Flash info

Des procès pour museler l’expression libre !

Michel Fischer DO

Lire la suite...
 

Accueil arrow Le Thorax arrow Présentation du Thorax
Présentation du Thorax
Publié par JL Boutin, Webmestre   
04-07-2007
Index de l'article
Présentation du Thorax
Sommaire
Introduction

Introduction

A l'heure actuelle, il existe un certain nombre de courants thérapeutiques : allopathie, homéopathie, acupuncture, oligothérapie, réflexothérapie, méziérisme, naturopathie, iridologie, auriculothérapie, chiropractie, vertébrothérapie, ostéopathie, étiopathie ... Parmi ces courants, une antinomie apparaît entre la médecine officielle confondue avec l'allopathie et les autres courants thérapeutiques. La plupart du temps, ces derniers ne peuvent pas se faire entendre de la médecine officielle. Il y a là un phénomène qui s'aggrave d'autant que les uns ne veulent pas reconnaître la réalité ou la vérité des approches thérapeutiques différentes de la leur et les rejettent (de moins en moins) vers la psychosomatique (au sens péjoratif) ou vers l'ésotérisme de bas étage voire vers le charlatanisme, et que les autres, surs de leur vérité , méprisés et dédaignés, se replient sur eux-mêmes, ne recherchant nul contact avec la médecine officielle.

Cette opposition qui est une opposition de principes, semble irréductible. L'est-elle vraiment ? La médecine officielle est devenue d'une technicité telle qu'il faut avoir la tête bien pleine, se soumettre à un dur labeur pour arriver à être un bon médecin . Cette technicité fait souvent perdre de vue que le but de la médecine est de soigner des personnes pour leur permettre de retrouver ce bien précieux qu'est la santé. Pour beaucoup, soigner des malades revient à soigner des maladies, ces entités nouvelles que tout un chacun découvre un jour ou l'autre. Et contre ces maladies, il existe tout un arsenal thérapeutique de plus en plus sophistiqué, découvert et fabriqué en laboratoire sans aucun contact avec la Nature, sans aucun contact ou presque avec l'humain.

Depuis de longues années, la médecine s'intéresse plus à son propre progrès, à la diversification de la nosologie, à la multiplication des remèdes... qu'au malade. La médecine actuelle est devenue une médecine de quantité.

En face de cette option, existent ces courants divers. Tous, sans exception, cherchent à savoir non pas de quelle maladie souffre telle ou telle personne, mais comment elle vit cette maladie. Et l'on s'intéressera alors à la qualité du sommeil, à l'appétit ou à l'inappétence, à la recherche ou au dégoût de tel ou tel aliment, à la qualité des urines et des fèces, aux envies et aux répulsions, à l'aspect psychosomatique et moral de façon à personnaliser la thérapeutique. Non qu'on dédaigne de diagnostiquer la maladie, mais parce que ce qui compte, ici, c'est la relation qu'une personne fait de cette maladie. Ce n'est plus la quantité, mais la qualité.

Cette opposition entre la quantité et la qualité est la première différence entre la médecine officielle et tous les autres courants groupés sous le nom de médecine parallèle.

Il en existe bien d'autres. Ainsi, la médecine officielle ne juge que par la raison ; elle envisage ce qui est mesurable, quantifiable, renouvelable par expérience. Elle s'appuie sur les sens pour étudier la maladie et ne juge de la maladie que lorsque la structure est atteinte. Elle recherche la cause de cette altération. Et comme, le plus souvent, elle ne la trouve pas, elle soigne donc les effets. Ailleurs, on va au-delà des effets pour rechercher la cause dans le terrain homéopathique, le trouble énergétique, la lésion crânienne de naissance, les carences alimentaires... Ici, on s'adresse à la maladie structurelle, celle qui a mis des années à s'installer, là, à la maladie fonctionnelle, celle gui évolue à bas bruit vers la déformation de la structure. L'une est mesurable grâce à tous les appareils sophistiqués de la science moderne, l'autre est impalpable parce que ces moyens ne sont pas adaptés et ne servent à rien dans la découverte du terrain, du trouble énergétique, de la lésion crânienne... Ce n'est pas par des moyens techniques que l'on peut découvrir un trouble fonctionnel !

La médecine officielle, du fait de cette technicité, est devenue de plus en plus compartimentée. Le médecin, face à- cette complexité, ne peut plus répondre à toutes les questions. Il ne peut plus tout connaître, tout savoir, être capable de tout faire. Ainsi est apparue la spécialisation. Cette dernière qui permet d'approfondir une discipline particulière, fait souvent perdre de vue l'ensemble. Aussi le patient est-il amené à consulter différents spécialistes et souvent personne ne fait la synthèse. Ce rôle qui apparaît secondaire aux spécialistes, est abandonné au médecin de médecine générale.

A l'opposé de cette tendance à la spécialisation, les médecines naturelles se veulent et, pour la plupart, restent des médecines générales. De ce fait, elles s'adressent à des personnes, elles essaient de comprendre la totalité de ces personnes avec tous leurs paramètres physique, instinctif, émotionnel, moral, intellectuel et le plus souvent spirituel. Pour elles, l'homme, et à fortiori, le patient, ne peut se comprendre que dans sa totalité, c'est-à-dire dans la relation qui existe entre lui et l'Univers. Les médecines parallèles sont des médecines qui font référence au sacré, ce qui leur est reproché vivement d'ailleurs parce que ce sacré est irrationnel et fait appel à un domaine supra-humain qui échappe à la science actuelle et lui semble n'avoir aucune espèce de réalité.

Enfin, il existe un embarras de langage entre la médecine officielle et les médecines parallèles. Quand les unes parlent de leurs résultats, ceux-ci sont traités d'effets psychosomatiques ou d'effets placebo voire de charlatanisme. On ne veut pas aller voir. On ne veut pas aller vérifier malgré les protestations d'ouverture du corps médical. D'un autre côté, ceux qui sont ainsi traités de charlatans s'enferment dans leur tour d'ivoire et refusent de soumettre leurs résultats à l'expérience des faits. Et les deux médecines s'accusent mutuellement d'incompréhension et d'hypocrisie. Le dialogue se rompt et le fossé se creuse de plus en plus d'autant que les médecines parallèles emploient, peut-être volontairement, un langage le plus souvent hermétique. Pourtant, une question se pose si les médecines parallèles sont si prisées du public, ne cachent-elles pas, elles aussi, un peu de vérité ? Car tout ne s'explique pas par la psychosomatique ou l'effet placebo.

C'est de ces constatations et d'autres encore, qu'est né ce livre. Il se veut être un pont entre la médecine officielle et une médecine naturelle donnée, l'ostéopathie, à partir de leur base originelle commune, l'Anatomie. Il n'essaie pas d'expliquer dans sa totalité le concept de base de l'ostéopathie. Un certain nombre de livres l'a déjà fait. Mais il essaie simplement d'expliquer comment l'ostéopathie voit l'anatomie et la physiologie du thorax. Il est cela, et il n'est que cela. Ce n'est pas non plus un livre de recettes où l'on trouve une technique simple, facile, pour remettre une vertèbre ou une côte. Il est avant tout la première approche nécessaire et suffisante pour accéder à la technique ostéopathique du thorax.

Ce livre a été fait avec les données que nous avons pu recueillir et avec les moyens dont nous nous sommes progressivement doté. Nous avons voulu partir de zéro, redécouvrir l'anatomie comme si nous ne l'avions jamais étudiée. Aussi avons-nous d'abord fait une recherche bibliographique, la plus poussée que nous ayons pu. Parmi tous les ouvrages consultés, notre livre de base fut le Traité d'anatomie humaine de G. PATURET C'est lui qui nous a guidé tout au long de cette étude ; c'est lui qui nous a aidé dans notre recherche.

Sans le connaître, nous ne pouvons cacher notre admiration pour cet auteur, pour les descriptions qu'il a faites, pour le nombre d'ouvrages qu'il a consultés et pour la qualité de son oeuvre.

Outre ce retour aux sources, nous sommes allés vérifier de visu. Non seulement nous avons examiné de nombreuses colonnes vertébrales et de nombreuses cages thoraciques au laboratoire d'anatomie de la Faculté de Médecine de Nice, mais encore, nous avons étudié l'anatomie par la dissection pendant six mois. Afin de pratiquer ces dissections sans idées préconçues, nous n'avons suivi aucun manuel.

Nous avons voulu découvrir le corps humain tel qu'il est.

Certains en lisant ce livre, nous accuserons d'être incomplet : il n'y a pas de description des organes internes ni des vaisseaux et des nerfs. L'ostéopathie est une technique de surface, non une technique chirurgicale, Elle joue comme à distance sur ces organes et la preuve de son action reste à faire, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'a pas d'action sur eux.

D'autres nous reprocheront d'étudier l'anatomie avec une approche partielle, non conformiste, voire anachronique puisque nous rappelons parfois des théories qui ont eu cours autrefois. Peut-être. Mais il existe partout une parcelle de vérité et personne ne détient la VÉRITÉ. La science actuelle, et la science médicale n'en est qu'un exemple, a émis nombre d'hypothèses. Beaucoup ont été considérées non comme des hypothèses, mais comme étant la vérité, l'unique vérité. Et quelques années plus tard, un simple fait venait détruire l'hypothèse et la vérité n'existait plus. Une autre hypothèse émise, elle devenait vérité, mais vérité d'un moment. Nous ne pensons pas que l'ostéopathie soit la VÉRITÉ. Elle est une hypothèse qui se vérifie tous les jours dans les nombreux cabinets d'ostéopathes. Mais elle n'est et ne doit rester qu'une hypothèse. Elle se base sur une conception spiritualiste, transcendantale. Traiter l'ostéopathie de pratique irrationnelle basée sur d'incertaines théories « ne sert qu'à masquer notre ignorance sous des mots qui ne veulent pas dire grand-chose » [1].

Ce livre comporte deux parties. La première, Les Principes, rappelle les bases ostéopathiques, spirituelles et traditionnelles sur lesquelles nous nous sommes appuyé. Elle n'est donc pas une justification de ces principes. Elle n'est qu'une approche partielle à travers notre propre regard.

La deuxième, Anatomie - Physiologie du Thorax, traite du thorax dans toutes ses composantes externes. La description que nous avons entreprise n'est pas classique. Elle n'envisage pas l'analyse anatomique, muscle par muscle, plan par plan, région par région. Elle essaie de porter un regard synthétique sur le thorax, ce qui n'empêche pas l'étude anatomique détaillée.

Il restera au lecteur à juger. Nous n'avons voulu que transmettre ce que d'autres nous ont enseigné, ce que nos patients nous ont appris et fait découvrir et que d'autres perfectionneront.

Que ce livre aide à mieux comprendre le corps humain et son fonctionnement, notre but sera atteint. Qu'il aide à la réflexion sur l'ostéopathie, tous nos vœux seront alors comblés.

1 - G. ANDRES :Principes de la médecine selon la Tradition, Dervy-Livres, 1980, p. 24.



Dernière mise à jour : ( 19-03-2008 )
 
Suivant >
© 2001-2008 Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie. Informations Légales
Le Site de l'Ostéopathie est déclarée à  la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) sous le n° 723319.