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1. Les principes
Publié par JL Boutin, Webmestre   
02-07-2007
Index de l'article
1. Les principes
1. Ostéopathie
Concept ostéo
3 principes
Vocabulaire
Notes
3 principes

A cette approche trop schématique du M. R. P., il faut ajouter certaines notions qui sont toujours sous-entendues pour l'ostéopathe, mais qu'il vaut mieux préciser ici.

L’unité du corps humain

Tout d'abord, il faut se rappeler que le corps humain forme une unité foncière, qu'il est un TOUT. C'est pourquoi il répond dans sa totalité (aussi bien les os que les organes) à la contraction des cellules cérébrales. En fait ce sont toutes les cellules du corps qui participent à ce mouvement infinitésimal qu'est la flexion. Et c'est tout le corps qui se repose , si l'on peut dire, dans l'extension. Nous retrouvons là l'essence même de la Vie, dans ce flux et ce reflux de la marée humaine que forment les cellules du corps.


Le corps humain forme une unité avons-nous dit. Unité de fonction en premier : si le corps fonctionne bien, c'est la totalité du corps qui fonctionne bien. Mais si une partie de ce corps est peu ou prou malade, c'est la totalité du corps qui se trouve malade ; c'est sur tout le corps que la partie malade agit.


A cette unité de fonction, qui n'est pas propre à l'ostéopathie, s'ajoute une unité de structure dans la conception ostéopathique du FASCIA . Le fascia est l'ensemble du tissu fibreux du corps dont les gaines et tendons musculaires, les ligaments et les os ne sont que des épaississements différents. Grâce à cette notion générale du fascia, c'est tout le corps qui se trouve tissé d'un réseau particulier, d'une trame de tissu fibreux, conjonctif, souple mais peu élastique, résistant, comme une véritable toile d'araignée ou comme les fils multiples d'un pantin. Ces fascias permettent au M. R. P. de transmettre son influence à travers tout le corps. Ce réseau fascial est appelé par certains chaînes musculaires . Ces chaînes démontrent l'unité de structure du corps[6].

Interdépendance structure - fonction

De ces notions d'unité de fonction et d'unité de structure découle l'interdépendance qui existe entre la structure et la fonction et inversement entre la fonction et la structure : est-ce la fonction qui régit la structure ou est-ce la structure qui agit sur la fonction ? En fait, les deux réagissent l'une sur l'autre ; n'utilisez plus une fonction, elle s'atrophie et à la longue, la structure se sclérose et limite encore plus la fonction. Inversement, une structure défaillante empêche la fonction de s'exprimer et ceci aggrave les problèmes de structure. Cette interdépendance structure-fonction et fonction-structure est essentielle en ostéopathie. C'est sur la fonction que l'ostéopathe agit avec prédilection en lui redonnant son plein dynamisme. Grâce à cette interdépendance, et comme à distance, il peut agir sur la structure déficiente, sclérosée ou arthrosique.

Autodéfense

Enfin, il nous faut parler de la notion immunitaire propre au corps humain que la science étudie si intensément aujourd'hui, mais dont elle ne connaît que les prémisses. Cette fonction immunitaire ou d'autodéfense est peut-être la faculté la plus noble que possède le corps. En effet il possède en lui ce qui est nécessaire pour lutter contre toutes les agressions qui l'environnent, mais à une condition : que l'unité du corps soit respectée, c'est-à-dire que l'interdépendance structure-fonction demeure dans son état d'équilibre. La maladie n'est pas une entité séparée du corps, mais un état de déséquilibre d'un corps spécifique. Le rôle d'un soignant, qu'il soit ostéopathe, médecin, acupuncteur, prend alors tout son sens : c'est d'AIDER ce corps spécifique à retrouver la santé, c'est-à-dire à retrouver son état d'équilibre immunitaire, ses capacités à se défendre contre les agressions.
Nous voyons par là que le soignant n'est pas celui qui guérit, mais celui qui aide un malade, donc une personne, à retrouver elle-même son propre équilibre. Dire que nous guérissons des malades est une erreur, (à la limite nous guérissons des maladies) et cette erreur est celle de notre monde orgueilleux. Car nul ne guérit quiconque, seul le malade guérit. Il se guérit lui-même, aidé parfois par un soignant.



Dernière mise à jour : ( 19-03-2008 )
 
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