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Andrew Taylor Still et la fondation de l'ostéopathie
5e partie : Conclusions - Bibliographie
Auteur : C. Hamonet
Extrait de la Revue de Médecine Manuelle Ostéopathie n° 29 - Décembre 2009.
Extrait de la Revue de Médecine Manuelle Ostéopathie n° 29 - Décembre 2009.
Article reproduit avec l'autorisation du Dr Jean-Yves Maigne, Rédacteur en chef de la Revue.
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Le Site de l'Ostéopathie remercie particulièrement le Prof C. Hamonet et le Dr J.-Y Maigne de nous avoir autorisé à publier cet article.
Conclusions
Elles rejoignent celles de nos précédentes publications sur ce thème (14, 15). Les pratiques de médecine manuelle, incluant les manipulations, existaient bien avant Still et Palmer. Hippocrate lui-même connaissait ces traitements. Il n’y a donc pas de “découverte” par Still mais plutôt la fondation à partir d’un discours pseudo scientifique de ce qui apparaît comme une croyance dans une autre façon de traiter et de guérir. Ceci est parfaitement bien exprimé par l’un de ses premiers disciples, Arthur Grant Hildreth, lequel écrivait : “ Du fond de mon cœur je suis reconnaissant à Dieu de ce que mes pas ont été guidés de telle sorte que je sois mis en contact avec l’esprit de l’homme qui a découvert et donné l’ostéopathie à l’humanité ” (4). La naissance de l’ostéopathie dans la période bouillonnante de la conquête de l’Ouest a été possible parce que la médecine était alors défaillante ou absente. Son succès actuel est probablement l’indice que la pratique médicale qui est proposée aux patients ne les satisfait pas et qu’il faut la faire évoluer. Il revient donc, aux médecins de modifier leur attitude, à la lumière de leurs échecs, face à bon nombre de problèmes pathologiques contemporains tels que le “ mal de dos ” et plus largement les Troubles Musculo Squelettiques (TMS). Ils doivent veiller à ce que leurs insuffisances et leur manque d’écoute ne fassent pas le lit de pratiques discutables non dénuées de risques. De telles méthodes ne rencontreraient pas un tel succès si les médecins observaient une attitude plus “humaine”, plus clinique, et moins “ scientifique ” (pas trop d’imagerie) dans leurs relations avec leurs patients. Ce serait un grand progrès pour le bien-être de ceux qui souffrent si nous leur apportions l’écoute, les mots et les gestes qui soulagent ou guérissent sans risque d’aggraver leur mal. Ceci doit aussi s’accompagner d’une évolution des doctrines médicales dominantes sur des pathologies comme les douleurs du dos et du cou en redonnant à la clinique la place qu’elle doit toujours avoir en Médecine.
BIBLIOGRAPHIE
1. Still A.T. History of the discovery and development of the science of osteopathy Autobiography of Andrew Taylor Still, Kirksville, Andrew Taylor Still publisher; 1897. [Ce livre est librement consultable sur le site “archives.org” : www.archive.org/details/autobiographyan00stilgoog - Note du Webmestre].
2. Hamonet Cl. A propos de certaines « médecines » faussement « douces », l’écho des mots, Revue trimestrielle d’Orthophonissimo, N° 27, 27-29, 1993.
3. Gardner M., In the name of science, New York, G.P. Putnam’s Sons; 1960.
4. Hildreth A. G. The Lightening Shadow of Dr. Andrew Taylor Still, Macon Missouri, Arthur Grant Hildreth Publisher, 1938.
5. Hubbard E, A little journey to the home of Andrew Taylor Still, New York, Hubbard E.; publisher, 1912. [Ce livre est librement consultable sur le site “archives.org” : www.archive.org/details/andrewtaylorstil00hubbiala - Note du Webmestre].
6. Hubbard E., The success of osteopathy, New York, Hubbard R; 1912
7. Lavender. D, The Overland migrations, divisions of publications National Park Service Washington, US Department of interior (USA); 1980.
8. Roberts A. E., House undivided, the story of free masonry and the civil war. New York, Macoy Publishing and Masonic supply, 1950
9. Leprince A., Traité pratique de vertébrothérapie. Paris, Editions Douglas, 1954
10. Moutin L., Mann G. A., Manuel d’ostéopathie pratique. Paris : Librairie Internationale de la Pensée Nouvelle, G.A. Mann Editeur, 1913.
11. Schwing E. H., La chute d’Esculape, Paris : Edition de la Nouvelle Revue critique; 1947
12. Still A. T., Philosophie de l’ostéopathie, traduction par Pierre Tricot, éditions Sully, Vannes, 1999.
13. Liteer Loren K., Dr. Andrew T. Still, Pioneer, Doctor, Soldier, Inventor, Benefactor, Statesman, The discoverer of osteopathic medicine and Donor of Baker University Campus, Copyright 1986, Author, Baldwin City Kansas.
14 Hamonet Cl., “Andrew T Still et la naissance de l’ostéopathie (Baldwin, Kansas, 1855) “, Revue du rhumatisme, 70 (2003) 91-96.
15 Hamonet Cl., “Andrew Taylor Still the birth of osteopathy (Baldwin, Kansas, USA 1855”, Joint Bone Spine, 2003, 70 (1), 80-4. [Cet article est en libre accès sur le site du Prof. Hamonet : La fondation de l’ostéopathie par Andrew Taylor Still (Baldwin, Kansas, USA, 1855) - Note du Webmestre].
16 Laplantine F., Les médecines parallèles, Que Sais-je, PUF, Paris, 1987.
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