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Syndicat National des Kinésithérapeutes de Groupe (SNKG)
Dans le dernier numéro de Le Courrier des adhérents, organe du SNKG, de Janvier-Février-Mars 2010, page 7, ce Syndicat revient sur la proposition de loi Debré
Le Site de l'Ostéopathie remercie M. Robert Marchand, Président du SNKG de nous avoir autoridsé à publier cet article.
Titre de l'article (page 7) : Ostéopathie
Décidément, l’accouchement de l’ostéopathie se fait dans les spasmes.
Le professeur Bernard Debré, député de Paris et également chirurgien, dépose un projet de loi destiné sans doute à assainir, s’il en était besoin, le monde de l’ostéopathie en le remettant sous la coupe des médecins bien évidemment.
Un petit quarteron de députés ose ainsi, utiliser des arguments parfaitement fallacieux voire diffamatoires : Mr Debré semble ignorer les décrets de mars 2007 permettant de porter le titre d’ostéopathe.
Il veut ignorer que les professionnels sont parfaitement repérables grâce à leur inscription au fi chier ADELI.
Il met en cause et sans apporter la moindre preuve les ostéopathes dans l’augmentation de la sinistralité.
Il parle des fraudes diverses et variées opérées par les MK faisant rembourser des séances d’ostéo sous couvert de l’assurance maladie. Ce qui ne pourrait pas se voir bien sûr chez les médecins !
Il n’apporte là encore aucun chiffre, sans doute n’ose-t-il pas emprunter ceux de la chambre des ostéopathes.
L’enseignement serait en outre médiocre dans les écoles d’ostéo ! Il est vrai qu’il faut cinq ans pour former le vulgum pecus à cette discipline, alors que pour le médecin, moins de 300 heures suffisent.
L’idée générale serait de créer une profession d’ostéopathes, non professionnels de santé, dans le code de la santé publique, alors qu’actuellement, il s’agit d’un titre qui peut être porté par plusieurs professionnels.
Il reste donc possible en France d’avoir plusieurs casquettes dès lors que l’on en a les compétences : boucher-charcutier, kinésithérapeute et ostéopathe, chirurgien et député mais dans ce dernier cumul, un minimum de connaissance en droit semblerait souhaitable.
Les réactions à cette attaque frontale ne se sont pas fait attendre ; il faut saluer la rapidité d’intervention de la FFMKR auprès du ministère pour faire cesser ce trouble. L’UFOF juge le projet dangereux et incohérent.
Pour le SFDO, « ce projet présenterait quelques axes intéressants, mais présente de nombreuses incohérences juridiques ».
Pour le SNOF, l’article 75 est en danger, et constate que cette proposition de loi s’est faite sans consultation des organisations professionnelles.
L’AFO demande de « surseoir à la signature de cette proposition de loi, qui ne résiste pas à une analyse sérieuse et objective. »
Mais qu’allait-il faire dans cette galère ? le Professeur Debré mériterait tout de même mieux qu’un entonnoir sur la tête....

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