Éditorial du SNKG
Le jeudi 20 mars 2003 s'est tenue au Siège du Syndicat National des Masseurs Kinésithérapeutes Rééducateurs (S.N.M.K.R.) une importante réunion au sujet du dossier de l'ostéopathie.
Étaient présents :
- J.J. Magies, Président du S.N.M.K.R.
- E. Pastor, F.F.M.K.R., Chargé de ce dossier
- D. Guerinoni, Conseiller fédéral F.F.M.K.R.
- P. Béguin, Président d'Objectif Kiné
- R. Marchand, Président du S.N.K.G., Administrateur d'Objectif Kiné
- J. Lapoumeroulie, S.N.M.K.R., chargé du dossier Ostéopathie
- A. Gersanois, Président du C.N.O.
- D. Blanc, Trésorier du C.N.O.
Cette réunion de travail, qui était une première, s'est déroulée d'une manière consensuelle, conviviale et constructive.
Les représentants des organisations représentatives des Masseurs-Kinésithérapeutes ont élaboré une déclaration commune qu'ils soumettront à leur organisation respective, en voici la teneur :
1 - L'ensemble des organismes représentatifs syndicaux des M.K. sont favorables à la création de la profession d'ostéopathe avec un cursus de 5 000 heures de formation. La formation initiale devra prendre en compte la réorganisation envisagée des études de santé avec le premier cycle universitaire.
2 - Les ostéopathes déjà diplômés, après un accès direct post-bac, devront bénéficier des mesures de cooptation prévues par la loi.
3 - La possibilité de double compétence validée d'ostéopathie et de kinésithérapie devra être reconnue.
4 - Des passerelles de formations permettant aux kinésithérapeutes de devenir ostéopathes devront être mises en place sur une base totale de 5 000 heures.
Il a été décidé de nouvelles rencontres de travail avec le C.N.O. Cette réunion de travail et le communiqué final ont fait l'objet d'un litige au sein du C.N.O. de la part de formations exigeant le renoncement à sa profession initiale (médecine ou kinésithérapie) pour porter le titre d'ostéopathe. [1]
La Coordination Nationale des Ostéopathes devait à l'origine recenser les praticiens le plus largement possible.
Des formations habiles ont introduit et imposé comme conditions sine qua none des articles qui excluent d'entrée et sans referendum les praticiens à double casquette.
Nous voulons bien croire que tous les adhérents de ces formations ont été consultés démocratiquement, et ne cotisent déjà plus à la CARPIMKO, sinon quid de leur représentativité au sein du C.N.O. qui devrait exclure une majorité de membres fondateurs de l'ostéopathie, pour satisfaire l'ego de quelques-uns qui vont finir par mettre en péril la reconnaissance tout court de leur art.
Parmi ces purs et durs, beaucoup dirigent des écoles dans lesquelles ils demandent à leurs élèves de renoncer à la kinésithérapie. Pourquoi ont-ils le culot de passer leurs annonces dans la presse kinésithérapique ?
Pourquoi la presse précitée ne choisit-elle pas mieux ses annonceurs ?
Comme pour tout changement de cet ordre, le passage se fait de façon douce et démocratique. Pourquoi des gens qui prétendent normaliser des tensions passent-ils leur temps à en créer ?
SNKG
1. - Il s'agit du Syndicat National des Ostéopathes de France (SNOF) et de l'Association Française des Ostéopathes (AFO-Etiopathie) qui ont quitté par la suite la CNO et ont formé une "Union". - Note du Webmestre.
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