Le diaphragme thoracique, qui monte et descend sous le poumon, doit être parfaitement libre de ses mouvements. Le passage entre cou et thorax doit être ouvert. A chaque inspiration, le sternum doit pouvoir partir en avant et revenir à l'expiration appuyer sur le poumon pour en chasser l'air. Ce faisant, il appuie alors sur le thymus, autre glande miracle, très grosse chez les tout-petits et qui, son rôle achevé, disparaît vers l'âge de sept ans. Le thymus, sous la pression du diaphragme, sécrète des anticorps, de vrais antibiotiques naturels !
Si le diaphragme est resserré, l'enfant ne respire pas bien. L'ostéopathe fait jouer la zone entre les épaules et les omoplates pour desserrer l'étau.
Sans aller jusqu'aux bronchiolites et crises d'asthme, de nombreux bébés souffrent de rhino-pharyngites à répétition. Si votre enfant a marché pieds nus dans l'eau en plein hiver, l'ostéopathe n'y peut rien ! Un bon traitement médicamenteux reste la meilleure solution aux pathologies infectieuses. Mais en cas de répétition, si bébé multiplie les rhino-pharyngites et si les médicaments restent impuissants, la réponse est peut-être ailleurs.
L'action de l'ostéopathe libère les mouvements thoraciques et relâche le diaphragme, ce qui permet à l'enfant de cracher et lui donne une meilleure ventilation.
Le diaphragme est souvent gêné dans ses mouvements sur ses piliers d'ancrage après l'accouchement, avec un retentissement respiratoire, puisque les petits respirent avec leur ventre. Les écoulements supérieurs entraînent aussi des problèmes au niveau de la bouche, du pharynx, des bronchiolites, voire des difficultés intestinales.
Les bronchiolites de Valentin
Dès sa naissance, Valentin tousse et son nez coule. Les canaux lacrymaux sont bouchés. II a aussi un bras qui devient parfois tout bleu : problème de retour veineux, diagnostique le pédiatre. Valentin a également une peau atypique : il ne fabrique pas de graisse protectrice et a une tendance à l'eczéma. C'est pour ce dernier symptôme qu'il voit un homéopathe, lequel l'adresse à un ostéopathe. « Le bras de Valentin s'était arrangé tout seul, raconte la maman du bébé. L'ostéopathe a dit qu'il avait sûrement eu une petite fracture de la clavicule et qu'en adoptant une autre position, cela aurait passé plus vite. Pour les canaux lacrymaux aussi il aurait pu faire quelque chose... » Trois séances d'ostéopathie crânienne ont débloqué « quelque chose coincé au niveau du cou » et les crises de bronchiolite s'espacent nettement. Valentin a maintenant deux ans et retourne chez l'ostéopathe avant chaque hiver.
Laurine, menacée par l'asthme
Est-ce la faute au temps, à la pollution ? A la campagne, tout va bien mais le reste du temps, Laurine est « toujours malade », multiplie les bronchiolites qui commencent à dégénérer en asthme. « Elle était sous ventoline et antibiotiques, c'est embêtant pour un enfant si petit ; maintenant, elle va beaucoup mieux, ses rhumes guérissent spontanément, sans traitements lourds », raconte sa maman qui, à sept mois, sur le conseil d'une tante asthmatique, a emmené sa petite fille consulter un ostéopathe. Lequel profite de ces quatre visites pour « essayer de tout ranger », les vertèbres cervicales, les hanches mal positionnées : « Nous, on n'avait rien vu. C'est le pédiatre qui avait remarqué un petit défaut de la tête, toujours tournée quand Laurine était allongée. Maintenant, elle la maintient normalement. »