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Des procès pour museler l’expression libre !

Michel Fischer DO

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Editoriaux de 2007 Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Jean-Louis BOUTIN   
28-05-2007
Index de l'article
Editoriaux de 2007
7 mai 2007
Edito du 2 avril 07
5 mars 2007
Appel de B. Ducoux
5 février 2007
2 janvier 2007
Edito du 2 avril 07

2 avril 2007
Et si nous tournions la page ?
Jean-Louis BOUTIN

C’est fait ! Après 1847 jours d’attente, les décrets et arrêtés ont été publiés mardi dernier, 27 mars 2007. Quels commentaires peut-on en dire, quelles leçons peut-on en tirer alors que toutes les parties prenantes dans ce dossier ne sont en rien satisfaites et qu’elles envisagent, peu ou prou, un recours en Conseil d’État ?

Faut-il disséquer les raisons du mécontentement des uns et des autres, des médecins, des kinésithérapeutes, des ostéopathes exclusifs, des « ni-ni » ?

 Faut-il ressasser une fois encore les divers arguments que tous connaissent et qui, de division en manifestations, de pétition en recours, nous ont amené à la situation actuelle ?

Faut-il aller, une nouvelle fois, devant la plus haute instance administrative pour contester des décrets qu’elle a déjà examinés et dont elle a déjà donné son avis, et perdre une nouvelle fois ce combat d’arrière garde ?

Et si nous tournions une bonne fois pour toutes la page et acceptions ce simple fait : la Loi a reconnu le titre d’ostéopathe, les décrets et arrêtés ont défini les actes, la formation, les équivalences, les diplômes étrangers, la durée des études, etc.

      Acceptons ce fait !
      Prenons-en acte !
 Arrêtons de nous lamenter dans une sorte de « delectatio morosa » [1] devant ces décrets qui ne sont ni ce que nous voulions, ni ce que nous désirions et qui ne nous satisfont pas.
Retroussons nos manches, dans un esprit d’entente, pour arriver à faire reconnaître notre profession dans les faits grâce à nos travaux, à notre savoir, à notre savoir faire.

Et maintenant, tous au travail ! La tâche est immense.

1. « Cette expression, quand on la traduit en français par « délectation morose », conduit à une sorte de contresens. Car l'épithète morosa dont il est question ici désigne non une complaisance dans une quelconque pensée attristante, mais le plaisir que l' imagination savoure délicieusement tandis qu'elle s'attarde (moratur en latin) dans le désir d'un objet qui demeure absent, parce qu'inaccessible ou interdit ».  Dictionnaire Le Robert

 


 
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