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Page 3 sur 4 Des décrets inquiétants Des textes incomplets et inachevés Comme nous vous l’avons dit précédemment, ces textes vont être complétés par de nouveaux arrêtés, par l’HAS. La mise en place d’une nouvelle profession va nécessiter des précisions. Nous avons tout à craindre de ce qui va suivre. Comment imaginer un seul instant que le Ministère de la Santé va les rendre plus acceptables? Comment croire que nous allons pouvoir les rendre acceptables par de nouvelles discussions. Depuis plus de cinquante ans, les kinésithérapeutes demandent en vain aux gouvernements successifs une augmentation de leur cursus et de leurs compétences. Ne nous berçons pas d’illusions. Les textes qui vont suivre dans les prochains mois, iront dans le sens de plus grandes restrictions. Mise en place d’une profession paramédicale Le nombre d’années d’étude, la dépendance par rapport aux médecins, la négation du concept, l’interdiction de certains actes, et d‘enseigner crânien et viscéral montrent clairement que le gouvernement veut nous enfermer dans un cadre restreint et restrictif. Tout est prêt pour que nous apparaissions prochainement dans le livre des professions paramédicales du Code de la Santé Publique. Nous aurons alors tout perdu et nous serons assimilés à des auxiliaires médicaux. Commissions d’évaluation des professionnels en exercice Composées de quatre membres, elles ne manquent pas de soulever des questions et nous avons toutes les craintes sur leur composition. Il est tout à fait incertain de croire que les ostéopathes seront particulièrement bien représentés et rien n’indique que les médecins ou les kinésithérapeutes ne seront pas majoritaires. Avec quelles conséquences ? Le gouvernement peut très bien laisser reconnaître un grand nombre de professionnels afin de diluer au maximum les ostéopathes exclusifs. Avec un enseignement vidé de son sens et une profession pléthorique, on pourra avoir les plus grandes craintes sur l’avenir de la profession et la pérennité de notre art. Le gouvernement peut tout aussi bien renforcer les textes initiaux et limiter le nombre des professionnels reconnus, privilégier une catégorie plutôt qu’une autre. Nous n’avons aucune garanti. Nous venons d’apprendre que la commission nationale d’agrément des établissements dispensant une formation en ostéopathie va se mettre très prochainement en place. Elle comprendra un représentant du Ministère, deux représentants médecins, deux représentants kinésithérapeutes, deux représentants ostéopathes, un représentant des recteurs, un représentant des régions. Les votes pourront se dérouler à bulletins secrets. Inutile de vous dire que nous serons particulièrement sous représentés et qu’ils en sera vraisemblablement de même à la commission d’évaluation des professionnels en exercice. L’incertitude prédomine donc à tous les niveaux et les prochains mois nous renseigneront un peu plus sur les véritables intentions du Ministère. Disparition de l’ostéopathie : L’ensemble des éléments que nous venons d’aborder montre sans équivoque que la disparition à brève échéance de notre profession, telle que nous la concevons, telle que nous la revendiquons depuis longtemps, est planifiée et espérée par les Pouvoirs Publics. Alors devant un tel constat, pouvons-nous accepter de tels décrets ? Pouvons-nous nous en satisfaire ? Pourquoi nous sommes nous battus depuis des années ? Avons-nous oublié ce que nous voulions ? Ce que nous espérions ? Allons-nous nous laisser enfermer par de telles propositions ? En acceptant de demander le titre, n’entérinons-nous pas par voie de conséquence cette discipline tronquée qui nous est proposée ? C’est une vraie question qui engage l’ensemble des professionnels et qui entraînent des conséquences importantes pour notre avenir. Il nous est apparu nécessaire de vous consulter et de vous permettre de vous déterminer sur cet important sujet. C’est pourquoi, nous vous demandons donc votre avis par voie électronique sur notre site.
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