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Écrit par Jean-Louis BOUTIN
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17-06-2007 |
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Page 5 sur 6 ObstétriqueIntérêt de l'ostéopathie en obstétrique L’équilibre de la femme enceinte est fragile. Les thérapeutiques employées sont réduites compte tenu de la présence de l’enfant, les problèmes sont pourtant bien là. Les indications d’une main ostéopathique au cours de la grossesse sont très nombreuses le plus souvent il s’agit de douleur de type sciatalgique ou pubalgie induite par une restriction de mobilité du bassin est caractérisée par, entre autre des tensions aux niveaux du pyramidal. Mais il serait regrettable de limiter l’action ostéopathique à des douleurs articulaires. La nature a mis en place un certain nombre de plan de glissement pour permettre aux viscères, aux articulations de glisser les unes par rapport aux autres. Pour nous chaque perte de mobilité entraîne un ou plusieurs troubles fonctionnels. Le travail de l’ostéopathe est de tester le mouvement de ces différentes structures par rapport à ces plans de glissements. Chez la femme enceinte ses troubles fonctionnels peuvent aussi bien se traduire par des signes dit « sympathiques » de grossesse, des brûlures d’estomac, une menace d’accouchement prématuré, des fuites urinaires ou des infections urinaires à répétition et bien d’autres troubles. Prenons l’exemple de la musculeuse utérine, l’organisation en faisceaux des fibres musculaires, la mise en place d’un tissu interstitiel qui permet aux fibres musculaires de glisser les unes par rapport aux autres, leurs organisations en faisceaux, indique bien la nécessité d’une plus grande souplesse tout en conservant une certaine tonicité. Chaque perte de glissement des faisceaux les uns par rapport aux autres entraînera des utérus contractiles mal vascularisés avec des incidences sur l’unité utérus-enfant. Le fait que cette musculeuse se prolonge dans les ligaments de l’utérus qui sont intimement liés avec les os du bassin, ligament rond passant le canal inguinal, le ligament large adhérent à l’aponévrose profonde elle même recouvrant le plancher pelvien dépendant des iliaques, les utéro-sacrés fermement fixés à la face antérieure du sacrum indique bien l’interaction entre la mobilité de l’utérus et la mobilité de la structure osseuse. Un travail sur la mobilité des articulations sacro-iliaques, la symphyse mais aussi l’utérus par rapport à ses points d’ancrage, au soutènement, aux releveurs de l’anus, aux viscères périphériques permettront à cette grossesse de se dérouler dans une physiologie fonctionnelle. Avec deux mains ostéopathiques nous pouvons proposer une aide précieuse à l’obstétrique d’aujourd’hui plus dans un travail de prévention que dans un travail curatif qui quelquefois se relève trop tardive, lourd de conséquences quelque soit la thérapeutique choisie.
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