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Ostéopathe… Quel chemin ! ? De Pascal à Still -
Extrait : Chapitre 2 : « L’ostéopathie, c’est d’abord de l’anatomie, encore de l’anatomie, toujours de l’anatomie. »
Dominique PIANEL, DO, PhD
Édition de Verlaque 2004
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Préface de Mr Robert Perronneaud-Ferré Broché - 256 pages - ISBN : 2876440539 - Prix : 38€ Reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur que nous remercions particulièrement |
Chapitre 2 : « L’ostéopathie, c’est d’abord de l’anatomie, encore de l’anatomie, toujours de l’anatomie. »
L’anatomie doit s’envisager sous l’angle de la dynamique de cette fabuleuse structure qu’est le corps humain, c'est-à-dire l’anatomie vivante. La lecture de l’anatomie et de la physiologie se fait avec la main, outil essentiel qui doit savoir où elle touche et ce qu’elle touche. Notre anatomie doit être travaillée dans le liquide. Elle n’est pas issue d’un concept évolutionniste et elle tient compte du vivant. Notre axiome de base est que tout ce qui existe dans le vivant a une utilité. L’évolutionniste dira que certaines pièces anatomiques peuvent être inutiles. En médecine scientifique, l’étude de l’anatomie se fait sur cadavres et par dissection. En ostéopathie, l’apprentissage ne peut plus se contenter de cela, il se fait, en plus et surtout, sur des êtres vivants pour accéder à la compréhension du mouvement et à la manipulation en elle-même. Il est indispensable, durant nos études, que nous travaillons en conscience la main qui est à la fois un outil de palpation, de diagnostic et de traitement. Le toucher et l’apprentissage de l’anatomie sont les deux mamelles essentielles de l’ostéopathie.
Toucher est un acte volontaire, l’éthique du thérapeute responsable est présente à tout moment et s’avère indispensable. Il est également nécessaire de comprendre que le toucher n’utilise pas que le sens du toucher, mais les cinq sens. Si l’ostéopathie est d’abord l’anatomie et surtout l’anatomie vivante, alors l’un, sinon le plus révélateur des phénomènes induisant cette dernière, est l’onde de choc qui résulte, entre autres, d’une des activités premières pour l’homme : la marche.
Chaque os peut être pensé comme un outil de transmission, d’évacuation et d’amélioration de l’onde de choc. C’est une mécanique d’ensemble liée à la Pensée Savante. L’ostéopathie se conçoit dans le général du patient, son environnement, et va vers le particulier de la douleur.
L’outil de classification dont je parle, tient compte du concept liquidien et de la transmission ondulatoire à travers l’organisation générale de notre corps, des ondes et, entre autres, de l’onde de choc.
Nous allons étudier l’onde produite par le pied au contact du sol, sans perdre de vue qu’elle existe à travers tous les mouvements respiratoire, cardiaque, digestif, vasculaire, liquidien et lymphatique. En l’occurrence, l’étude qui nous intéresse, ici, concerne l’onde produite au contact du pied lors de la marche, ce qui nous aidera à comprendre qu’elle peut s’adapter à toute autre mise en mouvement. Si j’ai choisi d’étudier l’onde de choc de la marche, c’est pour comprendre sa propagation, son évacuation et son utilisation. En revanche chaque mouvement du corps émet une onde qui se propage et suit le processus que nous allons étudier.
Je parle d’onde de choc pour expliquer la propagation de la vibration dans le concept liquidien général du corps. En effet, notre corps et l’intégralité de la vie sur la terre sont régis par des lois universelles que nous avons déjà vues : la loi des grands nombres, les lois biologiques et ce concept liquidien. Dans son livre, Théodore Schwenk nous montre la cohésion et la permanence de celle-ci entre les mouvements liquidiens de l’eau, de l’air et les formes naturelles de la vie. La lemniscate, l’ADN, et bien sûr la forme liquidienne des os sont un référentiel avec lequel je propose de travailler. En fait, l’onde de choc n’est rien d’autre que le processus d’étude ondulatoire à travers le concept liquidien. J’ai choisi l’os comme support, nous pourrions l’étudier dans le tissu musculaire.
La lecture que je propose apporte seulement un outil d’approche de la pathologie, différent des outils actuels.
Si cette onde de choc existe, c’est parce que le sol répond de façon parfaite à la pesanteur. Souvenons nous : « A toute action, une réaction ».
En fait, elle permet de comprendre deux aspects extrêmement fondamentaux. Tout d’abord, pourquoi les systèmes osseux, musculaire et articulaire s’organisent de cette façon. Et ensuite, si l’onde de choc ne s’évacue pas correctement, la possibilité d’une sommation d’ondes peut se manifester dans les tissus et, ce, dans de nombreuses et diverses pathologies.
L’organisation physiologique de cette magnifique cathédrale qu’est le corps humain n’a rien laissé au hasard. Chaque élément a son utilité. Il ne faut pas confondre l’interprétation entre une pseudo et séduisante évolution qui aurait défini et transformé certains os et muscles avec, pour moi, l’évidence d’une parfaite cohérence en tout point.
La sommation de l’onde est un principe de physique connu de tous les architectes et de tous les ingénieurs du génie civil, militaire et de l’aviation. Elle nous permet de comprendre l’essence de certaines pathologies. En effet, la mise en fréquence crée une sommation de l’onde dans ton corps qui, comme sur ce pont, peut détruire la structure et je te rappelle que pour A. T. Still, la structure prime sur la fonction.
L’onde de choc de la marche, lorsque le pied prend contact avec le sol sur la partie la plus massive de l’os du talon, le calcanéum, dans sa partie postéro-externe, va se propager à travers le corps de ce dernier. Le rétrécissement du calcanéum en son centre, occasionne une accélération en avant et en dehors, selon son axe longitudinal par rapport à l’axe sagittal du pied. L’onde se dirige ensuite vers le cuboïde. Regardons, nous sommes ici en présence de l’une des merveilles de la création qui protège, entre autres, les systèmes veineux, nerveux et musculaire, grâce à ce rétrécissement de l’os. Il évite ainsi la sommation de l’onde qui est une cause de lésion. Ce miracle, cette merveille d’accélération tient compte de l’élément fondamental qu’est l’eau.
Daniel Bernoulli (1700 - 1782), l’un des fondateurs de l’hydrodynamique, nous montre que tout rétrécissement augmente la vitesse des fluides. Il nous montre également que cette accélération est une réalité pour tous les fluides, surtout l’eau, donc le concept liquidien. Le théorème de Venturi nous démontre qu’en partant de la logique de Bernoulli, tout rétrécissement entraîne une accélération des fluides. J’utilise cette théorie au niveau des diaphyses des os qui, à ce niveau, présente justement un retentissement.
Parce que si l’onde de choc suit le même rythme, le risque de sommation est plus fréquent ; l’accélération est donc fondamentalement nécessaire pour prévenir environ 90 % des lésions, des risques de sommation et de mises en fréquence principalement neurologiques, vasculaires et ou viscérales dans des zones musculaires.
On notera que l’accélération liée au rétrécissement entraîne, pour le concept de Venturi une baisse de pression. Ceci corrobore l’utilité pour le corps, de créer trois zones, non seulement d’accélération, mais de rétrécissement et de baisse de pression pour protéger les tissus nobles. De même, des ralentissements participent à la diffusion de l’onde, notamment au niveau du système articulaire. L’onde oscille entre accélération et ralentissement pour cheminer parfaitement à travers le corps tout en le protégeant.
Dans la description du cheminement que nous allons faire, nous verrons que certains organes nobles comme le cœur, les viscères ou le cerveau, sont placés de telle sorte que l’onde s’accélère et que le risque de mise en fréquence, de la sommation des ondes soient le plus réduit possible.
Après le premier contact au sol de la marche, l’onde de choc, ou plus précisément, le « processus ondulatoire liquidien », va donc cheminer vers la partie externe du pied et plus exactement vers le 5ème métatarse. C’est à la base du 5ème métatarse que se situe l’apophyse styloïde qui se dirige à la fois en dehors et en arrière. Celle-ci se présente sous forme de pointe. Ce phénomène permet d’évacuer l’onde de choc à ce niveau.
L’aéronautique étudie de façon très précise la physique des fluides par rapport au comportement des avions dans cet espace liquidien qu’est l’air. Monsieur Poisson Quinton, appartenant à une très grande famille de l’aéronautique, me disait, lors d’une rencontre (en 2002), que la sommation de l’onde lui a permis de détruire en soufflerie un nombre incalculable d’avions. C’est l’une des raisons pour lesquelles il fallait allumer les moteurs en alternance pour éviter qu’ils rentrent en fréquence et ne détruisent l’avion. À ce titre, pour plus de stabilité de l’avion dans l’air et pour davantage de sécurité, il est prévu en bout d’aile, en bout de queue, en tête d’avion, des éléments en forme de pointe pour évacuer cette onde potentielle.
L’évacuation de l’onde ne doit pas être entendue comme quelque chose de négatif à évacuer. En effet, cette évacuation permettra d’augmenter la stimulation du réflexe musculaire et du système proprioceptif musculaire de la zone, entraînant alors une amélioration du déroulé du pas. L’évacuation de l’onde au niveau musculaire améliore le déclenchement de la contraction musculaire du court péronier latéral, ce qui permet une meilleure propulsion du pas vers le gros orteil.
La partie de l’onde qui n’a pas été évacuée par le calcanéum et le 5ème métatarsien, va être prise et concentrée au niveau de l’astragale, pour être dirigée vers l’avant, principalement au niveau du gros orteil et améliorer la propulsion digitale du pas. Lorsque nous marchons, il arrive de ressentir, surtout quand nous sommes fatigués, des vibrations au niveau du crâne et ce, à chacun de nos pas.
C’est dans ce cadre là que je place ma lecture de l’anatomie. Comment cette onde qui n’est rien d’autre, que le processus ondulatoire des liquides du corps, va t-elle cheminer dans le corps de l’astragale ? De par la forme ronde de cette dernière, l’onde de choc va se concentrer et se transmettre au tibia. Si la fonction de pointe est propre à l’évacuation la forme ronde du corps articulaire de l’astragale est de diffuser et de propulser le concept ondulatoire vers le tibia. C’est en utilisant ce concept des plus grands anatomistes que je propose ma lecture. Arrivant dans le tibia, remarquons la forme hélicoïdale et diaphysaire de ce dernier qui engendre une accélération vers le haut et donc vers le genou. Cette création a été conçue, à ce niveau, avec une pince tibio-tarsienne. Cette pince aurait pu être une simple articulation de type poulie, mais le corps de l’astragale à ce niveau est de forme conique, plus large devant que derrière. Dans le concept que je propose, la flexion du pied vers le haut (talus) quand il contracte le sol permet à l’écartement entre le tibia et le péroné dans sa partie inférieure, de devenir parallèle.
En effet, répondant aux lois de la physique ondulatoire, ce parallélisme est un outil d’attraction et de concentration du processus vibratoire, tel un diapason. Lorsque que le pied passe en position de propulsion, la partie postérieure de l’astragale rentre dans la pince, l’écartement disparaît et le parallélisme s’annule. Une fois que le parallélisme s’est modifié, la vibration va progresser tel un entonnoir avec plus de facilité vers le haut.
Pourquoi la tête du péroné, en forme de pointe, n’est pas placée sous le plateau tibial, mais lui est accolée ? Ainsi parce que l’évacuation de l’onde s’achemine effectivement vers le haut, par l’intermédiaire de l’effet de pointe de la tête du péroné. Or, en même temps, elle stimule le tenseur du fascia latta et le long biceps dans son activité de tension. Par cette action simultanée, le corps cherche à évacuer, mais aussi à mettre en qualité l’onde dans une finalité d’équilibre, c’est là que l’on comprends la stabilité de la proprioception.
En 1989, à la Faculté de Bobigny où j’enseignais en médecine du sport, nous mettions sous les pieds de tous nos sportifs, une mousse pour encaisser 100 % des ondes de choc, pensant ainsi régler beaucoup de troubles articulaires et musculaires. Quel a été notre étonnement, lorsque nos sportifs sont presque tous revenus avec des tendinites du genou et de la hanche, voire beaucoup plus haut, au niveau du dos ! En fait, ils avaient perdu leur proprioception et travaillé en sur-contraction pour ressentir leur geste.
Voilà par exemple à quoi sert l’onde de choc, à comprendre le changement de paradigme. Pourquoi et comment certaines pathologies arrivent-elles ?
Notre système proprioceptif est d’ordre automatique. Même s’il peut être éduqué, il ne se fatigue que très peu. Lorsqu’il se déconnecte ici par manque de sollicitude, il est remplacé par des fibres musculaires de type structural qui se fatiguent beaucoup plus vite.
Dans chaque groupe musculaire, on décrira deux types de fibres. L’une, posturale, répond à la physiologie de l’équilibre et l’autre, structurelle, qui répond plutôt au mouvement volontaire. La première ne se fatigue pas en stabilisant la posture et l’équilibre, quand la deuxième est plus vite réactive, mais s’épuise plus rapidement.
Schématiquement, plus on s’éloigne du rachis, plus il y a de fibres structurelles. Je porte les six à huit kilos de ma tête toute la journée sans fatigue alors que ce même poids au bout du bras ne tiendrait que quelques minutes. Dans notre étude, l’onde de choc est un stimulant de cette proprioception.
Revenons à la transmission de l’onde entre le tibia et le fémur va se faire en partie par les glènes, au même titre qu’elle se faisait entre l’astragale et le tibia. Les ligaments croisés intra-articulaires contribuent également à cette transmission, quel que soit l’angle du genou entre fémur et tibia. L’intérêt de la rotule, à cet endroit, est la mise en cymbales, donc une modification de mise en fréquence émise par la tension du processus rotulien avec l’articulation du genou. La lecture de l’anatomiste permet de voir dans la rotule une fonction poulie. C’est une fonction physiologique que je ne peux que confirmer. Dans la lecture de l’onde de choc, la fonction de la rotule gère les tensions et les fréquences qui peuvent stagner au niveau du genou.
Revenons aux glènes fémorales et aux condyles fémoraux. Ce sont deux grosses masses osseuses en forme de spirale qui, proches de la physique fondamentale de l’eau décrite par Théodore Schwenk, permettent à l’onde d’être évacuée vers l’arrière ou propulsée dans la diaphyse fémorale. Il est nécessaire d’envisager cette accélération de l’onde par l’intermédiaire du concept spiralé au niveau du genou qui présente un carrefour vasculaire et principalement neuro-vasculaire, essentiel à protéger.
On peux distinguer la vitesse de propagation de l’onde de choc, entre os, muscle et fascia, ce qui permet de limiter au maximum le risque de somation. Ce carrefour ne doit, en aucun cas, être confronté à la sommation ni au risque de s’enkyster.
Continuons notre progression !
Notre création aurait pu mettre le fémur pile sous le bassin, pourquoi l’a t-elle mis légèrement sur le côté avec cette grosse partie qu’est le trochanter ? Et remarquons qu’au niveau anatomique, sur la partie externe du grand trochanter, on note des insertions musculaires et surtout très peu de peau, toujours pour la même raison : La protection des tissus mous à la sommation de l’onde.
La partie subsistante va donc suivre le col anatomique du fémur et, de par ce nouveau rétrécissement, s’accélérer pour arriver dans l’arrondi de la tête fémorale. Cet arrondi va répartir l’onde sur l’ensemble de l’iliaque, par l’intermédiaire de la cavité cotyloïdienne. Formée de la réunion des trois noyaux d’ossification, antérieur, supérieur et inférieur, cette répartition se fait en effet en suivant ce principe vers le haut, l’avant et vers l’arrière. La tête fémorale est ronde pour permettre physiologiquement le mouvement dans les trois directions de l’espace, mais dans le concept de la transmission ondulatoire que je propose, cette forme ronde permet également une transmission à l’ensemble de l’iliaque. Si l’onde arrive avec force au niveau de la tête, la transmission est sous forme de pointe comme au niveau de la styloïde du 5ème métatarse ou de la tête du péroné, le risque pour les viscères et tout le système gynécologique, intestinal, urinaire, très proches de cette zone, serait beaucoup trop important. Il y a donc une forme ronde de répartition pour protéger les tissus mous et viscéraux.
Si notre organisation avait voulu se simplifier la vie, elle aurait fait un os iliaque sans proéminence pubienne. Or, cette dernière s’avère fondamentalement utile chez la femme pour l’accouchement, surtout grâce au cartilage pubien, à la transmission de l’onde le long de la ligne blanche antérieure et centrale aux muscles abdominaux, dont on reparlera dans la pathologie.
Vers l’arrière, la transmission de l’onde va se faire grâce à la concavité de l’aile iliaque qui dirige l’onde à la fois vers le haut et vers l’arrière, au niveau des épineuses du rachis. Si le bord supérieur de l’aile iliaque est épais, c’est pour concentrer l’onde dans le système musculaire qui vient se poser sur cette crête iliaque. Ce qui reste de l’onde va se concentrer dans le sacrum pour remonter à travers le tube rachidien. Une partie s’évacue vers le bas et l’avant par le sacrum et donc par le coccyx, lui-même en forme de pointe. Nous avons là, une utilisation proprioceptive de cette onde de choc sur les muscles composant le plancher pelvien.
Retenons que, de la cinquième lombaire jusqu’à la première cervicale, les vertèbres présentent le même diamètre maximal. Cette fonction tube, rigoureusement respectée, favorise le phénomène d’accélération nécessaire. Elle est aussi nécessaire à la protection de la moelle épinière. Le rachis représente un élément essentiel dans la gestion et l’absorption de l’onde de choc, ainsi que de multiples paramètres contribuant à ce travail.
La variabilité des tissus entre l’os, le cartilage intra articulaire et les disques vertébraux fibreux permet de modifier la conductivité de cette onde et donc, de réduire le risque de sommation qui, je le rappelle, est pour moi l’élément fondamental dans la construction anatomique de notre corps. Mais nous sommes passés au rachis et j’aimerais qu’ensemble, nous regardions comment l’onde passe du bassin aux épaules. Je ne pense pas que les épaules tiennent sur le bassin par l’intermédiaire du rachis. Je pense plutôt que le rachis sert surtout à protéger le système neurologique de la moelle épinière. Je voudrai expliquer comment, pour moi, la colonne vertébrale pend vers le système pelvien et comment elle ne soutient pas le système scapulaire. C’est justement par l’intermédiaire du tube abdominal, formé de l’ensemble musculaire : carré des lombes, grand dorsal, abdominaux, qui vient au contact de la cloche diaphragmatique et du gril costal. Cet ensemble sert de maintien au cintre scapulaire, lui-même doté d’une vertèbre majeure, carrefour entre la 7ème vertèbre cervicale et la 1ère vertèbre dorsale, qui soutient, tel un pendule, la colonne vertébrale vers les deux ailes iliaques, donc vers le bassin.
Reprenons Monsieur « Tout le Monde » qui pèse 70 à 80 kg. Il a, dans la zone de son système digestif, entre 18 à 20 kg de viscères et de sang concentrés sous le diaphragme. Cela représente deux packs de six bouteilles d’eau. Peut-on m’expliquer comment cet ensemble va tenir dans le tube des abdo-dorsaux que l’on peut bien imaginer en regardant tous nos schémas ? Même si quelque part, le système ligamentaire devrait tenir le poids de l’appareil digestif, imaginons le sort de la petite vessie. Comment une quinzaine de kilos de viscères fait-elle pour ne pas l’écraser ? La pression et la densité viscérale sont, de haut en bas, de 5 à 18 mm de mercure. Au niveau pulmonaire, de bas en haut, elle est « négative » de 8 à 12 mm. Selon l’inspire ou l’expire, notre système digestif ne tient, dans le tube des abdo-dorsaux, que grâce au vide pulmonaire, par différence de pression. Rappelons nous aussi que ce vide, cette différence de pression tient lui-même grâce au pont dorsal et à la bosse cervico-dorsale de C7-D1 (7e cervicale-1ère dorsale).
Reprenons la grande dispute historique entre Descartes et Pascal. Le scientifique affirme que « La nature a horreur du vide » et le Savant démontre à plusieurs reprises que : « La nature crée le vide dont elle a besoin ». Il faudra attendre la fin du XIXe siècle et l’explosion des sciences du XXe pour comprendre que ce vide est le principe même de la matière. Elle existe car, comme nous l’avons vu, c’est l’organisation du néant qui est matière. La physique quantique le démontre, elle n’est que probabilité.
Si l’on reprends l’étape de la blastula en embryologie, nous voyons que l’organisation didermique ne se conçoit que parce qu’il y a le vide du blastocœle ( même si le mot « vide » doit être entendu dans un sens relatif de différence entre les tissus et que la relativité de toutes choses est ici en exemple comme dans beaucoup d’autre cas). C’est le vide qui organise la croissance et l’évolution embryologique. Il permet, selon Pascal et ma lecture de cette évolution, la pré programmation globale de toutes les organisations futures. Au-delà de cette nécessité, on doit aussi comprendre, dans cette distinction, celle d’apprendre à tes patients à travailler, principalement lors d’efforts soutenus, en expirant et en soufflant.

En 1890, à l’époque d’Andrew Taylor Still et de Gustave Eiffel, quatre architectes Mrs Harrison, Barlow, Fowler et Baker construisaient un pont pour le chemin de fer, au-dessus de l’estuaire du fleuve Forth, au nord d’Edimbourg en Ecosse, dont voici la photo (avec accords des éditions du seuil (points inédit sciences) «Petite logique des forces de Paul Sandori »). Comme vous pouvez le voir, l’architecte du milieu ne tient que grâce au pont formé par le cintre des bras et des épaules des deux autres architectes. Reprenant cette construction, A.T. Still l’associe à « la bosse du bison » que voici.

En intégrant la fonction pont, nous pouvons comprendre que ce garrot chez le bison comme chez l’homme, soutient le système pulmonaire qui, et c’est beaucoup plus flagrant chez l’animal, va, par ce vide, servir de support au système digestif. Cette cohésion complète va définir trois choses : Le maintien du système pulmonaire, du système digestif et la possibilité du pendule rachidien.
Si le maintien digestif n’était que ligamentaire, l’épaisseur et l’organisation de cet ensemble seraient 10 à 100 fois plus importantes. Pour que le système digestif puisse être maintenu par le vide pulmonaire, il lui faut une totale cohésion ligamentaire. Embryologiquement, le grand épiploon présente un double feuillet dorsal qui, au cours de la croissance embryologique, devient simple. Cet accolement des deux feuillets structure cette cohésion et rapproche le système digestif du rachis, donnant au vide pulmonaire la possibilité de cette attraction vers le haut. Ainsi le digestif est également en suspension, attaché à la structure et au concept de pont au niveau C7/D1

Le sommet du pont se situe au niveau de C7-D1. Il est orchestré par la cyphose dorsale et par l’inclinaison vers le bas des épineuses dorsales. Ainsi, maintenues par ce que j’ai appelé les cannes anglaises, représentées par le tube des abdo-dorsaux et la cloche costo-diaphragmatique, les épaules vont, grâce aux omoplates et au système claviculaire contenir et soutenir cette charnière essentielle qu’est C7-D1. Cette dernière permet à l’ensemble du rachis dorsal, lombaire, sacré et coccygien de pendre vers les deux ailes iliaques.
Le système ligamentaire, entre l’aile iliaque et le sacrum, devient alors un système de conduction de l’onde de choc et non, un système de maintien. Dans certaines utilisations mal appropriées du dos, comme se baisser en avant sans fléchir les jambes ou attraper à bout de bras une charge de 10 kilos, on va créer une compression de plus d’une tonne au niveau de la charnière sacro-iliaque et sacro lombaire, comme nous pouvons voir sur ce schéma.
Aristote (III° siècle av. J.C.) et Simon Stevin (publié en 1586) nous expliquent les bras de levier ; ainsi ils montrent la force du bras de levier qui, dans mon exemple, serait le dos dans son ensemble. La pression de seulement 10 kilos, mis à bout du bras, peut créer, par ce calcul dit de « moment de force », au niveau des lombaires, pour simplement 10° de mouvement, plus d’une tonne de pression, à l’autre bout, au niveau des dernières lombaires.
Je rappelle que si je propose ce type de lecture, ce n’est pas pour réviser l’anatomie, mais pour comprendre ou interpréter notre travail d’ostéopathe dans les lésions les plus courantes du dos et de toute la physiologie du corps.
À moi de poser une question. Vous manipulez déjà, et ce depuis un certain temps ; aussi, pouvez-vous me dire combien de sacrums gauche-gauche et combien de sacrums droite-droite avez-vous quotidiennement ? Personnellement, j’ai presque autant de vrais droitiers présentant des gauche -gauche que de vrais gauchers présentant des gauche-gauche.
Reprenons notre articulation C7-D1, reprenons ce vide et reprenons la fonction tube du rachis dans son ensemble. Ainsi réalisé le pendule humain, représenté par le fil rachidien et le poids du sacrum, n’est rien d’autre que le pendule de Foucault ? Je vous invite à aller le regarder au Musée des Arts et Métiers de Paris. Vous verrez qu’à l’hémisphère Nord, il tourne en gauche-gauche et dans l’hémisphère Sud en droite-droite. De plus, j’ai contacté mes confrères australiens qui affirment avoir une dominance droite-droite au niveau du sacrum.
Souvent confondu avec l’effet de Coriolis qui répond aussi à la rotation de la terre, au même titre que le pendule de Foucault. Cependant, dans l’effet de Coriolis, le comportement atmosphérique des dépressions et des anticyclones dépend plutôt de leur place et de leur position par rapport à l’Équateur. La fonction du pendule de Foucault ne tient pas compte des mêmes éléments physiques. Par ailleurs, il y a encore de très grandes questions de physique et autour de ce pendule, et nous ne sommes qu’au début de la compréhension de cette fonction. Si l’on reprend le livre « Le chaos sensible » (Theodor Schwenk, 1910-1986) , on se rend compte que dès que nous sommes dans un système liquidien, celui-ci devient rotatoire, sous forme de spirale. Cela aide, à mon sens, le gauche-gauche et le droite-droite des deux hémisphères.
La fonction pendule, décrite telle que je viens de le faire, prend toute sa place et sa cohésion dans beaucoup de pathologies que nous étudierons ensemble. Mais il est important de comprendre, maintenant, que l’équilibre global rachidien, du sacrum aux lombaires et jusqu’à cette charnière C7-D1, est capable d’encaisser, de transformer, de diffuser et d’éliminer l’onde de choc qui progresse, dans ma description, de bas en haut. Je rappelle qu’après le col, la tête fémorale va diffuser l’onde de choc sur l’ensemble de l’iliaque, rétrécie dans son corps, et qu’elle va s’élargir au niveau de sa crête, sur laquelle repose le système musculaire dorsal. Pour ce qui est des abdominaux, ils se posent de la même façon, à la fois sur la crête, mais également sur la zone pubienne et rentrent en cohésion, sous forme d’un tube adapté, grâce à la ligne blanche tendue entre le sternum et le pubis. En outre, cette ligne blanche est indispensable à la cohésion de l’ensemble.
La forme générale de cet ensemble, l’axe des fibres musculaires, mis dans la réflexion du général, fait dire à l’illustre Foucault, selon mon regard, que les épaules sont posées sur le tube abdo-dorso-pulmonaire. Alors cet ensemble permet au tube rachidien, la colonne vertébrale, de pendre vers le bas, accrochée, principalement à C7-D1. Nous verrons que C7-D1 fait partie d’un ensemble cohérent qui a un centre variable pouvant se déplacer vers D4, mais qui garde à tout moment la fonction que nous venons de voir :
« le moyen de maintenir l’ensemble par le haut. »
Fidèle au système de sommation, la nature a prévu, dans la partie antérieure de l’iliaque, un passage entre deux branches distinctes, une supérieure et une inférieure en direction du pubis. Ces deux branches vont former le trou obturateur. Arrivant au niveau du pubis, la ligne blanche diffuse cette onde, ou du moins ce qu’il en reste, vers le sternum et toujours pour le reste, c’est vers le plancher pelvien musculaire et ligamentaire. Je crois que le système est fondamentalement prévu pour que l’onde de choc progresse plus par le système musculaire abdo-dorsal que j’appelle le tube abdominal.
L’onde est ensuite accueillie par la cloche diaphragmatique qui, faisant office de réceptacle, telle une antenne de radar, reçoit cette vibration. À partir de ce réceptacle diaphragmatique, accroché dans son sommet dans la partie la plus ronde et cyphotique des dorsales, à savoir la 4ème vertèbre dorsale, l’onde de choc sera immédiatement rejetée et propulsée par le bas, grâce aux épineuses postérieures importantes de ces vertèbres dorsales. En effet, la direction et la forme du diaphragme sont indispensables à la protection du système cardiaque qui lui est antérieur. Ainsi, le cœur est protégé d’une éventuelle sommation, du fait de cette direction vers le haut et vers l’arrière, donc vers la bosse cyphotique des dorsales. Ce sont ces longues épineuses dorsales dirigées vers le bas qui vont servir de phénomène de pointe, donc de phénomène d’évacuation. De plus, les côtes devenant de plus en plus parallèles, les unes par rapport aux autres, vont éliminer, par la fonction diapason, le risque de sommation. Dans mes études, j’ai appris que les côtes participaient au système respiratoire par leur mouvement, mais aussi à sa protection.
L’une des raisons pour lesquelles je présente cette réflexion à travers l’onde, c’est que si la création avait voulu protéger les reins d’un choc direct, elle aurait accroché la 11ème et 12ème côte pour augmenter la cohésion et éviter de traumatiser ces organes nobles. Il ne l’a pas fait, à mon sens, car libres, ces deux côtes présentent plus facilement la possibilité d’éliminer, sous forme d’effet de pointe, une sommation à cet endroit. La charnière D12-L1 permet à ce niveau le passage du tube abdominal vers la coupole diaphragmatique. D’après moi, elles ne sont pas en effet que des côtes flottantes, mais des transverses plus grandes que les transverses vertébrales. Plus exactement, les transverses associées ou vertébrales permettent la diffusion, l’élimination et, bien sûr, la mise en qualité de cette onde liquidienne que j’appelle, sur le plan pédagogique, l’onde de choc.
Je vous invite à prendre une paire de cymbales ou de regarder comment le musicien les utilise. Quand il les frappe, elles sont parallèles comme les articulations lombaires, puis il les ouvre vers l’avant pour que le son se dégage, jusqu’à ce que la vibration s’élimine progressivement. Il y a, dans ce geste de parallélisme et d’ouverture, la forme exacte des articulaires postérieurs. C’est aussi dans cet esprit, que je parle d’accélération de l’onde au niveau du tube rachidien.
La fonction des articulaires postérieurs et cette disposition anatomique, que je viens de définir à travers les cymbales, est pour moi une théorie d’accélération qui reprend la théorie des proportions dans la vie. Souvenons nous de cette grande théorie qui façonne les vagues, les cours d’eau, les formes de vie, du minéral à l’animal et du végétal à l’homme. Elle est stabilité et puissance, force, possibilité, devenir, constance et la base de tout mouvement sur notre belle terre. Il s’agit de la théorie relative à la spirale. On retrouve, en effet, au niveau des articulaires postérieurs, une double spirale associée ou double du fait des deux articulaires postérieurs par étage vertébral. Souvenons-nous de ce parallélisme propre au tibia et au péroné, cette fonction que j’ai nommée fonction diapason. Il y a, au niveau de l’ouverture, des articulaires postérieurs en cymbales. Le parallélisme de ces dernières constitue un équilibre de grande cohésion. Imagine ce qu’un blocage articulaire peut provoquer dans la loi de résonance et de sommation de cette onde. Cette ouverture vers l’avant va donc être reprise par le tube des corps vertébraux antérieurs et ainsi permettre, dans une autre accélération, de protéger la moelle épinière. Cette accélération vers le haut et vers le bas, reprise et transformée par les corps vertébraux, donne aux courbures rachidiennes leur réalité physiologique de pont. L’alternance des disques vertébraux, et surtout la variabilité des tissus durs, osseux, et mous, permet de modifier les fréquences de ces ondes et donc d’éviter les risques de sommation. Dans la zone du rachis thoracique, on note un changement de structure, indispensable à l’évacuation de l’onde vers l’arrière, intervenant au niveau de la charnière thoraco-lombaire. Elle persiste tout le long des dorsales et devient de plus en plus importante, puis se dirige vers l’arrière et vers le bas, augmentant ainsi la fonction pont de maintien.
L’idée que l’onde de choc puisse être utilisable sur les plans physiologiques par les organes et les entrailles, reprend un concept qui me séduit, car
« C’est un ensemble cohérent en tout point »,
Selon Kurt Gödel.
Comprendre le risque de sommation en tenant compte de tous les autres bruits du corps offre, à mes yeux, une vraie lecture de fond et de forme.
Nous avons décrit le cylindre des abdo-dorsaux qui maintient le système digestif dans son ensemble par le dôme pulmonaire. Le passage entre l’accélération du tube digestif et la réception du dôme abdominal donne à la direction fondamentale de ce dernier, vers la 4e dorsale, la possibilité à l’onde de choc de se diriger vers la cyphose dorsale. Celle-ci, par sa forme, la réceptionne et la dirige vers le bas, suivant la topologie des épineuses postérieures.
La cavité cotyloïde, le dôme diaphragmatique et la cyphose des dorsales possèdent cette forme concave qui réceptionne l’onde de choc de la même manière que les grandes antennes de radar.
Cette concavité est indispensable à la réception de l’onde de choc par l’intermédiaire de la cloche diaphragmatique. Elle est également indispensable au maintien du vide pulmonaire et, de plus, assiste la fonction de C7-D1 que nous avons déjà vue. Cette fonction cyphotique convexe par l’arrière, aidée par les épineuses postérieures qui se terminent en forme de pointe et se dirigent vers l’arrière et vers le bas, évacue l’onde de choc et protège les poumons et la zone cardiaque de tout risque de sommation.
Dans l’ensemble des techniques martiales, il est enseigné l’art de la respiration. Ici, l’analyse de l’anatomie à travers l’onde de choc ne présente aucun intérêt en dehors du concept liquidien et respiratoire. L’inspiration augmente le parallélisme des côtes et surtout, elle concentre le concept liquidien à son maximum, alors que l’expiration libère les tissus et donc la possibilité de la sommation de l’onde de choc. J’ai étudié et travaillé avec les pompiers, et j’ai le souvenir que nous avions été appelés sur un accident domestique. Il s’agissait d’une défenestration d’un bébé de quelques mois, depuis le quatrième étage. Quand nous sommes arrivés sur les lieux et à notre grande stupéfaction, le bébé pleurait. Mieux, les radios ne montraient aucune fracture, aucune lésion interne. Le capitaine des pompiers conclut : « Cet enfant a touché le sol en totale expiration. » L’onde de choc a simplement traversé son corps.
L’inspiration a pour propriété de bloquer les tissus, là où l’expiration leur donne un simple aspect de conduction. Je ne connais aucun technicien d’arts martiaux qui casserait une planche en inspiration, ils le font tous en fin d’expiration pour protéger leur poignet. Ainsi, vous le comprenez et nous reverrons ensemble que l’expiration aide au maintien du système digestif et à la fonction du pendule de Foucault. Souvenons nous, tout le système digestif et vasculaire, situé au niveau abdominal pèse pour un homme de 75 kg, un peu plus de 18 à 20 kg, soit deux packs de six bouteilles d’eau. Comment peut tenir cet ensemble ? Comment un tel poids n’entraîne-t-il pas de compression des organes sous-jacents ? Seulement grâce au vide pulmonaire, donc à l’expiration. De plus, de par son aspect liquidien, cet élément respiratoire permet au trop plein de l’onde de choc scapulaire d’être évacué avant de gagner le cylindre cervical. Notre rôle consiste aussi à apprendre à nos patients à respirer et surtout à souffler ; ce qui contribue à leur donner un vrai pouvoir sur eux-mêmes.
Revenons à l’anatomie et au parallélisme des côtes. Les parallèles situées entre chaque côte, l’arrondi du gril costal conduisent l’onde de choc, naturellement en surface, plutôt que de la concentrer en profondeur. De plus, l’omoplate sert de condensateur à la vibration en augmentant son élimination vers l’externe. Chaque côte se dirige vers le cartilage chondro-sternal au niveau du sternum qui se termine, dans sa partie inférieure, par l’appendice xiphoïde sur lequel vient s’insérer le grand ligament antérieur abdominal ou la ligne blanche que nous avons déjà décrite dans le tube abdominal.
La différence tissulaire entre les os de l’iliaque, la symphyse pubienne et la ligne blanche, l’articulation entre les côtes et le sternum sont autant d’éléments qui vont modifier, ralentir et transformer l’onde de choc. De plus, la partie résiduelle de l’onde qui, comme tu le dis, vient du haut et du bas en même temps, s’associe et stimule les ondes d’ostration et les ondes péristaltiques indispensables à la digestion.
Si la création n’avait pas eu besoin de l’onde de choc, elle aurait prévu, au niveau du calcanéum, un effet de pointe visible chez certains animaux. Chez le cheval, au niveau du jarret, (le tarse ou calcanéum de l’animal), il existe une excroissance qui élimine le trop plein de l’onde de choc. Cela veut seulement dire que par le poids du cheval, l’onde de choc, à la marche ou au galop, mérite des zones de fuite plus importantes que chez l’humain et que, dans tous les cas, l’onde nécessite une harmonisation de qualité avant d’être utilisée. Pour reprendre une phrase d’Antoine Louis de Lavoisier, caractéristique à la chimie des cartésiens : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout est transformation. » Je répliquerais à cela :
« Tout est prévu pour que rien ne se perde dans notre système de vie. »
Le sternum possède une articulation essentielle, appelée l’angle de Louis dans son tiers supérieur, qui va modifier l’angle de répartition de cette onde avant de la diriger vers les clavicules, puis vers les épaules et enfin vers les membres supérieurs jusqu’à l’extrémité des doigts qui, je le rappel, ont des phalanges également en forme de pointe.
Tout blocage crée une lésion dans le concept de l’onde de choc et participe à la formation d’une sommation qui peut détruire tous les tissus auxquels elle est confrontée.
L’articulation de l’épaule (huméro-scapulaire et acromio-scapulaire), étant une articulation principalement ligamentaire et musculaire, contrairement à celle de la hanche, plutôt à dominante osseuse, a besoin d’une très grande précision proprioceptive pour ne pas perdre en efficacité. La lecture anatomique de l’onde de choc nous permet d’envisager l’étude de la pathologie de l’épaule avec un tout autre regard, une meilleure exactitude thérapeutique et un facteur pérenne dans la consolidation.
La clavicule reprend la forme hélicoïdale de cet élément de vie, c’est pourquoi elle inspire certains anatomistes à la comparer à une clé. Cette forme hélicoïdale accélère l’onde vers la tête humérale qui ne possède, contrairement à la tête fémorale, qu’un col très court, et la diaphyse de l’os s’effile, dans sa partie distale, vers le coude. Cette spécificité anatomique va favoriser, la mise en fréquence et la stimulation de cette propriété proprioceptive indispensable à la stabilité de l’épaule.
La composition générale de cette articulation de l’épaule n’est pas prévue pour marcher à quatre pattes, mais pour maintenir le bras en suspension. La forme de la tête humérale devient alors un réceptacle de l’onde de choc, harmonisée et mise en qualité par la clavicule et par l’omoplate, pour donner aux membres supérieurs la précision indispensable à l’outil. C’est différent pour le membre inférieur qui, en pression, est prévu pour donner de la vitesse, car nos jambes sont originellement et biologiquement conçues pour la fuite et la lutte.
La propagation au niveau de l’articulation entre l’humérus, le radius et le cubitus, permet certes la prono-supination. Dans le concept que je développe, relié par l’ensemble des os du poignet, le coude favorise une harmonisation de l’onde. Au niveau des doigts, les phalangettes, toujours grâce à la mise en qualité de l’onde, augmentent la précision tactile de cet outil d’exception qu’est la main humaine.
La forme sésamoïde de l’omoplate, non ronde, mais plutôt plate, mince et triangulaire posée au contact du vide costal, reprend la même fonction vibratoire que la rotule au niveau du genou. Cette fonction vibratoire favorise l’extériorisation de l’onde et augmente l’effet déjà vu du gril costal qui participe, lui-même, à cette action. Du fait de la forme en pointe vers le bas et vers l’arrière de l’omoplate, je pense que l’onde aurait tendance à s’éliminer plutôt vers le bas, alors que sa direction principale va vers le haut. De plus, on décrira l’épine scapulaire dans la partie supérieure de l’omoplate qui va sous-tendre le plan musculo-cutané de cette zone, créant et assistant par là même, l’effet de pont des dorsales et la charnière cervico-dorsale (C7-D1). J’ajouterai que cette épineuse, ainsi que la crête externe de l’omoplate, se rejoignent au niveau de l’articulation de l’épaule, équilibrant la fréquence claviculaire. C’est en effet, une zone indispensable d’équilibre pour la stabilité de l’épaule.
Nous verrons ensemble que bon nombre de pathologies de l’épaule sont directement liées à la perte d’équilibre entre la fréquence claviculaire et la fréquence scapulaire. Le rôle de l’ostéopathe consiste à équilibrer ces fréquences et à recréer la précision et la cohésion articulaire de l’ensemble.
Dans l’observation d’un écorché, je vois tout de suite ce qui accroche votre regard et qui me conforte dans la lecture du pendule de Foucault. Je m’explique : Les fibres musculaires sont dirigées de telle sorte qu’elles maintiennent la chaîne vertébrale suspendue par l’articulation de C7-D1 et le haut de la voussure dorsale. Le plus caractéristique de tous les muscles est le trapèze. Comme tu peux le voir dans tes livres d’anatomie, deux tiers des muscles sont composés de fibres, maintenant l’équilibre vertébral dans un axe vertical de haut en bas vers le centre, et non dans un axe de haubans de bas en haut.
C’est là l’idée du cylindre des abdo-dorsaux repris par la cloche diaphragmatique, puis par l’arrondi sternal et le sésamoïde de l’omoplate. Nous arrivons par cet équilibre, à la fonction de maintien et nous reprenons, pour des raisons de sécurité, une accélération au niveau du rachis cervical. La fonction cylindrique de cette lordose, semblable à celle des lombaires, permet au résidu de l’onde de choc de progresser rapidement vers le crâne.
Avant de décrire l’arrivée dans le crâne, reprenons la protection indispensable à la thyroïde. Si notre création avait voulu réellement protéger cet organe noble, aurait-il créé une convexité vers l’avant, source d’élimination de l’onde vers la glande thyroïdienne ?
Je pense que la forme convexe vers l’avant des cervicales et sa restauration par l’ostéopathie est indispensable à la stabilité de la verticalité en partant de la force du verbe. L’homme parle-t-il parce qu’il s’est redressé pour cueillir des fruits (défendus !?...), ou s’est-il mis debout car il était devenu communiquant ? Personne ne répond à cette question. Il y a autant de scientifiques qui affirment l’une ou l’autre réponse de façon axiomatique. Certains pensent que les plaines d’herbes géantes ont permis à l’Homme de se redresser. D’autres pensent que le regroupement en tribus a rendu la communication possible et le verbe, la verticalisation. À partir de là, arguments ou opinion pleuvent pour démontrer ce que la nature nous propose comme une évidence.
La thyroïde étant essentielle dans l’équilibre phospho-calcique, et surtout dans la mise à disponibilité du calcium pour le muscle, donc dans ce concept biologique, pour la fuite et/ou le combat.
Il faut comprendre que l’accélération antérieure que nous venons de voir, au niveau cervical, va servir à stimuler cette glande, alors que l’onde de choc émise devient plus rapide dans ces situations d’urgences biologiques.
Après le tube cervical, le processus odontoïde s’avère utile pour que l’accélération de l’onde de choc s’effectue dans une direction bien précise, au carrefour des membranes interosseuses intracérébrales.
Ces membranes se terminent d’ailleurs au niveau de l’apophyse cristagalie et se prolongent par la pointe du nez qui constitue le dernier stade d’évacuation de l’onde. C’est ici que s’achève le formidable parcours de l’onde de choc, si indispensable à la compréhension et la cohésion du mouvement, si chère à l’ostéopathe.
Je comprends votre étonnement à ce niveau.
De mon côté, devant cette caractéristique anatomique, je me posais aussi cette même question.
Un jour, en dissection, alors que je décalottais un crâne et que le chirurgien anatomiste retirait les parties cérébrales, j’ai touché les structures fibreuses des tentes du cervelet et du cerveau. C’est là que j’ai compris leur nécessité, elles ne sont pas là pour séparer le cervelet et le cerveau, mais elles existent réellement pour la conduction de l’onde de choc à travers les tissus nobles. De plus, entre l’apophyse crista galli et le crâne, la création a inventé l’atlas ou première vertèbre cervicale dont la forme très caractéristique, sans corps vertébral, possède de très larges transverses palpables jusqu’en dessous des lobes d’oreille. L’atlas permet à l’accélération cylindrique des cervicales de se répartir au niveau de la voûte crânienne, plutôt que d’y pénétrer. Les tentes du cervelet, dirigées vers le haut et l’avant, présentent une forme convexe vers le bas et vers l’avant, et s’attachent dans la partie centrale et postérieure de la tente du cerveau, qui se dirige elle-même vers l’avant. L’apophyse crista galli ainsi que le nez et sa pointe servent d’outils de réception, d’accélération et d’élimination de l’onde. La forme convexe vers le bas des tentes du cervelet aide à protéger ce dernier.
C’est comme le cotyle de la hanche, de la forme concave qui réceptionne l’onde. Ici, on décrit une forme convexe vers le bas qui dirige et éloigne le processus ondulatoire.
Le carrefour entre les tentes du cervelet et la tente du cerveau correspond directement à l’apophyse odotoïde de la deuxième vertèbre cervicale. Cette projection et cette réception permettent à la tente du cerveau de finaliser l’évacuation de l’onde vers l’avant et vers le nez. Par conséquent, l’accélération de la tente du cerveau favorise, grâce à son aspect tissulaire extrêmement dur et tendu, la protection des masses cérébrales. Nous verrons que ce résidu de l’onde de choc est, à mon sens, indispensable à la stabilité électrique du cerveau et plus exactement à la stabilité de sa partie limbique. La zone limbique du cerveau orchestre les éléments les plus archaïques et les plus innés de nos comportements quotidiens.
Il m’apparaît intéressant de voir, par exemple sur une coupe de Jean Martin Charcot, médecin neurologue de la fin du XIX° siècle, que les masses limbiques sont réparties telles deux ailes de papillon de chaque côté de la membrane inter hémisphérique. Cette répartition très proche de cette membrane me ramène à la réflexion précédente à propos de l’utilité certaine de cette onde, plusieurs fois décomposée, améliorée et transformée par le corps. L’utilité de l’onde vibratoire augmente pour moi la capacité filtre de distinction la plus performante que nous connaissions aujourd’hui. Au niveau cortical, l’axe limbique ne permet, en effet, d’analyser qu’une infime partie d’informations reçues par le cerveau quotidiennement. Et l’onde de choc va agir au niveau de l’axe limbique comme un moteur stimulant alors, sa propre régulation et sa physiologie de filtre. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il est important de continuer la percussion et la stimulation plantaire chez les personnes alitées et surtout chez les comateuses.
L’articulation entre l’atlas et la 2ème cervicale présente une caractéristique unique dans notre corps, celle de posséder deux surfaces convexes en opposition, ressemblant à un X verticalisé. Cette position de charnière, dans la théorie de l’onde de choc, crée un transfert d’émission et de réception extrêmement rapide, sans transformation ni élimination. En arrivant en C1, elle est éventuellement éliminée par les transverses dans la concavité sous auriculaire, en arrière de l’articulation temporo-mandibulaire et en regard des lobes de l’oreille. Enfin, le résidu de l’onde, au niveau de l’épineuse postérieure bi-phasique de la deuxième cervicale, s’élimine, par un double effet de pointe, vers l’extérieur et loin du trou occipital par lequel chemine la moelle épinière. Le restant vient au contact de l’occiput et se répartit dans la boîte crânienne. La forme épaisse des arcades sourcilières et leur direction vers les coins externes des yeux, vers l’os malaire constitue le meilleur outil de protection de cette extension neuronale qu’est l’œil.
L’articulation entre l’occiput et le temporal est une synchondrose, c’est-à-dire une articulation emboîtée, faite de tenons et de mortaises. Cette articulation permet le passage rapide et efficace de l’onde. En revanche, la partie haute de l’articulation, entre le temporal et le pariétal, est un biseau, une écaille. Andrew Taylor Still et William Gardner Sutherland ont vu, dans le tranchant de ce biseau, la possibilité de la fonction respiratoire du crâne. C’est en observant plusieurs crânes de moines que G. Sutherland a compris que certains étaient morts en phase d’inspiration et d’autres en phase d’expiration.
Mon étude de l’onde de choc n’est pas faite pour cela, mais dans ce concept, ce biseau permet une élimination grâce à l’effet de pointe qu’elle définit tout le long de sa forme en écailles et protège l’oreille interne dans son ensemble. De plus, si nous étions en présence d’une articulation emboîtée comme partout dans le crâne, là le risque de sommation serait majeur. Sans vouloir me comparer au grand G. Sutherland, c’est aussi en regardant le crâne et le temporal que l’idée de l’onde de choc m’est venue. J’ai travaillé avec le professeur Louis Namani, stomatologue parisien de la Faculté de Reims. Soucieux de comprendre l’importance de l’ostéopathie au niveau de la bouche, il a déclenché une recherche extrêmement importante sur ces articulations. Ceci montre qu’il existe du tissu fibreux conjonctif au niveau de chaque zone du crâne et que ce n’est, en aucune façon, de l’os solidifié. Pour preuve, sur des crânes de plus de 80 ans, la seule articulation ossifiée trouvée se situait entre l’occiput et le sphénoïde, la fameuse sphéno-basilaire. Et à aucun moment dans mon propos que je remettais en cause le mouvement dans le fait que cette articulation sphéno-basilaire soit ossifiée ? C’est un concept liquidien.
La seule chose qu’il faut entendre, c’est que cette articulation a retiré son conjonctif pour augmenter la vitesse de transmission de l’onde de choc. C’est au niveau de cette synchondrose qu’après le sphénoïde peut diffuser son onde grâce à ces grandes ailes en forme de cor de chasse, convexes vers l’extérieur, et aux petites ailes et apophyses ptérygoïdiennes qui la dirigent vers le palais et donc, vers la bouche qui sert ici de lieu de résonance et d’évacuation. Au niveau de cette articulation sphéno-pétreuse, on décrit les apophyses ptérygoïdiennes qui sont bi-phasées et en forme de diapason. Celles-ci sont justement prévues pour limiter le passage et tout risque de sommation au niveau de l’oreille interne. Il faut voir là certainement beaucoup de risques lésionnelles auditives.
Depuis le pied, je décris l’ascension de l’onde de choc, son élimination et sa transformation. Arrivée à l’occiput, elle est littéralement ralentie par le sphénoïde et par sa fonction de cor de chasse pour éviter que les petits os de la face et du visage ne se brisent lors d’un risque de sommation. Pour moi, cette onde de choc résiduelle va, au niveau de la selle turcique, devenir un véritable moteur hormonal pour l’hypophyse. Ce qui me fait penser qu’il existe une réelle utilisation de l’onde de choc par le corps. Passant par la selle turcique, l’onde va ensuite se diriger vers le seul os du crâne totalement intracrânien, l’ethmoïde. En dessous de l’ethmoïde, on trouve un os exceptionnel quant à sa forme et à sa capacité certaine de protection. Il s’agit du Vomer en forme de pointe extraordinaire qui se situe entre les deux os maxillaires et, comme tu peux le voir sur tes schémas d’anatomie. Le Vomer élimine le risque de sommation que tu décris vers l’avant de la bouche et vers l’externe.
Il y a là une vraie question quant au risque de sommation. Si par une prothèse dentaire ou un appareil orthodontique, les deux maxillaires devaient être bloqués, cela limite l’effet d’élimination du vomer en ce lieu. Celui-ci étant bloqué de la sorte, nous pourrions réfléchir à des modifications plus ou moins sérieuses au niveau des équilibres hypophysaires et donc généraux. Autre constat à propos de l’ethmoïde, l’onde de choc contribue en plus à l’une des fonctions les plus archaïques qu’est la sexualité. À travers l’ethmoïde passe le rhinencéphale ou le cerveau reptilien dont l’archaïsme nous rappelle les fonctions les plus biologiques de notre corps que sont les nécessités de reproduction et de protection. C’est à mon sens, une des raisons pour lesquelles l’ethmoïde est si protégé en interne.
Marguerite de Surany, auteur des « Deux inséparables : crâne – colonne », écrit dans son livre que « l’ethmoïde est un trésor caché ».J’affirme donc, dans ce concept de l’onde de choc, que pour une sexualité épanouie, une bonne stimulation, non pas sexuelle, mais par l’onde de choc, s’avère nécessaire. Ainsi, un bon marcheur, un bon sportif aura plus de facilité au niveau coïtal que l’oisif immobile. Nous pouvons encore plus affirmer que l’ostéopathie est une thérapie reine pour augmenter ce genre de performance.
Nous avons vu que la sommation de l’onde modifiait les tissus et selon la phrase d’A. T. Still :
« Là où la pression artérielle et liquidienne change, la maladie pénètre. »
J’entends dans ce propos que vous m’interpellez aussi sur la modification des tissus à cause des bactéries et des virus et son interaction sur la transmission de l’onde. Notre devoir d’ostéopathe consiste à donner à notre acte thérapeutique une sémiologie permanente. Ainsi, chacun de nos gestes, relié au général du patient, s’effectuera dans la cohésion et la cohérence tissulaires. L’anamnèse permet de comprendre qu’un passé bactérien ou viral peut modifier la cohésion tissulaire et donc, la transmission de l’onde de choc à travers l’anatomie vivante que nous venons d’étudier. La causalité de ces pathologies primaires pouvant être également d’origine ostéopathique, c’est là que s’exercera notre devoir de sémiologie permanent.
La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir
C. G. Jung
Depuis Pasteur, la bactérie est devenue notre principale ennemie. Bien après, le virus et les variabilités génétiques sont considérées comme des causes externes, pourvoyeuses de maladies et de déséquilibre qu’il faut traiter, retirer, éliminer pour recouvrer sa santé. Au fur et à mesure de mes études, j’ai appris à regarder l’être humain et ses maladies dans un cadre général, dit biologique dans lequel la maladie peut en effet être considérée comme un problème, mais aussi comme une solution possible. Le Docteur Hammer nous montre actuellement que la maladie est peut-être la seule solution d’urgence que le corps utilise pour répondre à un conflit qu’il ne peut physiologiquement contrôler.
Notre raisonnement et nos inquiétudes, sont le fruit du particulier, du virus, de la bactérie et de l’ADN. La responsabilité Savante du médecin et de l’ostéopathe est de permettre au patient de vivre. Cela ne veut pas systématiquement dire de retirer uniquement la maladie, mais de l’aider à vivre sa maladie dans le maximum de sécurité. Installer des contre-feux ou à créer des zones de non feu pour éviter la propagation de l’incendie. Je me considère plus, par les découvertes du Docteur Hammer, dans une logique de pompier et j’aimerais te voir rentrer dans une logique biologique plutôt que dans une logique de « l’Anti ».
Appréhender les bactéries et tout autre agent générateur de maladies sur un plan moléculaire, nous conduit à considérer une démarche thérapeutique sur le même plan. Ainsi les vaccinations et les antibiotiques trouvent une légitimité, une logique, une cohérence, voire une obligation, juridiquement reconnue comme une obligation de moyen et socialement comme une obligation d’identité et d’appartenance. La physique quantique, l’astrophysique et, à mon sens, le respect de la Pensée Savante, annoncent une nouvelle chance à nos réflexions. Sans pour autant rejeter Lavoisier, je pense que l’aspect vibratoire ondulatoire produit également des molécules, des bactéries et des maladies. Dans ce cadre, nous n’avons pas encore inventé la loupe binoculaire et nous ne sommes qu’aux balbutiements de ces recherches. Je crois que nous devons raisonner la maladie dans le cadre ondulatoire pour nous permettre, dans les prochaines décennies, de trouver, sans aucune science-fiction, de nouveaux modes thérapeutiques, uniquement basés sur le plan fréquentiel, tant sur l’aspect diagnostique que thérapeutique. Cette médecine ondulatoire prend sa source dans la nouvelle physique et ma lecture de l’anatomie vivante n’en représente qu’une toute petite expression.
Je remarque, à travers ces études, la complexité et surtout la logique parfaite de l’architecture de notre squelette. Je comprend que chaque articulation, chaque diaphyse, chaque épiphyse a son utilité. Rien n’est laissé au hasard et le moindre détail structurel a son importance, mais cette étude devient vraiment intéressante à travers les modifications anatomiques que l’on peut constater.
Les variabilités anatomiques sont des mises à disposition du système squelettique pour la modification, l’amélioration et l’élimination de cette onde de choc. La structure se pose ici comme la base de la fonction, ce qui répond à l’un des principes fondamentaux d’Andrew Taylor Still. Je citerai cette phrase célèbre :
« La maladie a pour cause des dysfonctionnements anatomiques qui entraînent un dérèglement d’ordre physiologique. »
Le principe ostéopathique prend ici toute son ampleur dans la conceptualisation Savante de Pascal. Ton œil, tes mains, ton écoute, ton sens parfait du toucher devront quêter les moindres lésions, blocages et limitations qui entraînent couramment, dans leurs positions sous et sus-jacentes, des phénomènes de rebonds et de sommation. D.P.
Notre rôle est donc de vérifier toutes les voies principales d’évacuation de l’onde de choc :
- souplesse articulaire,
- conduction osseuse, costale,
- stabilité de la fonction scapulaire,
- intégrité du rachis,
- adhérence et cohésion viscérale,
- mobilité intra et extra crânienne.
Et nous verrons que cliniquement, le corps est, dans son ensemble cohérent, une formidable voie d’évacuation, d’amélioration et d’utilisation des ondes de chocs acquises ou produites par lui-même.
Voilà notre rôle, et surtout voilà notre passion.
Dominique PIANEL
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