d’obstétrique nous parlent d’un utérus dextro dévié comme d’une physiologie mais en réalité cela correspond à une perte de mobilité des iliaques que l’on retrouve très souvent chez les personnes ayant un pied d’appel à droite. Il n’y a pas de raison dans la réalité fonctionnelle absolue que l’utérus soit fixé plus en rotation qu’en inclinaison droite ou gauche. Il doit s’adapter au système viscéral dessus, dessous en avant et en arrière qui sont des structures qui se remplissent et se vident, d’où une grande mobilité nécessaire, - la modification de la présentation : il ne s’agit pas pour l’ostéopathe de se substituer à la main obstétricale, en aucun cas il ne tentera pas de rotation par manœuvre externe directe pour un siège, ceci est la conséquence : la question est de savoir pourquoi ce bébé se représente en siège ? S’agit-il d’un problème mécanique, la main ostéopathique traitera une dysfonction iliaque par exemple mais ne pourra pas agir si la cause est une circulaire serrée ou un utérus cordiforme, - mais encore sur les problèmes circulatoires, varices, œdèmes, les prurits de la grossesse. Au cours de l’accouchement - action sur la quantité et la qualité des contractions : des travaux ont montré que, dans des cas de stagnation de la dilation à 3 cm depuis deux heures chez des parturientes bénéficiant d’une péridurales et de tout un arsenal thérapeutique, certaines techniques ostéopathiques relançaient la dilation en 15 minutes, - facilitation de la flexion et de la rotation de la présentation, - meilleure élasticité du plancher pelvien. En post partum - la plus reconnue est la subluxation du coccyx, - les lombalgies et sciatalgies, - les problèmes cicatriciels, épisiotomie, ou césarienne, - mais aussi une aide pour la lactation. Il existe encore bien d’autres champs d’application pour l’ostéopathie au cours de la grossesse mais aussi au cours de toute la génitalité de la femme. Les techniques utilisées Les praticiens ont à leur disposition plusieurs techniques : - les techniques dites structurelles, peuvent être utilisées chez la femme enceinte en raison de l’imprégnation hormonale qui rend difficile la mise en place des verrous anatomiques. Elles consistent à inverser les paramètres de restriction. A ce propos, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’une vertèbre déplacée par exemple, comme nous l’entendons souvent, mais d’une vertèbre qui a perdu un ou tous ses paramètres de mobilité (elle doit aller vers l’avant, l’arrière, s’incliner à droite, à gauche, tourner à droite et à gauche, physiologique), - les techniques dites d’énergie musculaire. Il est demandé dans ce cas une participation du sujet, qui va, par exemple, contracter contre résistance un groupe musculaire. Le but est de permettre d’annuler la tension musculaire qui maintient la restriction de mobilité, - les techniques dites fonctionnelles (il existe plusieurs principes). Cette fois-ci, le praticien exagère des paramètres de restriction, jusqu’à ce qu’un processus neurologique inhibe le système neurologique qui maintient la restriction de mobilité. En conclusion, il me semble indispensable de cesser cette hostilité primaire envers une thérapeutique manuelle qui, par manque de connaissance, ne peut être mise en pratique au sein des maternités. Là où justement le principe préventif permettrait d’éviter bien des conséquences graves pour les parturientes mais surtout pour le petit homme en devenir. Bibliographie - Préparation pour un accouchement tranquille, Cl. Ageron Marque et Ph. Souchard, Éditions Le Pousoé.
- Guide pratique d'ostéopathie en gynécologie Cl. Ageron MarqueÉdition Satas.
- Article de Claudine Ageron Marque : Les dossiers de l'Obstétrique, n° 309 – Octobre 2002
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