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Je me sens tout nu !
Auteur : Jean-Louis BOUTIN
Depuis la création de ce site en février 2000, j’ai toujours essayé d’être le plus juste possible et de faire la part des choses en donnant l’information de toutes les composantes du Paysage Ostéopathique Français (POF).
A ce titre, j’ai été le premier à informer l’ensemble du POF du vote de l'article 75, ostéopathie et chiropratique, de la LOI n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
J’ai participé aux États Généraux de l’Ostéopathie et à la création de la Coordination Nationale des Ostéopathes.
J’ai continué d’informer et de maintenir ce site dans tous les moments de ma vie, agréables et difficiles.
Je dois ici porter témoignage que la condamnation pour diffamation vis-à-vis de l’Association française d’ostéopathie (AFO), de son président, Monsieur Michel SALA et de Maître Eric Planchat, leur avocat, a été un moment difficile. Je reconnais ici mon erreur d’avoir mis en cause l’honnêteté et la probité de l’AFO, de M. Sala et de Me Planchat.
La dernière condamnation qui me retire le droit d’utiliser le titre d’ostéopathe me rend vulnérable et sans force (1).
La solitude dans ce combat, malgré quelques rares amis qui m’ont toujours soutenu et aidé (2), est très lourde, difficile à supporter et parfois je me demande pourquoi lutter, pourquoi continuer ?
Si je n’étais pas en exercice le 27 mars 2007, condition sine qua non pour obtenir le droit d’utiliser le titre d’ostéopathe, c’est parce qu’en juillet 2006, j’ai dû cesser brutalement mes activités professionnelles : une radiographie pratiquée à la suite d’un essoufflement important décelait une tumeur grave, très grave ma dit le premier médecin consulté. Il s’agissant d’un cancer du poumon droit. J’ai été opéré fin juillet 2006 et subi l’ablation du lobe inférieur droit. Quelques semaines plus tard, un pneumothorax droit survenait qui compliquait sérieusement ma récupération. La lutte contre les drogues administrées pour lutter contre la douleur a été mon combat personnel pour survivre après cette opération et les trois cures de chimiothérapie adjuvantes (3).
J’ai eu la chance, ou la volonté, de gagner ce combat contre la maladie, contre la douleur, contre les drogues. A part une diminution importante de ma capacité pulmonaire, j’ai récupéré ma santé, mon envie de vivre, mon envie de travailler, qu’aujourd’hui, à la retraite après avoir été mis d’office en invalidité permanente et totale, une décision de justice m’empêche de poursuivre.
Je me suis posé la question souvent de savoir si, comme lors de ma première condamnation, je n’allais pas rendre mon tablier et prendre une retraite, à bientôt 68 ans, méritée et définitive. Arrêter un combat qui, maintenant, me dépasse et dont je n’ai plus toujours l’envie de poursuivre en voyant ce monde ostéopathique s’éloigner parfois de ce que j’ai cru ce qu’est l’ostéopathie.
Souvent, j’ai posé la question à ma famille, à mes amis, si je devais continuer ce site. Souvent j’ai eu l’envie d’abandonner un combat, ce combat où je risque à nouveau de me retrouver un jour devant la justice : car il existe bien quelque part, un endroit sur le Net où mon nom est suivi de ce titre que je n’ai plus le droit d’utiliser, et j’encours alors d’être poursuivi une nouvelle fois pour utilisation frauduleuse d’un titre auquel je n’ai plus accès.
A quoi bon continuer, m’étais-je dis, lors de mon combat contre la drogue. A quoi bon continuer un site où les risques d’être atteint encore sont importants. A quoi bon lutter une fois encore !
Je ne peux pourtant pas renier les 30 années de ma vie où l’Ostéopathie a été au centre de ma vie, de ma pensée et de ma pratique. Ces 30 années, elles m’ont construit, elles m’ont porté, elles ont fait qu’un jour je me suis senti capable de parler de mon métier, de ma pratique et de ma vie.
Je ne peux pas abandonner, pour des raisons personnelles, fussent-elles douloureuses, les nombreuses personnes qui tous les jours, viennent regarder et consulter ce site qui, je m’en suis rendu compte plusieurs fois, ne m’appartient plus mais VOUS APPARTIENT.
Alors, oui, je vais continuer à tenir la barre, à informer dans le respect des personnes et des idées.
La route est encore longue, mais je poursuivrai cette tâche.
Merci à vous tous qui me lisez et qui venez régulièrement sur ce site.
Et je voudrai donner, pour finir, un message d’espoir à tous ceux qui, comme moi, ont eu à subir cette dure maladie que l’on appelle un cancer : on peut lutter contre elle, on peut guérir d’un cancer !
Honoris Causa CO ATMAN
Notes
1. - On peut lire les attendus du jugement du TA de Nice du 30 septembre 2010.
2. - Je veux parler de mes amis de l’ex ADSO, Thierry Cajgfinger, Jean-François Marchand, Michel Fischer et Lucas Vergnettes ; de Michelle Barrot, de Jacques Lapouméroulie, de Paul Vaucher, et de Dominique Blanc, à titre personnel et au nom de l’UFOF, qui sont venus à Nanterre m’apporter leur amitié et leur soutien ; je veux parler de tous ceux qui m’ont soutenu en signant la pétition ; je veux parler de ceux qui, avec beaucoup de générosité, m’ont aidé financièrement.
3. - Lire le compte-rendu de ce combat contre la souffrance et la drogue.
Déclaration solennelle
Je ne puis être tenu pour responsable des textes antérieurs à la date du jugement du Tribunal administratif de Nice (30 septembre 2010) qui circulent sur Internet et qui portent mon nom accompagné du titre "ostéopathe".
En effet, il m'est impossible d'accéder à des documents qui sont enregistrés depuis très longtemps dans ce que l'on appelle "la mémoire du Web" http://www.archive.org/ ; système entièrement automatisé qui conserve tout ce qui est publié depuis sa création.
Jean-Louis BOUTIN
Créateur et webmestre du Site de l'Ostéopathie
Honoris Causa CO ATMAN
© Jean-Louis Boutin et le Site de l'Ostéopathie
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