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TRIBUNE LIBRE Médecine Ostéopathique Michel Roques D.O., MRO.F
Je remarque ces temps-ci une particulière préoccupation à vouloir démarquer, auprès du public et des autorités intéressés, les praticiens de l’ostéopathie dits « exclusifs », des praticiens « occasionnels » ou « spécialistes » à double (parfois bien plus !) compétence ; certains évoquent l’idée de changer carrément d’appellation, certains proposent la création d’un Ordre, d’autres pensent à réclamer un statut de profession « médicale », etc. Un peu interloqué par tout cela (mais tout à fait d’accord sur le principe…d’où ce billet ) je me souviens avoir reçu, avec mes collègues de promotion – mais bien d’autres aussi, issus de différentes importantes structures de formation française – un enseignement, puis un diplôme (privé, certes, mais signé néanmoins par de nombreux universitaires) qui avaient trait à « LA MÉDECINE OSTÉOPATHIQUE », même si – et cela ne peut que nous convenir et être notre fierté, ici, en France et en Europe, il était stipulé : Manipulative Practice !! Il y a donc ceux qui ont appris, pratiquent et revendiquent la Médecine Ostéopathique, ET ceux qui s’intitulent et pratiquent ce que la loi française les autorise à appeler l’Ostéopathie. Hélas, cet abus de langage est – ou se veut – par définition, trompeur ; Ne pourrait-on rectifier au plus tôt ? collectivement, évidemment, car individuellement – en tout cas, me concernant – j’estime ne pas pratiquer le même métier que ces gens qui se disent Ostéopathes en toute méconnaissance (ou rejet) de notre Médecine ostéopathique (d’où l’on ne peut confondre, non plus, thérapie manuelle et la pratique manipulative de la médecine ostéopathique ; d’où l’on ne peut, évidemment, accepter l’idée d’une intégration dans le cadre des professions « médicales » existantes – en acceptant leurs concepts et principes fondamentaux ! d’où, bien entendu, on ne peut que réclamer l’acceptation d’une nouvelle profession de santé, de 1er rang, etc.). Non, je sais, tout cela n’est pas simple, et le fait de se réclamer de la médecine ostéopathique, si cela peut permettre une différenciation, cela ne supprime pas le fait que, légalement, des praticiens différents puissent s’arroger le titre d’ostéopathe ; la lutte sera dure et ne fait, probablement, que commencer, à moins qu’on ne capitule très vite. Je me permets de souligner que nous ne sommes toujours pas une « profession », mais que nous avons obtenu le droit à porter un titre permettant lui-même l’exercice professionnel de l’ostéopathie (et l’ambiguïté, elle n’y est pas, là ??). Bien amicalement et confraternellement Michel Roques D.O., MRO.F |