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L’UNEO refusée autour de la table le 18/02/11
Auteur : Charles Bourasset, Président de l'UNÉO.
Sur les communiqués du 18/12/2010 (voir www.osteopathie-france.net) et du 16/01 (voir www.pascal-javerliat.fr), l’UNEO s’est voulue résolument entreprenante et virulente dans ces propos. Nous n’avons pas rencontré d’opposition officielle de la part d’établissement de formation ou d’ASP suite à ces publications. Cependant, l’information nous est parvenue tel un bruit de couloir: « l’UNEO ne sera pas acceptée autour de la table pour la prochaine réunion du mois de Février… ». Une seule et unique question, POURQUOI ?
Avançons une théorie improbable: « Peut-être demandons-nous trop à tous les acteurs de l’ostéopathie en insistant sur le fait de mettre leurs égos et leurs rivalités de côté pour avancer dans un but commun qui est celui de protéger le futur de notre profession … »
Nous parlons bien de « protection de l’ostéopathie » vu la dernière publication de la FFMKR (www.ffmkr.com/mnu11674)
Aujourd’hui quel est le constat de la plate forme des ostéopathes professionnels ? Une lettre commune des ASP au ministère de la santé devait être envoyée à partir du 18/12…qu’en est-il? Que sont les projets et stratégies politiques définies depuis ? Pourquoi faut-il attendre 2 mois avant chaque nouvelle réunion ?
Je vous informe que la présence de l’UNEO à la réunion du 18 Février 2011 a été soumise au vote de tous les représentants d’A.S.P.
- La CNO, l’AFO et le SNOF nous ont répondu négativement :
- La CNO nous a répondu en premier par M. Girard et de façon claire par son mail du 26/01/11 :
« Dans l’immédiat et jusqu’à nouvel ordre, Le Conseil d’Administration de la Chambre n’est pas favorable à la participation de l’UNEO (Association d’étudiants en ostéopathie) lors des réunions des organisations représentants des professionnels de l’Ostéopathie pour la simple raison que ces réunions intéressent les professionnels de l’ostéopathie et uniquement eux ».
- Le SNOF a attendu de savoir si l’UNEO soutenait son recours en Conseil d’Etat pour répondre et d’après M. Fancello dans son mail du 05/02/11:
« Afin de préserver la totale indépendance de l'UNEO exprimée "clairement" par la voie de son secrétaire Marc Loynet le 03-O2-10 (en PJ) en réponse à notre mail du 23-12-10 la présence de l’UNEO à la réunion de la Plate-forme Commune est sans objet. »
- Quant à M. Sala, président de l’AFO, sa réponse ne nous surprend guère car elle était la même le 18 décembre 2010. Nous ne partageons pas la même vision de la démographie actuelle par exemple, comme il écrit dans son mail du 13/02/11:
« Les supputations des étudiants restent théoriques alors que les jeunes installés vérifient quotidiennement la réalité du terrain. Il semblerait et c’est une évidence que ceux qui ont reçu une bonne formation d’ostéopathie à visée thérapeutique n’aient pas de difficulté d’installation et de fonctionnement. »
- Le ROF, organisateur de la réunion, s’est exprimé par un OUI/NON car notre présence était soumise à des conditions plus que contraignantes, voir paternalistes :
- Modifier les communiqués de Stéphane Royal et le mien considérés comme trop virulents.
- S’engager à un droit de réserve commun à tous les acteurs de la Plate Forme alors que je n’ai jamais été invité à en faire partie si ce n’est que consultativement.
- Devoir prévenir la plate forme de nos sollicitations ministérielles ou autres actions politiques alors qu’elle ne désire pas travailler avec nous.
Tout cela afin de ne plus « pénaliser l’UNEO » comme le dit M. Villemain le président du R.O.F
- Et si seul le SFDO a répondu positivement en faveur de notre présence, nous tenons à souligner, au passage, que seul l’UFOF ne s’est pas exprimée sur notre présence. Elle n’a probablement pas trouvé important de se positionner pour les étudiants et nous lui témoignons nos sentiments les plus dévoués pour son abstention face aux 700 étudiants que nous représentons.
Malgré le refus de collaboration des professionnels, nous continuons donc de travailler sur ce qui nous semble la priorité aujourd’hui : la formation et la démographie. Sachant que les écoles d’ostéopathie et les installations en cabinet des jeunes diplômés sont régies par les lois du commerce, aucune régulation ne peut être envisageable, mise à part celle que pourrait apporter le ministère de la Santé.
L’UNEO a donc décidé avec ses moyens et sa bonne volonté de contacter dans un premier temps tous les CIO, structures ou magazines d’orientation pour informer clairement les futurs bacheliers sur les débouchés des études d’ostéopathie. Une simple lettre d’information honnête et claire en s’appuyant sur les derniers chiffres qui nous permet de sensibiliser le grand public (www.uneo-net.com). Nous tenons à souligner à ce propos que, dans l’optique d’une émulsion commune, tous les présidents de syndicats ont été sollicités afin de signer cette lettre pour renforcer nos écrits et montrer une unité de position et de communication. Mais malheureusement cette demande n’a pas abouti parce que nous avons reçu qu’une ou deux réponses isolées.
Sinon, face au refus de certains professionnels de nous intégrer dans les travaux consensuels de plate forme ou autres, nous vous informons que l’UNEO a décidé de rejoindre la FFO en répondant favorablement à l’invitation de l’initiateur de la FFO. Nous espérons ainsi lancer un signe fort aux autres acteurs. Sachant que ce projet est ouvert et qu’il à la volonté de fédérer. A ce titre, la crainte des autres syndicats professionnels de nous retrouver « affiliés » au SFDO et de créer un « gros SFDO » se voudrait totalement abjecte et nous ne sommes pas la pour faire front contre les autres associations. La preuve est que c’est l’UNEO qui est refusée en réunion de Plate-Forme aujourd’hui pour ses propos virulents mais honnêtes. Et ce n’est pas l’UNEO qui refuse de travailler avec tous les combattants de l’ostéopathie.
Alors Messieurs les Présidents de syndicats, nous ne demandons qu’à nous tromper, qu’à avoir tort…Démontrez nous que vous êtes capables de travailler de façon confraternelle et constructive au vu de la situation d’urgence. Ce n’est pas du tout une mise au pied du mur mais prouvez-nous que les étudiants n’ont pas à travailler avec vous puisqu’ils n’ont rien à vous apporter. Et si tel est le cas, l’UNEO s’engage à s’excuser publiquement des propos virulents qu’elle tient même s’ils se basent tout le temps sur des faits avérés.
Messieurs, comme tout le monde le dit, la balle est dans votre camp…
Charles Bourasset
Président de l’UNEO
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